PACTE


a9473afb785501bfd00d50c46693e9bc

 

PACTE

 

Laisser le sol sec et marcher comme ils disent nager, mais pour de vrai

où l’air est porteur

l’haleine tisse longue comme une barbe qui pousse où son envie sème

un matin de seins si lourds qu’ils rasent à se poser me dit

arrête, c’est ici qu’il faut planter…

 

Niala-Loisobleu – 24 Mai 2020

EAU CELESTE


af8fdbcad9fab79169e4f57288c9bd68

EAU CELESTE

Tu es allée cueillir la rivière au coeur de la constellation

quand tu l’as déposé entre les gros cailloux de la ravine

la marque de tes mains y était restée

Aussi en plongeant

je n’ai pas rêvé

mon corps s’est laissé dévêtir du temps trop lourd pour s’envoler comme une balle au sommet du jet d’eau

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2020

LA PIERRE POSEE


7a19b99fa88ee5fc4eb6c2614e66dc6a

LA PIERRE POSEE

Passe un vol d’hirondelles

reste des nids sous la dalle

le Capitaine à la table d’orientation et la rose aux vents

des bateaux de papier plié

tes seins si attendus qu’ils débordent de mes mains

et au loin toujours plus près, ce piano-mécanique qui tourne l’enfant vers moi

dans le bain sacré du caniveau où l’âne abreuve de fantastique

l’homme dans son jardin de soleil…

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2020

OH HA PIS DAY !


d6639b1923680f819634abe5e89dcf8c

OH HA PIS DAY !

 

Les yeux en mi-sommeil entre la tasse, le café et ta merveilleuse image j’entre dans l’espace illimité de ce nouveau jour

Il pleut mais quel soleil !

COLIBRI

Colibri baise-fleurs héron héliophage poésie antiprose prose plus quelque chose

C’est fabre d’églantine corrigeant la bruyère: au lieu de dire il pleut dites il pleut bergère

Paul Neuhuys

 

Si le caddy amasse le mauvais des courses

mon cheval saute la haine, le fleuve des morts, l’ignorance

je ne garde que l’allégresse mesurée de la vache promenant sa peau à lait avec aisance

Un sans fosse pudeur, ma chair…

 

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2020

 

Ça va bien aller – Ginette Reno


Ça va bien aller
Ginette Reno

On frappe à ma porte donc je n’ouvre pas
Je vous en prie, ne m’approchez pas
Je suis bien trop fragile
Les temps sont trop difficiles
Pourtant ce soir j’ai beau m’avancer
Des mots d’amour, des contes de fée
Je suis seule chez moi, entendez-moi
Ça va bien aller, ça va bien aller
On est fait plus fort que tout, unis ensemble jusqu’au bout
Ça va bien aller, ça va bien aller
Car au bout du tunnel y a un arc-en-ciel
À tous mes amis qui se battent aujourd’hui
Contre cette chienne de maladie
J’ai les chiffres en or
Ça me déchire le cœur
Pourtant ce soir si on prend soin de nous
J’ai encore l’espoir, si nos anciens ont le coup
Qu’on va tous pouvoir bientôt se revoir
Ça va bien aller, ça va bien aller
On est fait plus fort que tout, unis ensemble jusqu’au bout
Ça va…

 

L’EPOQUE 2020/17:ACCOSTAGE


L’EPOQUE 2020/17:ACCOSTAGE

 

Voici ACCOSTAGE le dix-septième de cette nouvelle EPOQUE 2020 en collaboration avec BARBARA AUZOU.


            L’EPOQUE 2020/17″Accostage » – Niala – Acrylique s/toile 61×50



C’est là que j’accoste ravi

J’ai trouvé une mer où bercer

L’ardeur de vivre dans le rond d’un oui

Parce que ses yeux ont consenti

A me sourire au-delà des eaux

Obsédantes qu’elle porte en croupe

Je célèbre la pluie et l’amande ivre

Et des longues vagues vertes du mystère

Qui nous attachent si profondément

Je tire les plans d’une maison dernière

C’est un nouvel astre que j’accroche bien haut

-Elle est colline tellement par sa pourpre

Que la durée en est moins suspecte-

Et des aurores aux fenêtres

Pour qu’elle veille sur la douleur

Des jardins et sur notre complétude

D’oiseaux fiers

 

 

Barbara Auzou.

HORIZONTALEMENT VERTICAUX


picture

HORIZONTALEMENT VERTICAUX

Leurs mains jointes dans les colonies de manchots

des mâtines à l’angélus autour du sein

le ru coule sa musique de comptines, tandis que leurs yeux de billes gagnent la ronde

Pour l’habit de circonstance, comme la petite écuyère à moka montée sur la pièce, les feux d’artifice sont uniquement célestes

Son joli postérieur en avant sur l’escarpolette lancé en nouvelle-lune tire en convoi un train de chalands remplis d’enfants à la maternité de Port-Royal

Comme deux bouts inséparables d’extrémités créatives ils sont les deux genres en un seul et m’aime désir

Le pays des maisons aux épaules, des jardins que la peur abandonne, du savoir renouvelé en partage, étend ses campagnes à ses fenêtres sur pilotis, l’oiseau à la branche du hi-han de l’âne

Niala-Loisobleu – 22 Mai 2020

TU RIS EN MOI


depositphotos_23763481-stock-photo-wall-of-a-house-with

À Alain.

Les mots apposés par tes mains

Tu ris en moi  Quel plaisir dans ta tête

M’habiller d’un jardin

Mais la nuit ne mesure rien de l’espace et la fenêtre

Lui crève les yeux

Alors tu bâtis un labyrinthe

Pour ne pas me décevoir en ce surcroît d’être

Et ce défaut premier de l’extérieur cette brèche

Que dessine la fenêtre suffit à donner un lieu

À notre demeure entoilée de lierre et de lin

Barbara Auzou.

LE TRAIN POUR


unnamed (1)

LE TRAIN POUR

Passées les fumées du temps la grande verrière en gare tient son prochain voyage en boîte

A l’examen la silhouette du contrôleur est à quai prête à dire

Le mouvement des marées est un acte qui franchit tout ce qui est limité, combien d’estrans me restent-ils, me siffle dans l’oreille mon vieux copain Serge

A chauler les façades, nettoyer les oreilles du vent, remonter la pendule du coq, changer les litières de ses propres volontés, trouver l’abri contre la foudre du con qui met ses doigts dans la prise, se mesure son unité de résistance

Alors la machine met son potentiel humain en service

Les mers je les ai traversé dedans et par-dessus

Oiseau rappelle-toi

Le réseau secondaire version omnibus offre au regard posé à la portière, la différence du touché pour la vue rapprochée

Paul Delvaux est pionnier en matière de locomotion humaine, le Chef du Gare en Chef…

Niala-Loisobleu – 22 Mai 2020