JARDIN RESPIRABLE


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JARDIN RESPIRABLE

 

D’un bout à l’autre mon jardin parcouru avant la coulée de plomb, dispense ses trésors vers un désir d’être dans la présence effective

A sa manière de sourire quand je l’arrose

je le crois décidé à franchir  les laves d’un jour difficile …

 

Niala-Loisobleu – 19 Juillet 2020

 

 

AU LARGE D’UN CRAYONNE BLEU


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AU LARGE D’UN CRAYONNE BLEU

Iode que le Caran d’Ache va promener sur la feuille blanche ballotée par une absence de vent frais

Où tu es à l’encre, un quelque part entre St-Jacques et Pied-de-Cheval, ce qui est sûr c’est qu’en bigorneau je ne peux imaginer qu’il te prendrait un départ en mère. L’eau qui coule reste salée malgré la chaleur morbide. A croire que rien ne parvient à me catacomber

Ta longue robe drape d’un voile une histoire vieille comme le monde qui résiste à la bêtise humaine bien que le sida et d’antiques M.S.T. lui soient venu à l’idée. Me rappelle, un roi déchu, le premier cygne et Leda. Vinrent les Gomorrhe et leurs sauts d’homme, tu me dis laisse beau, ma foi j’opine et crayonne

Alors l’haveneau devant, tu nages à la crevette pour que j’en remplisse la feuille…

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2020

A DOUVE LASCIVE


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A DOUVE LASCIVE

 

Par la porte d’aubaine ombre qu’un zénith impitoyable aigle de son haut

en longueur de douve lascive, l’âne goûte aux délices de ce chardon d’un violet plus que cardinal pris pour pôle

Des chaleurs d’un dérèglement dû à l’homme stupide, reste que Martin pour sauver le meilleur de la Nature

Noria, noria, noria et puisons…

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2020

Fous N’importe Où par Charlotte Cardin


Fous N’importe Où par Charlotte Cardin

L’hiver encore tire à sa fin
Il coule dans les pores des souterrains
Emporte avec lui frissons, jurons
Les longues nuits, les caleçons longs
Nous nous collerons tous les deux
Désormais pour nos beaux yeux
Nous nous trouverons une voiture
Nous partirons à l’aventure

Pour n’importe où je m’en fous
Tous les deux amoureux fous
Pour n’importe où je m’en fous
Tous les deux amoureux fous

Nous ferons des aires de repos
Des oasis exceptionnelles

Le soir venu nous coucherons
Seulement dans les plus beaux motels
Pendant quelques heures, je conduirai
Jusqu’aux abords de mon sommeil
Puis j’te refilerai l’volant
Chassant toutes les fourmis
Dans tes orteils

Pour n’importe où je m’en fous
Tous les deux amoureux fous
Pour n’importe où je m’en fous
Tous les deux amoureux fous
Pour n’importe où je m’en fous
Les deux amoureux fous

 

FLEUR DE NUIT


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FLEUR DE NUIT

 

En longs traits de feu qui était le l’atteleur ou l’attelé, un tel fracas de couleurs confond, tes reins s’ouvraient, je semais à la volée

Au milieu des lianes virevoltantes tremble encore le ventre du côté où la marée étale les seins dans un déploiement floral

En me réveillant tenu par la branche, j’ai vu l’indélébile trace brillante  demeurée hors de sa coquille

Le parfum de cette nuit se marie au jour , olfactive étreinte

Odilon Redon fantasia onirique, pavot de Fleur de Nuit…

 

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2020

PLANTATION PARADOXALE


Où craque l’herbe le bois de graminée serpente dans le brasier terrestre

Les vignes demandent à boire de grâce en suçant le calcaire

et viennent poser au rail des navires de con plaisance 

Combien de gestes sont du même mouvement gymnastique tout  en demeurant étranger  au choix d’appel par sa forme

Atteindre le but ne coordonne pas toujours la route par le choix  du meilleur chemin

Reste plus qu’à voir s’épanouir la meilleure part de ce qu’on a mis de soi 

comme on plante son arbre du sein se formera le fruit

 

Niala-Loisobleu – 3 Octobre 2020

 

 

J’ATTENDS LA FRAÎCHE HEURE


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J’ATTENDS LA FRAÎCHE HEURE

Entre le soir qui tombe, la nuit vient rallumer ma respiration

le lin ocré de mes derniers pas

me monte quelques étoiles, je les verse dans mon vers

comme un semeur de rêve

pour remonter la rivière derrière le paravent.

Niala-Loisobleu – 17 Juillet 2020

St-John-Perse – Extrait d’AMERS


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St-John-Perse – Extrait d’AMERS

 

« …Guide-moi, plaisir, sur les chemins de toute mer ; au frémissement de toute brise où s’alerte l’instant, comme l’oiseau vêtu de son vêtement d’ailes… Je vais, je vais un chemin d’ailes, où la tristesse elle-même n’est plus qu’aile… Le beau pays natal est à reconquérir, le beau pays du Roi qu’il n’a pas revu depuis l’enfance, et sa défense est dans mon chant. Commande, ô fifre, l’action, et cette grâce encore d’un amour qui ne nous mette en mains que les glaives de joie !.. »

CHANT ARABE


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CHANT ARABE

Telle une peau frémissante sur un corps qui se dérobe
La houle feutrée de mon abdomen se fige de peur démente
J’éternue mais je ne bouge pas
Et l’œil qui cloître mes rêves qui nage et qui clignote
L’œil envahit mes nuits
La nuit la nuit l’orage
L’œil éblouissant aux floraisons étranges
L’œil malade d’images.

Joyce Mansour