
DU POISSON DANS LA TÊTE
Les eaux rendues
ah oui marcher dessus
nageoires isocèles
et bateau de papier
l’aquarium défenestré
quand au sable n’écrire qu’à l’entrée du village
de ne pas déranger de la chambre.
Niala-Loisobleu – 9 Août 2020

Les eaux rendues
ah oui marcher dessus
nageoires isocèles
et bateau de papier
l’aquarium défenestré
quand au sable n’écrire qu’à l’entrée du village
de ne pas déranger de la chambre.
Niala-Loisobleu – 9 Août 2020

Au feu des tronçonneuses climatiques la branche risque les assises
Au balcon
libre
alors elle s’ose
défaite des encombrants vestimentaires
et de la vigne sans une feuille la grappe gonfle
gorgée de vie…
Niala-Loisobleu – 9 Août 2020

Homme véhicule biliaire
Néron caniculaire
Gladiateur qui tue pour mourir à son tour
Petit pouce est
Si seulement tu apprenais à conter…
Niala-Loisobleu – 9 Août 2020
Une chanson qui traîne dans l’endormi du levé
la nuit n’est qu’un principe de plus ajouté au jour trouble
Je chante entre tes lèvres
tu sais en quelle langue….
Niala-Loisobleu – 9 Août 2020

Et vague au rocher éclabousse
la pointe de la Costa
seins citrons
melon d’eau
margarita
la rose que ton oreille tient montre l’autre chemin
que l’évent dévoile
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020

Dans l’étouffoir n’arrivent plus à faire trois p’tits tours
pourquoi sans fantaisie
ce Samedi reste-t-il collé aux autres jours de la s’maine ?
LA DAME PAVOT NOUVELLE ÉPOUSÉE
Quelle est l’année?
Quel est le mois?
Quelle est la semaine?
Quel est le jour?
Quelle est l’heure?
Et son mari a répondu
—
Nous sommes en l’an
nous sommes au mois de
Juillobre
semaine des quatre jeudis _
jour de gloire
midi sonné
Belle année, agréable mois,
charmante semaine, jour merveilleux
Heure délicieuse
Robert Desnos
Oh oui
Vivre ensemble
tout a une figure de survie
te répondis-je en empruntant tes paroles…
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020

La mer tenue comme tête de lit
les flammèches de la nuit restent au rivage
pendant que l’odeur des murs accroche dans la friture d’olive
l’oeil noir des taureaux
Eucalyptus droits à percer le ciel
pour tendre le fil à linge du chant ibérique
Le cheval qui sort à portée de l’âne
va boire aux femmes andalouses le courant de la calèche
Tiens aux poutres le cochon noir mangeur de glands
on descendra à la cave s’asseoir sur le banc du mur pour boire le vin des jarres
la peinture et ses ocres en tapas
en suivant le récit de la voix de la guitare….
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020

J’ai vu la nuit couler sur les vitres de mes yeux ouverts
elle fondait, avec en elle,un reste d’étoiles résistant dans les prunelles
Ce pays n’est plus du monde de mon enfance
il y avait toujours une chanson douce dans son existence
les bûchers abolis ne cramaient plus les tapis
Je boirais à tes seins mon amour
jusqu’à la dernière goutte d’existence
reste en corps
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020
Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : GAÏA . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/34″Gaïa »NialaAcrylique s/toile 73×60
J’ai des mains pour te tenir Gaïa
et les mots ne distraient pas le monde
ou si peu pas même le pain chaud
odorant de tes cuisses moites ne leur fera
les yeux clairvoyants ni dans leurs arbres un mieux d’oiseaux
j’ai un pan de mur et d’infini assez haut
pour accueillir tes battoirs à retaper l’esseulement des choses rondes
les calendes du vivre perdues dans un ciel qui fleurit incontinent
viens je te fais un lieu visible se creusant s’évasant
le heurt d’une épaule qui excède le désir
écoute rire
les anémones
les coquelicots
les anémones
les coquelicots
Barbara Auzou.
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