L’EPOQUE 2020/42 : LES ENFANTS DE GAÏA 7


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-deuxième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : LES ENFANTS DE GAÏA 7  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/42″Les enfants de Gaïa 7″
Niala
Acrylique s/toile 73×60

 

L’oiseau seul savait

Combien j’étais excès

Tellement tendu vers l’ailleurs

Dans ce monde de peu que j’entendais

Battre le cœur des maisons au bout des corridors glacés

Et ce ne peut être que lui qui me posa ce vert de croupe

Dans les yeux pour que je m’allonge dans ta sieste inspirée

Toi tu étais rose bousculée tendre et dure comme un tambour

Corps vivant poussé sur un arbre de métamorphoses et d’amour

Iris mien d’une même mélodie trempée de naître

Pour laquelle il faudrait encore et encore déshabiller

Nos claires présences et tous les songes que l’on se choisit

Tu voulais que je garde la haute main sur la douceur des choses

Je t’implorais de toujours nous garder du négoce des fleurs

Venue rêver sur nos hanches la voix du conteur

Ne s’est jamais tue et a reconduit les paysages

Vers leur source absolue

 

Barbara Auzou.

Le Premier Jour (Du Reste De Ta Vie) Etienne Daho


Le Premier Jour (Du Reste De Ta Vie) Etienne Daho

Un matin comme tous les autres
Un nouveau pari
Rechercher un peu de magie
Dans cette inertie morose

Clopin clopan sous la pluie
Jouer le rôle de sa vie
Puis un soir le rideau tombe
C’est pareil pour tout le monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles
Mais tout peut changer, aujourd’hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel

Pourquoi vouloir toujours plus beau
Plus loin, plus haut
Et vouloir décrocher la lune
Quand on a les étoiles

Quand les certitudes s’effondrent
En quelques secondes
Sache que du berceau à la tombe
C’est dur pour tout le monde

Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus confidentielles
Mais tout peut changer, aujourd’hui
Est le premier jour du reste de ta vie
C’est providentiel

Debout peu importe le prix
Suivre son instinct et ses envies
Les plus essentielles
Tu peux exploser, aujourd’hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Non accidentel

Oui, tout peut changer, aujourd’hui
Est le premier jour du reste de ta vie
Plus confidentiel
Confidentiel
Confidentiel

ENTRAIN DE CAMPAGNE


ENTRAIN DE CAMPAGNE

Je visage de la grande plaine où Vincent aimait appeler le train

est là clair et souple dans le raide et obscur tunnel de surface quotidienne

Ces blés qui gardent nos regains

ces cyprès qui fendent le ciel bas

flèche incontinente toujours dressée

sorte de pont à bascule des Saintes

ô Marie si tu savais

comme je borde notre remblai en resserrant les traverses

tu jetterais le mouchoir des péris en mer avec l’ex-voto…

Niala-Loisobleu – 16 Septembre 2020

PLUS LOIN QUE LA


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PLUS LOIN QUE LA
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Pierre Reverdy

A la petite fenêtre, sous les tuiles, regarde. Et les lignes de mes yeux et les lignes des siens se croisent. J’aurai l’avantage de la hauteur, se dit-elle. Mais en face on pousse les
volets et l’attention gênante se fixe. J’ai l’avantage des boutiques à regarder. Mais enfin il faudrait monter ou il vaut mieux descendre et, bras dessus bras dessous, allons ailleurs
où plus personne ne regarde.

Pierre Reverdy


EN ÉTAT DE NATURE

EN ÉTAT DE NATURE

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Dans la vallée de
Gogulcar les norias
Tournent à l’antique avec un bouvier et des bœufs.
Virgile tout attendri contemple ce tableau,
Sourit au temps qui dure et reprend son scooter…

Il vient de loin en loin voir un peu s’il y a
Du bonheur en campagne ou de l’aigreur chez ceux
Qui restent dans les champs à remuer de l’eau,
S’il y a des secrets à ranimer ou taire.

Est-ce un aveuglement que l’harmonie visible?

Les femmes en saris rouges qui ramassent des piments

Ont-elles de la beauté une approche paisible?

Les heures, le labeur, la fatigue, les lourdes charges
Répètent la même pièce où l’on ne sait qui ment
Dans la lumière poudrée d’un Âge d’Or en marge.

André Velter

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ET TOUT LE FRUSQUIN


ET TOUT LE FRUSQUIN

C’est avec l’heur que tout à commencé

il n’a pas pu chanter le coq

le rapt a eu lieu avant l’aube

Refaire la source comme concept

les seins du jour

et tout le frusquin

Trop cruel ce non-confinement confiné

noyé dans la rançon du bonheur…

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2020

L’EPONGE PILATE


L’EPONGE PILATE

Un grand carré de tissu gaufré sur la conche en guise de masque

et le bord de mer est rendu praticable

les serviettes font office de serpillières à covid en période de vacances

la mesure à prendre en absence de connaissances est variable du oui au non

et si les poissons toussent à La Teste on conclura que le bord d’eau remonte à l’intérieur des taire…

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2020

EN LISES


EN LISES

Des jours sans prendre de gants

s’enfilent pour maints prétextes

on avance à reculons

Les façades grandissent pour loger les slogans d’une incurie courant à la catastrophe.

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2020