La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
J’ai peur du temps Et le temps est long J’ai peur que le temps, s’arrête… Et ma journée se rallonge à l’ infini… J’ai peur que le temps et mes amis m’oublient Je passé ma vie à attendre un instant de joie qui ne dure jamais J’en ai assez des gens… Ces gens qui ne sentent pas qui ne comprennent pas… Je crains, Je crains La solitude. Mais, seule, toujours seule, Je suis muré dans le silence. Je ne peux ni parler, ni écrire. La maison… une prison, Et la rue une geôle dont les murs sont les gens ! J’ai peur de perdre tout sentiment, J’ai peur que disparaisse mon art, J’ai peur de périr de mon vivant. Hélas, je suis toujours solitaire, Isolé dans une bulle de verre. Et je marche sur un chemin plan, Un plan qui s’incline, qui s’incline Mais jusqu’où? du temps Et le temps est long J’ai peur que le temps, s’arrête… Et ma journée se rallonge à l’ infini… J’ai peur que le temps et mes amis m’oublient Je passé ma vie à attendre un instant de joie qui ne dure jamais J’en ai assez des gens… Ces gens qui ne sentent pas qui ne comprennent pas… Je crains, Je crains La solitude. Mais, seule, toujours seule, Je suis muré dans le silence. Je ne peux ni parler, ni écrire. La maison… une prison, Et la rue une geôle dont les murs sont les gens ! J’ai peur de perdre tout sentiment, J’ai peur que disparaisse mon art, J’ai peur de périr de mon vivant. Hélas, je suis toujours solitaire, Isolé dans une bulle de verre. Et je marche sur un chemin plan, Un plan qui s’incline, qui s’incline Mais jusqu’où?
on garde les élèves de crainte de voir la pandémie gagner les faubourgs, mais une torpeur falote cerne les yeux des bergers
Sous leur chapeau à part le masque plus rien d’eux ne résonne
Ils étaient professeurs au départ, les voici vigiles-nounous, le sein sur les genoux, vide de ressort. Personnage falot que l’épuisement dévie de la flûte joyeuse auquel il s’adonne quand la vocation est respectée
On marche sur l’enseignement pour faire consigne d’enfants comme dans une gare entre deux trains au prétexte que l’enfant est rebelle au virus bien qu’en étant porteur
Dites-moi que ce n’est pas par mauvais esprit que les enseignants peuvent l’attraper des élèves. Ubu remplacerait Jean-Michel sans qu’on y voit un changement
Sinistre incompétence d’une légèreté estivale qui tend l’oreille et menace. Je n’ai jamais cru à la vertu du sable pour se tenir la tête hors du seau…
En faisceau sur l’établi du jour ouvrable quelques fleurs gagnées au couteau
la tierce personne dont on ne connaîtra jamais le nom reste cachée
et la chanson qui commémore sa pensée intime se montre
La place de Furstenberg serre ses bancs pour garder l’amour
les moineaux iront ramasser les miettes
Dans ma tête je dessine un kiosque pour garer l’orgue, laissant l’accordéon sur son tricycle tourner autour
Des volets ouverts tendent leurs jardinières pour mettre de l’odeur dans le vol des pigeons
Elle est allongée sur son tapis, un billet à la main pour n’importe où, le verre est plein de mojito et la radio disperse une vieille histoire sur un air de blues que la trompette bouche à bouche. Il faut laisser les feuilles mortes se faire la pelle, c’est comme ça qu’elles se content Juliette et Miles Davis en toute liberté raciale.
En te branchant la parole en prise directe, le courrier c’est teint
jeu de couleur
le changement de valeur du bout de ton sein pincé exprime un noeud d’aime bien particulier
syntaxe résolue que le bébé comprend avant de devoir en prendre pour plus de 20 ans en courant le risque de connaître des problèmes d’érection ou de frigidité en sortant de peine de l’Education Nationale
J’ai posé mon tricot, restant saisi, la tête giratoire, tu sortais d’un poème de ton cru
Un puits profond
Sous les fenêtres un troupeau de jeunes bovins en tenue républicaine traversait la fonte des glaces et l’idée sans queue ni-tête que la fin du miroir ne permet plus d’apprécier
Con finé l’être est promu à un changement radical, ça fait peur à la Santé. Vaut mieux lâcher par secteurs pour propager la mort, personne y trouvera à redire. Alors que bloquer en cage comme des lapins y vont reproduire plus vite qu’y mourront. Les bouches à masquer vont mettre la nu propriété du pouvoir en péril
Je rêve en corps pour poursuivre ma nuit, ton cou détordu te donnait la souplesse d’une liane à reprendre le Kama Sutra de A à Z. Lautrec en tire des plans pour une nouvelle affiche de Désossé. La manière dont tu déplaces tes seins, m’éclaire sur le secret des pyramides en matière d’élévation de matériaux, du coup je refuse de sortir du Nil sous n’importe quel prétexte.
Je peins une autre idée du Monde que tu m’as repassé sans masque
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