Riccardo Cocciante – L’attimo Presente


Riccardo Cocciante – L’attimo Presente

Amami per quest’attimo presente
Aime-moi pour ce moment de ce
Il resto si vedr?
Le reste vous verrez?
Amami nell’attesa solamente
Aimez-moi n’attendent
Di quello che verr?
De ce que ce sera?

Questo mondo pu? durare un niente
Ce monde peut le faire? prendre un rien
Scomparire improvvisamente
Tout à coup, disparaissent
Meglio vivere intensamente
Mieux vaut vivre intensément
L’attimo presente
Le moment présent
Intensamente
Intensément

Amami per quest’attimo presente
Aime-moi pour ce moment de ce
Il resto poi chiss?
Le reste alors qui sait?
Amami nell’attesa, lentamente
Aimez-moi d’attente, lentement
E il resto poi verr?
Et le reste viendra plus tard?

Se potessi fermare il tempo
Si je pouvais arrêter le temps
Io ti porterei via per mano
Je vous prendrai par la main
Respirando intensamente
Respirer profondément
L’attimo presente
Le moment présent
Intensamente
Intensément

E un giorno se vuoi da qui ce ne andremo
Et un jour, si vous voulez, nous irons d’ici
Lontano fin dove ci porter? il vento
Loin de là où nous nous vêtir? le vent
Lasciandoci dietro le auto che suonano
Laissant derrière les voitures qui sonnent
La vita sar? diversa, vedrai
La vie sera? autrement, vous verrez

Cos’? successo, ma cosa ? stato
Cos? succès, mais quoi? état
Forse abbiamo sognato invano
Peut-être que nous avons rêvé en vain
Non vivamo pi? intensamente
Nous n’avons pas à vivre plus longtemps? intensément
L’attimo presente
Le moment présent
Intensamente
Intensément

Noi due partiremo cercando una meta
Nous deux vous laissera à la recherche d’une destination
Vincendo gli stress, lasciando ogni cosa
Gagner le stress, laissant tout
Perdendo per strada gli impegni che chiamano
Perdre la rue qu’ils appellent engagements
Per poi ritrovarci insieme per mano
Et puis de se réunir pour la main

Amami per quest’attimo presente
Aime-moi pour ce moment de ce
Il resto si vedr?
Le reste vous verrez?
Amami nell’attesa solamente
Aimez-moi n’attendent
Di quello che verr?
De ce que ce sera?

Stiamo forse dimenticando
Oublions-nous
Quell’amore che abbiamo dentro
L’amour que nous avons à l’intérieur
Non vivendo pi? intensamente
Ne vivant plus longtemps? intensément
L’attimo presente
Le moment présent
Intensamente
Intensément


D’UN PAS DANS L’AUTRE


D’UN PAS DANS L’AUTRE

Du point de départ des menthes du jardin aux platanes qui boivent à la fontaine de ta place centrale

des oiseaux de toutes tailles reliant une fenêtre à l’autre

le bruit du coeur ne se voit qu’à l’intérieur

une marche après l’autre

reprenant souffle au palier

dans le virage des yeux qui ont pressenti le bombé de poitrine au glissement de bretelle

sur l’échiquier du pavé ,dans le flottement de l’odeur fauve qui brûle les barricades pour le bleu de l’oiseau

qui laisse au cri l’espace illimité.

Niala-Loisobleu – 9 Novembre 2020

INSTRUMENT DE BORD 3


INSTRUMENT DE BORD 3

L’imitateur de vitesse retient Archimede en pression. La percution du triangle est audible au moment de la césure des cuivres. Quand l’enfant est sorti seul en appuyant sur les pédales personne ne traversait la route. Même pas un arbre pour retenir Marcel d’arriver à Maria en haussant sa couleur

L’oiseau redressant ses sourcils dit il va encore s’en trouver pour dire que tu rêves comme Chagall.

Niala-Loisobleu – 9 Novembre 2020

EN LIGNE LA FLOTTAISON


EN LIGNE LA FLOTTAISON

Du tertre cette voix éclairante allumée ne sirène pas

reflet défait des déformations de parc d’attraction, rie ne la rattache à aucune Gorgone

ses bras sémaphore envoient au loin le message au morse de voguer sous le vent porteur ce Levé

la pointe du cap trempant les pieds dans les rhunes que l’écume tourne au niveau du nombril de l’horizon

marquant le tropique porté par les Ondines en ovulation sur les plages entre le passage de lune au soleil au mouvant du sable

Quand les binious adresseront de leur faire-part le départ du Pardon, les Monts d’Arrée lanceront la chaleur d’un genre de Montagne-Noire que le deuil et les pleureuses ignorent alors que les enfants en savent la comptine par coeur.

Niala-Loisobleu – 9 Novembre 2020

INSTRUMENT DE BORD 2


INSTRUMENT DE BORD 2

La meurtrière du couloir n’a pas complètement rincé le brouillard qui a pu rendre la vision externe erronée. Pas dissipé en totalité. En revanche, l’oeuvre restée sur le chevalet montre tant de lumière, qu’en fait sa clarté se passe de justification. Les mots sont si glissants qu’il est indubitable que le silence est au quai du quotidien la bite d’amarrage qui retient sans dérive. L’accord musical blesse pas l’oreille d’une arme blanche imaginaire.

Niala-Loisobleu – 9 Novembre 2020


LE BONHEUR ET L’ABSURDE

Albert Camus

LE BONHEUR ET L’ABSURDE

Le bonheur et l’absurde sont deux fls de la même terre.
Ils sont inséparables.
L’erreur serait de dire que le bonheur naît forcément de la découverte absurde.
Il arrive aussi bien que le sentiment de l’absurde naisse du bonheur.

Albert Camus

DEMAQUILLAGE


DEMAQUILLAGE

Jour qui marche en aveugle

écran caca baissé sur les yeux

Une pluie malade de sortie dérape

-Eclaire tout me dit la Muse en riant aux éclats au-dessus des plongeons de sa poitrine chantant sous la pluie

Je l’attrape par l’aqueux, la mets sur la toile, ah on voit plus clair, le soleil s’est levé, je vais la boire avec un hors d’âge du noyau à l’ô live

Elle a

Elle a

Les yeux bien ouverts !

Niala-Loisobleu – 7 Novembre 2020

CHEVAL LEONARD DE VINCI


CHEVAL LEONARD DE VINCI

La Charente vautrée au pied de François 1er attrape les meneaux des grandes fenêtres de son château pour les promener en bateau. Plus loin le temps jaune qu’il fait ici doit s’éclaircir. En allant à cheval vers toi, je monte forcément en s’elle que je préfère. Comme un parachute invention digne d’un Léonard, me voilà qui saute.L’oiseau en rit. Et me bascule . Quel manège, après l’autobus et l’aéroplane on essaiera le cochon-rose qui grimpe et descend. Puis je t’emmènerai aux autos-tamponneuses pour s’enhardir à prendre le train fantôme. J’espère qu’il aura un wagon-lit. Ah la fête…

Niala-Loisobleu – 7 Novembre 2020

GRANDIR LE RETRECI


GRANDIR LE RETRECI

Un geste de pensée décolle les toiles du plafond de Soutine. L’isolement artistique tape aux murs de cette indifférence conduisant à l’ignorance. Les vitrines se sont éteintes rendant le piéton sourd à ce qui marche. On ne regarderait plus qu’internet et ses hameçonneurs de pêche aux cons. Tu sais quand ma main te quitte pour aller sur la toile, c’est ton vivant qui l’imprime d’un sang vif. Le chien sait tout ça mieux que personne. Il flairel’ l’air excitant qui règne autour du chevalet sans lever autre chose que la truffe. Jusqu’aux vitres qu’il embue au moment où elles se mettent à trembler alors que les autobus ont cessé de circuler. J’ai eu le sentiment d’avoir rempli les rias d’un estran de retour quand ma veine bleue a grossi mon pouls. La vieille maison abandonnée sur le chemin du cimetière marin a poussé ses volets. Les troncs de chêne sont sortis du flottage où ils baignent pour faire chanter la dégauchisseuse de madrier. L’oiseau s’est mis des plumes neuves pour remonter au coeur du village voir le coq et lui dire de crier la nouvelle. L’enfant abandonne l’air triste qui lui retenait l’oeil. Il y a de l’eau qui coule à la fontaine de l’espoir. L’amour est sans nitrate, on peut en boire.

Niala-Loisobleu – 7 Novembre 2020

AH MON D’YEUX


AH MON D’YEUX

La ligne courbe dans laquelle tu me glisses est assez ascendante pour monter l’oiseau tout en haut du tapis roulant de ton corps lové au pied du chevalet

les poings cognent à faire peindre…

Niala-Loisobleu – 7 Novembre 2020