MARTINGALE HYPOTHESE


MARTINGALE HYPOTHESE

La bille roule à tourner la tête, voilà la buse à sec qui déverse pour tous les goûts, partis à la plage avec la pompe à vélo mais sans le pneumatique on a pas pu gonfler la baignade c’était marée basse Par ailleurs les laveries vont gagner une case pour le rechapage de propos jetables. L’élection de Miss Amérique tourne au cauchemar, elle aurait été violentée par un bison déguisé en Apache au moment du passage en maillot. J’ai la main sûre quand je leur claque la gueule pour ne plus les entendre et te laisser lui dire de t’écouter. Le cheval va bien avec le chien quand il flaire avant de labourer, au moins le soc ne s’émousse pas dans les pierres, il dégrossit le mouton pour l’haleine de pré-salé

Au milieu du livre j’ai gardé la page pour les toilettes et posé mes lunettes au chevet du malade actuel avant d’arriver au coma. en me disant que sous l’échiquier le roi a pipé le moteur au point d’en perdre la manoeuvre en putain d’apprenti-sorcier.

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2020

QUE DE CHEVAL


QUE DE CHEVAL

Au dru du champ d’automne, plaine feuille, la forge rougit l’élan à sauter par dessus la flamme

La pendule cherche le gousset où s’enchaîner, on entend la mer sonner les marées au cou des laitières

Sur la lisière du bâti la couturière borde le lit

Pendant que le chien ronfle la cheminée de son rêve sur l’horizon proche du bas de porte

Il y a une foi

pour beaucoup d’enfants

au terme de chaque sillon tracé, le soc retournant la pierre

quand l’apporte se montre au guetteur qui crie: « Taire » !

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2020

SUR MOI CREANT – PIERRE JEAN JOUVE


SUR MOI CREANT – PIERRE JEAN JOUVE

à fermer les yeux pour laisser circuler

Suueur de Sang

cognant d’oreillette à l’autre

Beau, beau, beau

sortant du nuage

comme la pousse au coeur du sable…

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2020

INSTRUMENT DE BORD 8


INSTRUMENT DE BORD 8

Ce jour lâché par les réverbères ne penche pas sa tête dans la rivière pour se mouiller

La pluie s’en charge sans noyer le chant du coq, la brave bête est rompue au devoir que la nature lui a assigné

Il ose côté tendre et non triste de l’Elégie à toi dédiée

L’oiseau trille le courrier avant de le déposer à la renarde

sous l’oeil allumé des couleurs de perroquets nuançant l’hésitation automnale.

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2020

LE FACTEUR SONNE TOUJOURS SA FOI


LE FACTEUR SONNE TOUJOURS SA FOI

Des réverbères falots impossible de voir le jour, il est trop tôt

du nez au dehors il faut hâler sentir

pour apercevoir les prémices du jour

Assez de peau nue pour penser qu’il sera beau

et de frémissement de pouls pour laisser le coq le saillir ardemment

Cartes postales toutes en peinture

avec respiration de la mer à bord

En passant au-dessus des collines je s’aime la joie de vivre en bolées.

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2020

L’EPOQUE 2020 /48 : LE MARIN-JARDINIER


Après les Époques 2018 et 2019, voici le quarante-huitième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOY : LE MARIN-JARDINIER  . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/48 « LE MARIN-JARDINIER » Niala Acrylique s/toile 61×50

 

Il n’y aura plus de temps

Je ceins les hanches de la plus haute clairvoyance

Et les printemps tournent leurs rires autour des salières

Celui qui nage tient l’étendue toute entière

Embrassée et va passeur de pollens et de lumières

Dans les blés mûrissants lever des aigrettes de clarté

Toi qui toujours me demandais si nous étions encore loin de la mer

Tu vas vers ton secret entre la force et le flot

Tu n’as pour seule pensée que le bruit de l’eau

Ton audace est une fleur insoumise et sans calcul

Qui manie sa pale jusqu’à l’élégance empennée du corail

 

Barbara Auzou.

A PARTIR DE QUOI PEINDRE CE QUE NOUS CRIE


A PARTIR DE QUOI PEINDRE CE QUE NOUS CRIE

La lueur des bougies dans laquelle la guitare frémit

danse

tirant son eau-vive des pierres dressées

dans l’éclair de truite la main jusqu’au poignet

un tronc tombé de l’humeur du temps

ne résiste pas à l’union des rives romanesques où l’amour-castor frappe pour bâtir

A partir de quoi je peins ce que moi suis tout entier de Nous, rire jusqu’au cri du refus de confondre, tarte aux pommes et roulements de tambour de charge fruitière du cerisier

Marc sur le côté à regarder dans le rêve accompagné.

Niala-Loisobleu – 11 Novembre 2020

POESIE 16° – Qu’est-ce que la mode des blasons du corps féminin ? (France III Nationale 1959)


POESIE 16° – Qu’est-ce que la mode des blasons du corps féminin ? (France III Nationale 1959)

Le brouillard monte de la Chaume frileuse

ce bruit d’eau ne peux venir que de toi

douce caresse

ma main prise désire en peindre tes blasons

cil un poil m’était conté

pensais-je en trempant mon pinceau dans la poésie qui fait du charnel féminin le plus spirituel moyen d’expression

Niala-Loisobleu – 11 Novembre 2020