« L’ANÉMONE LOTIE » – NIALA 01/09/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 116X89


« L’ANÉMONE LOTIE »

NIALA 01/09/24

ACRYLIQUE S/TOILE 116X89

Autan en proie à dérèglement, tenir la Nouvelle-Aquitaine à l’abri

ça suffit, il est trop tard pour refaire ce qu’une sorcière a défait en obligeant des enfants à se tenir sous le parapluie de sa vision plus que personnelle

Les autres, pris au passage, ont déserté jusqu’à la terre brûlée

de telle manière que pour garder la vie il m’a fallu payer plus cher que le prix, mais vivre n’ayant pas de prix il apparaît que la paix entre dans la catégorie à suivre

Que les routes marchent à leur pas, on ne me défera jamais du droit de père

ce fût plus une illusion que l’erreur commise, ma loyauté n’est pas en cause

Le temps qui me reste à vivre, je refuse de le faner en jouant au petit-soldat, le monde aime ça, pas moi

Alors pour me garer des désordres de culture, j’anémone mon dernier jardin

Merci Papa, de tout ce que je te dois, j’ai le souvenir vivant de ce bouquet que tu ramenais du marché

Jacqueline, sache qu’en attendant la prochaine marée, je tiens la maison belle en y peignant comme le fou qui demeure sans autre envie

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Niala-Loisobleu.

1er Septembre 2024

FINI LES EMERGENCES


FINI LES EMERGENCES

Puisque ma sensibilité est incompatible avec le monde actuel, que je peins pour ne pas mourir, que mon émergence personnelle en matière de mots peints bleus n’est pas discutable et que je préfère aimer que vivre sans, toute quête ne sert à rien

Le faux-amour, c’est payer cher quelque chose qui ne vaut pas trois balles

Salut à vous les mauvais comédiens

je ne suis pas en recherche de like

ni de mensonges, juste de la sincérérité.

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Niala-Loisobleu.

29 Août 2024

« LA RENTRÉE » – EMERGENCE BLEUE 6 – NIALA 27/08/24 ACRYLIQUE S/TOILE 65X54


« LA RENTRÉE »

ÉMERGENCE BLEUE 6

NIALA 27/08/24

ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

Dans ma comptée des galets, j’écarte les méduses et rassemble assez d’écume

pour satisfaire l’appétit des calendes

pris sur l’île, l’oiseau tire en avant

le suc d’une poitrine-nourrice au prénom de Marthe

sur l’indifférence incontrôlée de la dérision aux seins plats

Cette rentée fait abstraction des affaires politiques, la bande à Mélenchon, forme de reptile venimeux , bouffant les paumes sans jouer à autre chose qu’au con

On ne sortira de la crise qu’en copulant selon la loi de la Nature

toute forme d’addiction ne menant qu’au trafic des genres, non pas émasculés du sexe, mais de droit de suite par autocratie

La Rentrée pour moi est à prendre en tout à l’exclusion de l’école et par la

GRANDE PORTE

le cheval d’art son sauté, sans mots des rations dans l’Haras National.

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Niala-Loisobleu.

27 Août 2024

« EMERGENCE BLEUE 4 » LAURIER A LA MUSE- NIALA 20/08/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 116X89


« EMERGENCE BLEUE 4« 

LAURIER A LA MUSE

NIALA 20/08/24

ACRYLIQUE S/TOILE 116X89

Une réalité enfantée par le rêve atteint sa majorité

les mois vides finissent par rendre souffle

Eluard mon initiateur à la Muse

ton poème « Au coeur de mon amour » (Recueil Capitale de la douleur) dépose verdict

devoir payer que d’injustice quand on a eu que de l’amour a versé dépasse l’erreur judiciaire

la vérité avant de mourir, m’importe seule

Je peins ma Muse sans abus de confiance

mon rêve d’enfance depuis 91 ans

Bleu si émergent qu’il exile ce monde dans son mensonge pour me laisser peindre tel que je suis


AU COEUR DE MON AMOUR

Un bel oiseau me montre la lumière
Elle est dans ses yeux, bien en vue.
Il chante sur une boule de gui
Au milieu du soleil.

Les yeux des animaux chanteurs
Et leurs chants de colère ou d’ennui
M’ont interdit de sortir de ce lit.
J’y passerai ma vie.

L’aube dans des pays sans grâce
Prend l’apparence de l’oubli.
Et qu’une femme émue s’endorme, à l’aube,
La tête la première, sa chute l’illumine.

Constellations,

Vous connaissez la forme de sa tête
Ici, tout s’obscurcit :
Le paysage se complète, sang aux joues,
Les masses diminuent et coulent dans mon coeur
Avec le sommeil.
Et qui donc veut me prendre le coeur ?


Je n’ai jamais rêvé d’une si belle nuit
.
Les femmes du jardin cherchent à m’embrasser —
Soutiens du ciel, les arbres immobiles
Embrassent bien l’ombre qui les soutient.

Une femme au coeur pâle

Met la nuit dans ses habits.
L’amour a découvert la nuit
Sur ses seins impalpables.

Comment prendre plaisir à tout ?
Plutôt tout effacer.
L’homme de tous les mouvements,
De tous les sacrifices et de toutes les conquêtes
Dort. Il dort, il dort, il dort.
Il raye de ses soupirs la nuit minuscule, invisible.

Il n’a ni froid, ni chaud.
Son prisonnier s’est évadé — pour dormir.
Il n’est pas mort, il dort. Quand il s’est endormi
Tout l’étonnait,
Il jouait avec ardeur,
Il regardait,
Il entendait.
Sa dernière parole :
« Si c’était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher. »

Il dort, il dort, il dort.
L’aube a eu beau lever la tête,
Il dort.

Paul Eluard

D’ici, je retourne aux Tuileries
rêver d’amour au Théâtre en plein air
sans me laver aux bains Deligny
ma Seine n’est pas polluée
partout où je nage l’estuaire ouvre sur l’idéal.
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Niala-Loisobleu.
21 Août 2024

JE VIENS DE SIGNER L’EMERGENCE BLEUE 4


JE VIENS DE SIGNER

L’EMERGENCE BLEUE 4

Assise à cheval, elle fait face

trop de dilemmes, d’embrouilles, de propositions

à ne plus dormir même debout

font présentement le quotidien

Elle sèche la toile

mais pas d’attendre qu’on lui présente l’Arlésienne

Elle sortira demain

chassant fatigue et déceptions

je savoure les mots-peints de cette dernière œuvre

C’est plus un tableau, c’est un état-d’esprit

Ce que je voulais atteindre se réalise floralement comme cette anémone-bleue

mon souhait :

dire avec de grandes toiles ma dernière volonté

plus vivante qu’un départ pour la traversée du Styx…

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Niala-Loisobleu.

20 Août 2024

LES DERNIERES FEUILLES


LES DERNIERES FEUILLES

Il faut admettre que les arbres s’ils n’ont pas de feuille à dessin

n’arrivent plus à imaginer, ne serait-ce qu’un crayonné de bosquet

Qu’ont-ils bien pu faire de Merlin ?

Le silence des plus gros rochers de la forêt

dénonce une capitulation inavouée

Là où sautillait l’eau d’une fontaine, la Cie des Eaux a coupé le conteur

Il faut inscrire son compte

s’immatriculer d’un tatouage

qui rappelle une chambre à gaz

tout se paye sans nécessité d’être potable

Tout se dissout, ne reste que des mauvais rôles dans un navet

qui faute d’eau ne peut pas faire de soupe.

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Niala-Loisobleu.

20 Août 2024

« EMERGENCE BLEUE 4 » EN CE DIMANCHE A 16H45


« EMERGENCE BLEUE 4 »

EN CE DIMANCHE A 16H45

On sort si peu la tête du seau aujourd’hui, qu’il me plait de publier ma peinture dans ses divers états d’avancement

J’éprouve ainsi le sentiment de vaincre l’effacement dans son ensemble

en remplissant ma solitude d’une part de vivant contre l’adversité du deuil environnemental

La main qui peint caresse une rondeur de jours, obtenue par le rabotage des douleurs collatérales

Les anémones et le bleu accrochés à mon cheval, remontent, trace à trace, pour débusquer le passage devenu discret qui écarte du piège embusqué

J’ai l’âge de croire comme l’enfant qui ne m’a pas lâché

la mort viendra, la célébrité n’en épargne pas, je prends Delon comme exemple

mais je ne suis pas pauvre d’amour

le soleil jaune de chrome qui rayonne sur mon compte me protège par une montagne les pieds dans la mer, d’être dans le rouge

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Niala-Loisobleu.

18 Août 2024

LATITUDE DESINVOLTE


LATITUDE DESINVOLTE

Emporté par le courant, le bouchon suit la file qui rentre par l’autoroute, en ramenant des vacances la couleur d’illusions géographiques

Dans le coffre à jouets de la plage, ces formes suggestives auront navigué la continence aux abords du désir sans franchir le tropique

On remonte les valises sur l’étagère où s’entassent les bobines du film

où le goût d’un plat régional va remiser dans l’enclos paroissial de ses fantasmes, sans la gymnastique matinale orchestrée par les animateurs à la piscine.

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Niala-Loisobleu.

17 Août 2024

QUAND LE QUATRIEME POINTE


QUAND LE QUATRIEME POINT

Respire ce changement d’aire

les mangues trouveront bien un passage pour le tigre

toi, là où ta peinture médite ton voyage, est ton propre éléphant rose

il te reste de la mer une calanque avec laquelle tu composes le chant de la première grotte

qu’importe les années derrière

même si les jambes reculent avance devant ce qui est

garde plus d’amour pour la vie que pour les additions négatives

l’en vie compte plus que la reconnaissance

ton bleu émerge autrement qu’une rencontre qui dépend du hasard

c’est réfléchi du coeur

sourd au choix politique qui a perdu l’éclat de l’idéal

continues, tu es resté puceau de l’embrouille.

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Niala-Loisobleu.

16 Août 2024

RENTRER C’EST REPARTIR


RENTRER C’EST REPARTIR

Ce tableau marque mieux qu’une commémoration officielle, le besoin vital de se retrouver tel que l’on est. Ce jour classé noir sur les routes du retour, m’apporte du fond du coeur, autre chose qu’un paysage de passage de deuil

je republie cet article de 2015, comme étant le tableau que je vais commencer tout à l’heure

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EN SORTANT DU TABLEAU

Me brisant. Un trou? La meurtrière à lumière peut-être ?

Du haut des tours le panorama entre dans le moindre détail. Du crénelé de soi-même défilent les chapitres.. Questions labourées, l’automne se blottit le semis aux plus fertiles. La réponse lève. Dans l’ocre terre percent de minuscules points vers.

Arrêter. Ne plus peindre, écrire d’abord. Vox je t’écoute sans brouillon. Lettres capitales. Epitre. Heures riches ?

 Le feuillage éclairé – 2

La voix était d’ironie pure dans les arbres,
de distance et de mort,
de descellement d’aubes loin de nous
Dans un lieu refusé. Et notre port
était de glaise noire. Nul vaisseau
n’y avait jamais fait le signe de lumière,
tout commençait avec ce chant d’aube cruelle,
un espoir qui délivre, une pauvreté.
C’était comme en labour de terre difficile
l’instant nu, déchiré
où l’on sent que le fer trouve le coeur de l’ombre
et invente la mort sous un ciel qui change.»

Yves Bonnefoy,

(Le chant de sauvegarde, extrait de Hier régnant désert)

Avec timidité le sourire se remet en marche. Sur les pierres le son de l’écume blanchit les passages. On dirait que le soleil avale les carreaux. Il manque la rage, la vague s’est faite étale. Temps mort. Je me regarde de face. Quel baume mettre à la douleur ? Les maux débusqués demandent l’attention. Convalescence. Le cheval ira en alpage, l’air d’altitude de lui redonner confiance en lui-même. D’oublier de guérir les autres. Se porter à la partie accessible du graal. Ulysse, rappelle-moi…

Reste du feu sous la cendre. L’âtre n’a pas refroidi ses pierres. La crémaillère tend les bras et la table allonge son bois. Du bleu ramure de l’intérieur. La saison d’automne fait ses coupes avant la vendange. Le printemps ne monte que de la chute des feuilles

Niala-Loisobleu

18 Septembre 2015