« REGAIN » – NIALA 20/10/24 – ACRYLIQUZ S/TOILE 73X60


« REGAIN »

NIALA 20/10/24 ACRYLIQUZ S/TOILE 73X60

Du départ de la source à l’estuaire, le fleuve traverse les mers en faisant escale au gré des continents

Les bateaux qui sont joints aux quais ont tiré à la voile et à la vapeur des histoires des forges du moment

Il y a toujours un bar pour remplir le verre d’une chanson aux paroles prises sous les jupes , curieusement l’accordéon frappe le sol du battement des mains quant au levé de la robe apparaît suffisamment de cuisse pour décoller des guitares un corps-à corps à la Côte-Sauvage

Et au décolleté des pyramides les cônes du marais tiennent le sel nécessaire pour élever le rempart hors de portée des lamentations. Les chaud-de-pisse du hasard des mauvaises rencontres pouvant eux, momentanément troubler la miction

En fin de conte, il s’avère que les sorcières peuvent effondrer les maisons en engouffrant les rivières dans l’excuse du dérèglement Tant de périodes ont sévi durant les milliards d’années de la Terre, qu’elle s’en est toujours sorti en trouvant le mimétisme ad hoc pour s’adapter. Les bâtards de l’époque en cours connaîtront à mon avis la correction inévitable de leurs méfaits financiers, l’orgueil n’est qu’un désir de paraître pas un concept de durabilité.

Moi, j’aquarelle déjà mon état-d’esprit en sentant venir le regain de l’anémone, comme on corrige le mensonge par la vérité sans mentir.

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Niala-Loisobleu.

20 Octobre 2024

TOUT CONTRE MON VIOLONCELLE


TOUT CONTRE

MON VIOLONCELLE

Non girouette, je fuis l’instabilité du temps

en demeurant résident de mon concept

Je l’ai dit mon âge

en le restant assujetti à l’amour

Puisque la vie est une Divine Comédie

je prends le rôle de l’innocent de son village

en refoulant du drame la bêtise de croire qu’il est possible de refaire le monde

Mais sans accepter le mal

Tiens dans l’esprit de cette dernière toile en chantier

je sors Racine de son complexe

pour le muter en section Comédie Musicale

sans cacher à des seins que l’orgueil ça tombe avec les années.

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Niala-Loisobleu.

13 Octobre 2024

« LE PEINTRE ET LA MUSE » – NIALA 9/10/24 – ACRYLIQUE 116X89


« LE PEINTRE ET LA MUSE »

NIALA 9/10/24

ACRYLIQUE 116X89


Versé dans le chahut destructeur

d’une tornade à une tempête

qui de l’insoumis à la pute se vautrent dans la roulure d’une enseigne républicaine

j’ai résolu ce dernier témoignage avec ma vision innocemment sereine

Les équinoxes cèdent la place à Niña comme on tend son cul à l’encan

Pourquoi vois-je dans le vol des cendres cette Femme-Phénix mettre ses seins à couvert des branches de l’Arbre-de-Vie ?

Suis trop mécréant pour croire au Messie

mais ce que les Hommes ont trouvé pour n’avoir plus jamais peur c’est l’amour

Celui qui fût l’inspirateur des peintures rupestres des cavernes

la Beauté sans mentir

cette force qui n’entend pas céder à l’impuissance actuelle

Ma Muse, au soleil et sous la lune nulle ombre n’a réussi à t’effacer.

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Niala-Loisobleu.

9 Octobre 2024

MON REFUS


MON REFUS

Cette marinade de l’aigri dans lequel la vie trempe

où qu’on se tourne aujourd’hui

est le plat sans relief qui gagne au fil des jours

en asphyxiant tout appétit de passer à table

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Peut-être mais en dehors d’émoi

n’avoir que la guerre pour vivre est un crime contre l’humanité

en jouir comme son pain quotidien est d’une pauvreté digne des plus riches

La mort sans le sens du blues où la vie se défend plus forte que tout

quelle névrose hérétique d’une santé en fin de parcours

gardez vos gémissements littéraires pour davantage de foi sans diplôme

ce n’est pas à vous entendre gémir que votre dernière pollution va guérir

Comment en pleurnichant sans agir aurait-on pu ne pas perdre l’amour ?

De ce qui me reste, je suis contre cet état de règlement judiciaire, c’est plus dur de peindre aujourd’hui mais ça n’est pas une raison pour encenser les pleureuses.

Ma Pierre d’Âtre n’est pas le bûcher de mes enfants.

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Niala-Loisobleu.

8 Octobre 2024

« LA CHAMBRE CLAIRE » – NIALA 6/10/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« LA CHAMBRE CLAIRE »

NIALA 6/10/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Ce dimanche et son temps de merde

a de quoi mettre le Départ à la Campagne en révolte

C’est chose faite, le tendre sourire de tes grandes lèvres et mon garde-à-vous

donnent à la chambre une clarté intimiste de nature amoureuse

au goût d’exister malgré les dissonances à la mode actuelle

Le village veille au maintien du fonctionnement de la nature

en cantonnant tout trublion au piquet avec plus de 100 lignes à rendre

aux drones-luminaires qui ne quittent pas de l’oeil depuis leur kiosque à musique

céleste.

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Niala-Loisobleu.

6 Octobre 2024

AU CHEVET DES LAMPES


AU CHEVET DES LAMPES

Page cornée, le livre de bord n’a rien à dire à l’heure qu’il est

vu de loin le rail est pris dans une ligne de sommeil

Dans le port les filets n’ont pas gagné le fond des cales

la banalité du ressac tend et relâche les amarres sans marée montante

sans doute est-ce la raison pour laquelle il repleut de plus belle jusqu’au large

L’odeur de fleur qui passe à travers les balustres tire à ailes un désir d’envol appuyé

la proue, en tenant sa figure derrière les prochaines heures, laisse voir les rondeurs de sa poupe, une manière de dire que tout miroir a toujours deux faces.

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Niala-Loisobleu.

6 Octobre 2024

IL NE FAUT PAS QUE LA RONDE NUISE


IL NE FAUT PAS QUE LA RONDE NUISE

Inutile de le cacher

je sais que je suis à l’heure

où la camarde fait ses courses

mais que le temps fasse les choses dans l’ordre

sans oublier de faire respecter la liste de mes dernières volontés

en corrigeant l’erreur commise en début d’année sans que j’y sois pour quelque chose

avant que soit dispersé ce qui revient de droit à Cognac.

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Niala-Loisobleu.

2 Octobre 2024

CHAQUE IMPRESSION EST À SAISIR


CHAQUE IMPRESSION EST À SAISIR

A l’approche de ma révolution solaire

un oiseau calé sur l’épaule

il me semble que je traverse les miroirs

Je n’ai plus que peindre à mon âge

et le dessin dans son message pourrait venir occuper la toile

Représentation vivante qui partit de la table d’orientation du rivage

il y aura bientôt 91 ans

et garde sa lunette sur la jonction de l’Homme et de la Femme

comme un village blanc à flanc de montagne

avec un cheval saluant à l’entrée en piste pour ma parade

Je crois davantage au trait

celui du burin bleu

dans le flou fumeux qui cerne jusqu’à la ligne d’horizon.

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Niala-Loisobleu.

29 Septembre 2024

GRATITUDE


GRATITUDE

Au milieu de la forêt

je reconnais l’Arbre où venir m’asseoir

il est percé de tant de fenêtres qu’il a un regard rotatif

Sautant les barricades comme la clef des champs, au pentu de La Chaume, un chèvrefeuille abonde de fleurs en avalant le mur

l’Atelier ouvert

La musique qui monte de la fosse de ce matin

caresse le tronc des bouleaux, un cheval sauvage au bord du lac

Je reste assis aux racines de la Seine, tel un carrousel à trois arches

en poussant le cerceau de mon haleine d’enfant qui rejette l’injustice

ému à n’en pouvoir dire

comme quand j’ai vu la première femme se dévêtir pour que je la peigne.

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Niala-Loisobleu.

28 Septembre 2024

« HALTE LÀ ! » – NIALA 27/09/24- ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« HALTE LÀ ! »

NIALA 27/09/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Au pied du murmure des vagues

là où l’herbe parfume le ventre

le Petit-Peintre a réunit de quoi faire Halte

quelques chardonnerets diserts en couleurs

cet estuaire et ses huîtres

l’Île

assez de pilotis sur le marais pour joindre une cabane

Résolu la question de la couleur

il est prêt l’artiste quand viendra l’heure

à mettre ses cendres aux courses buissonnières

au rendez-vous de la sérénité éternelle

en rejoignant celles qui sont parties devant.

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Niala-Loisobleu.

27 Septembre 2024