La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
mon cactus redéploie ma jambe dans l’esprit contraire aux défaites
Comme la rose sans l’épine ne pourrait prétendre à cette incomparable douceur, mon cactus mijote sa figue par l’utérus de la fleur
Ah, Marguerite
comme l’hymne des Beaux-Arts
ronfle gaillard, sans héroîsme, le tuba sorti sur la voie publique
Je laisse les calicots aux fourberies de la politique et me promets , entouré d’un rempart d’amour, de faire de cette exposition la première de mon entrée à mon Panthéon !!!
Le sang qui bat de la branche à la veinule des feuilles circule au départ de la racine
à fouiller le dedans de l’enfoui elle sent où voir venir
Cet épars est riche mais confus
il faut s’arrêter le temps que le pore est tout déchargé
l’armature montre la marche à suivre
tressaillement l’un après l’autre, jusqu’à la clairière
Au croisement obligé avec l’imbécile, le temps d’en rire, repars en avant, en laissant en arrière son arrogance comme sa prétention ridicule et inculte
Le soleil ne choisit pas les coins d’ombre
Au bruit des ailes on reconnaît la couleur de l’harmonie, en dehors de tout ton rabattu
Comme l’enfant qui dessine sans peur, la pierre qui vole ne lapide pas le paysage, elle le porte au-delà des trottoirs enlaidis de tentes SDF
et l’écluse comme un ventricule, passe la navigation comme les poissons, du courant fluvial à l’estuaire du sel.
Des armoires qui regorgent, attend-on que les soldes sortent pour compenser un climat de vide porté en soi ?
Pourtant dans leurs huisseries les portes tremblent au bon moment
Les avions transportent le poisson pêché sur un autre continent, des fleurs coupées dans d’immenses serres, aussi bien que des passagers d’un aéroport à l’autre alors qu’on a sur son canapé le vrai confort de la liaison profonde à côté du chien de garde allongé
Ce tremblement est de chair naturelle, où ni colorant, ni tatouage semé là par un influenceur à son profit, où la présence des endroits pileux sauvent les abeilles, on hérisse pas de pot d’échappement aux odeurs fétides, pas plus que d’éoliennes aux mamelons arasés et de réforme orthographique au kama-sutra
L’innocence est le chemin permissif
seul droit à l’erreur indiscutable
ne déviant pas l’enfance vers un penchant criminel immature
Voilà quel est mon ressenti grandissant au fur et à mesure que mes expos approchent
C’est exaltant comme un sentiment qu’approche un Evènement magistral au sein d’une galette des rois industrielle où la fève est l’amorce d’un attrape-couillon de bordel ambulant
Lucien Freud saisit le sentiment de vérité humaine qui rappelle les Vénus du Premier Âge où tout le don de soi est rassemblé sans faire douter de la postérité.
Laisser au vent et à la pluie déblayer les restes festifs en prenant les rênes de son attelage mène au but sans risquer de se voir répondre: « Ah si vous aviez habité ailleurs »
J’ai organisé les travaux d’aménagement de vie au rez-de-chaussé de chez moi sans plus attendre
et mis en route la phase 2 de l’expo
Ainsi cette semaine marque concrètement les choses en évacuant le tralala des voeux subjectifs au profit d’actions directes
Je me souhaite une bonne santé et une année conforme à ma volonté, sans vous écarter de ma pensée
Dans quelques jours va s’ouvrir un double regard sur ce que tu m’as permis de faire par une double exposition de mon oeuvre à Cognac et Châteaubernard
j’ai voulu te rendre hommage au coeur de celle de Châteaubernard
au dernier moment, j’y ai ajouté ce tableau, comme symbole de ton oeuvre à toi, ton travail d’Enseignante à Crouin au Collège Claude Bouche
En ce temps qui nous échappe par tous les bords, tu n’as pas failli, comme ce qui ce passe à présent dans la société où tout s’associe à la dégradation climatique
Ton collège, je le connais
pour t’y avoir rejoint assez souvent, aussi il me semble que c’est la place pour donner sa cimaise à cette oeuvre qui amarre l’espoir que l’enseignement garde comme à défendre par tous les moyens.
Percée de bout en bout l’année s’achève à bout de ressources
que pourrait-il rester à se balader d’une guerre à l’autre, à part ce pli pris dans la destruction effective de l’Homme
Ces dernières heures montrent comme on est sorti du chantier de construction en rivalisant de développement dans la compétition de chasse qui lui est portée
C’est décadent au point que continuer à le dire ne me donne que la nausée et rien d’autre
Pour avoir subi personnellement cet effet de contre-pied j’abandonne l’idée de changer le cours des choses. Je concentre tout sur mon oeuvre. L’échéance qui arrive en fera des transformations magistrales ou la bottera en touche. Je n’ai pas à prétendre en décider, mais il m’appartient de continuer mon oeuvre d’artiste tant que je reste vivant
Je vais faire de ce tableau l’offensive dans ma bataille personnelle
qui rassemble le refus global de la manière actuelle de gérer les choses et contre l’imposture d’une prétention à les sauver du désastre
il sera ma conclusion dans l’hommage rendu à Jacqueline
ma femme-décédée
Je le destine par don au Collège CLAUDE-BOUCHER de Crouin à Cognac, où elle a enseigné l’espagnol dans la plus longue partie de sa carrière d’Enseignante
La dernière goutte dans notre mer
mais cette dernière en accepte la venue en parfaite connaissance de choses
Il va donc évoluer pour entrer pleinement dans le symbole et paraîtra dans ce sens
A l’instant précis où les réverbères plongèrent dans le fleuve, la chanteuse sortie nue des bretelles des tenues de soirée
Quelque chose s’alluma dans l’angle des saillies de coude, cette envolée qui n’a nul besoin de s’enfoncer une aiguille de seringue pour rejoindre de quoi se sentir bien
Les danseuses du Moulin-Rouge prêtées par Lautrec à Georges Rouault avec leur tête de Pierrot, donnaient soudain confiance en assurant qu’il est possible de lever haut la jambe sans tomber dans un clandé à lanterne rouge
Un grand cheval de Parade nommé Cocteau poussa Picasso de derrière le rideau de scène d’où Orphée renaquit sans que Néron touche à Rome et tout au long de la ligne des chemins de faire de la Mythologie, les bras des dômes bleus recollés aux torses des statues tenaient des seins en équilibre au sommet des temples. Dans la mer, des îles, le Vésuve pas loin des Cyclades, au départ formait des réunions d’ateliers d’écritures qui laissaient aux murs des frissons d’étreintes poétiquement lubriques, Sous les égoûts une eau claire menait aux thermes pour sortir de cette saleté de fête organiséé. Marie-Laurencin au verger se laissait abricoter par un faune venu tout droit de La Ruche
Un remouleur de porcelaine entra dans la cabane foraine où les repasseuses défroissaient les peines de coeur. On entendit plus hurler Camille
Quand je dénouai le corsage de mon Noël, je tombai en jonglage sous le plus Grand Chapiteau, les deux fruits dans leur coupe avaient pour moi, le billet pour de quoi peindre
Sous la véranda de l’atelier la grisaille est restée dehors
A droite et à gauche, des choses comme des gens meurent. Moi, j’ai de quoi vivre au bout de mon pinceau.
Dans l’extraction du temps passent ces moments où le monde s’engouffre en désordre
C’est Noël et je suis seul
le port lui, n’est allé nulle part ailleurs
il est là cernant de ses quais sa flotille amarrée
les oiseaux se sont tus, les portes se sont refermées sur ce qu’il ne faut pas perdre, les fêtards se sont rassemblés où bon leur a semblé, j’ai juste sorti ma première orange de circonstance de l’album du souvenir d’enfance
Pas de sapin
pas de cheminée et pas de sabots
le bruit est resté loin dehors
Dedans les images éparses de Noëls ayant eu lieu, avec des petits-enfants dedans sont passés en courant, je suis resté tout le temps seul avec Jacqueline
curieusement réunis dans notre dernier voyage plein de cette légende bretonne qui est ancrée à la pierre
A travers les grandes forêts, ce qui est sorti des fontaines ne tirait pas à lui de machines singulières faites pour la guerre
les côtes appuyaient à leur rivage les vieilles coques des chalutiers usés au bord de la Chapelle où s’accroche la mémoire des péris en mer
A travers les monts
nous avons regardé le temps dans ses pierres plantées à même le sol, puis plus loin dans les enclos paroissiaux, sans nous étonner de l’impression ressentie, pris tout entier dans la force du mystère ésotérique que la foi rassemble au bon endroit sans s’inquiéter de croire à la religion qui n’a pu nous convaincre
La vie n’a pas besoin du dogme pour s’établir
il lui faut juste de l’amour à la base
Et là, ma solitude m’a servi ce qui ne pouvait pas me faire douter, dans l’aigreur des plats qui sont passés, le miel des abeilles m’a sauvé de la méprise
De loin d’ici, ou plus près deux messages m’ont assurés qu’il y avait bien du bleu dans ma toile
Je terminerai donc ce jour sans répondre, je vais peindre en merci pour leur dire « Je vous aime… »
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