MON CACTUS ET SA BARBARIE


MON CACTUS ET SA BARBARIE

Au stade actuel où le monde joue pitoyablement

mon cactus redéploie ma jambe dans l’esprit contraire aux défaites

Comme la rose sans l’épine ne pourrait prétendre à cette incomparable douceur, mon cactus mijote sa figue par l’utérus de la fleur

Ah, Marguerite

comme l’hymne des Beaux-Arts

ronfle gaillard, sans héroîsme, le tuba sorti sur la voie publique

Je laisse les calicots aux fourberies de la politique et me promets , entouré d’un rempart d’amour, de faire de cette exposition la première de mon entrée à mon Panthéon !!!

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Niala-Loisobleu.

9 Janvier 2024

LAISSEZ-PASSEZ DE LA PORTE


LAISSEZ-PASSEZ DE LA PORTE

Dans le froid étalé

j’accroche ma part de soleil

tirée du corps de ma vie

La fleur traverse l’hiver appuyée sur ma canne

comme le sein qui sort de la mer pour laisser passer l’espoir

à partir des cimaises de Châteaubernard…

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Niala-Loisobleu.

8 Janvier 2024

L’AXE DU COEUR


L’AXE DU COEUR

Le sang qui bat de la branche à la veinule des feuilles circule au départ de la racine

à fouiller le dedans de l’enfoui elle sent où voir venir

Cet épars est riche mais confus

il faut s’arrêter le temps que le pore est tout déchargé

l’armature montre la marche à suivre

tressaillement l’un après l’autre, jusqu’à la clairière

Au croisement obligé avec l’imbécile, le temps d’en rire, repars en avant, en laissant en arrière son arrogance comme sa prétention ridicule et inculte

Le soleil ne choisit pas les coins d’ombre

Au bruit des ailes on reconnaît la couleur de l’harmonie, en dehors de tout ton rabattu

Comme l’enfant qui dessine sans peur, la pierre qui vole ne lapide pas le paysage, elle le porte au-delà des trottoirs enlaidis de tentes SDF

et l’écluse comme un ventricule, passe la navigation comme les poissons, du courant fluvial à l’estuaire du sel.

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Niala-Loisobleu.

8 Janvier 2024

A PRENDRE DANS LES TREMBLEMENTS DE LA PORTE


LUCIEN FREUD

A PRENDRE

DANS LES TREMBLEMENTS DE LA PORTE

Des armoires qui regorgent, attend-on que les soldes sortent pour compenser un climat de vide porté en soi ?

Pourtant dans leurs huisseries les portes tremblent au bon moment

Les avions transportent le poisson pêché sur un autre continent, des fleurs coupées dans d’immenses serres, aussi bien que des passagers d’un aéroport à l’autre alors qu’on a sur son canapé le vrai confort de la liaison profonde à côté du chien de garde allongé

Ce tremblement est de chair naturelle, où ni colorant, ni tatouage semé là par un influenceur à son profit, où la présence des endroits pileux sauvent les abeilles, on hérisse pas de pot d’échappement aux odeurs fétides, pas plus que d’éoliennes aux mamelons arasés et de réforme orthographique au kama-sutra

L’innocence est le chemin permissif

seul droit à l’erreur indiscutable

ne déviant pas l’enfance vers un penchant criminel immature

Voilà quel est mon ressenti grandissant au fur et à mesure que mes expos approchent

C’est exaltant comme un sentiment qu’approche un Evènement magistral au sein d’une galette des rois industrielle où la fève est l’amorce d’un attrape-couillon de bordel ambulant

Lucien Freud saisit le sentiment de vérité humaine qui rappelle les Vénus du Premier Âge où tout le don de soi est rassemblé sans faire douter de la postérité.

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Niala-Loisobleu.

7 Janvier 2024

SOULEVE LA PIERRE ET DEBUSQUE LA MAUVAISE BÊTE


SOULEVE LA PIERRE

ET

DEBUSQUE LA MAUVAISE BÊTE

Laisser au vent et à la pluie déblayer les restes festifs en prenant les rênes de son attelage mène au but sans risquer de se voir répondre: « Ah si vous aviez habité ailleurs »

J’ai organisé les travaux d’aménagement de vie au rez-de-chaussé de chez moi sans plus attendre

et mis en route la phase 2 de l’expo

Ainsi cette semaine marque concrètement les choses en évacuant le tralala des voeux subjectifs au profit d’actions directes

Je me souhaite une bonne santé et une année conforme à ma volonté, sans vous écarter de ma pensée

Haut les coeurs !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Niala-Loisobleu.

2 Janvier 2024

« JACQUELINE, OU LA PROMESSE TENUE


« JACQUELINE, OU LA PROMESSE TENUE » NIALA

1er JANVIER 2024

ACRYLIQUE S/TOILE 73X100

D’averses en averses nous perdons pied

les zoos montent pour tenter de sortir du déluge

Voici le 1er Janvier 2024

qui se jette comme la bouée jetée à l’amer

Jacqueline tu n’es plus là

mais ce que tu as fait marque de sa pierre

Dans quelques jours va s’ouvrir un double regard sur ce que tu m’as permis de faire par une double exposition de mon oeuvre à Cognac et Châteaubernard

j’ai voulu te rendre hommage au coeur de celle de Châteaubernard

au dernier moment, j’y ai ajouté ce tableau, comme symbole de ton oeuvre à toi, ton travail d’Enseignante à Crouin au Collège Claude Bouche

En ce temps qui nous échappe par tous les bords, tu n’as pas failli, comme ce qui ce passe à présent dans la société où tout s’associe à la dégradation climatique

Ton collège, je le connais

pour t’y avoir rejoint assez souvent, aussi il me semble que c’est la place pour donner sa cimaise à cette oeuvre qui amarre l’espoir que l’enseignement garde comme à défendre par tous les moyens.

c’est mon voeu personnel de bonnes années.

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Niala-Loisobleu.

1er Janvier 2024

CHOISIR ET S’Y TENIR


CHOISIR ET S’Y TENIR

Percée de bout en bout l’année s’achève à bout de ressources

que pourrait-il rester à se balader d’une guerre à l’autre, à part ce pli pris dans la destruction effective de l’Homme

Ces dernières heures montrent comme on est sorti du chantier de construction en rivalisant de développement dans la compétition de chasse qui lui est portée

C’est décadent au point que continuer à le dire ne me donne que la nausée et rien d’autre

Pour avoir subi personnellement cet effet de contre-pied j’abandonne l’idée de changer le cours des choses. Je concentre tout sur mon oeuvre. L’échéance qui arrive en fera des transformations magistrales ou la bottera en touche. Je n’ai pas à prétendre en décider, mais il m’appartient de continuer mon oeuvre d’artiste tant que je reste vivant

Je vais faire de ce tableau l’offensive dans ma bataille personnelle

qui rassemble le refus global de la manière actuelle de gérer les choses et contre l’imposture d’une prétention à les sauver du désastre

il sera ma conclusion dans l’hommage rendu à Jacqueline

ma femme-décédée

Je le destine par don au Collège CLAUDE-BOUCHER de Crouin à Cognac, où elle a enseigné l’espagnol dans la plus longue partie de sa carrière d’Enseignante

La dernière goutte dans notre mer

mais cette dernière en accepte la venue en parfaite connaissance de choses

Il va donc évoluer pour entrer pleinement dans le symbole et paraîtra dans ce sens

le 1er Janvier 2024

dans sa mouture définitive.

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Niala-Loisobleu.

30 Décembre 2023

CE SERA MON NOUVEAU-NE DE 2024


NIALA 100X73 EN COURS

CE SERA MON NOUVEAU-NE DE 2024

Je ne veux pas que tout ce qui n’aboutit qu’au vide

vienne se coller à moi pour me dire

« BONNE ANNEE »

Moi j’enfante, comme l’arbre, qui possède le double-sexe

Rose à la volée du semeur

Jaune le geste déployé

dans l’éteint de la friche du temps présent

La vie dans chaque mur au sein de ses fenêtres

en corps construire

en éjaculant mon sperme bleu de nouveau

Jacqueline au-delà

par tout ce qui poursuit sa suite.

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Niala-Loisobleu.

26 Décembre 2023

JE GARDE LE CADEAU


JE GARDE LE CADEAU

A l’instant précis où les réverbères plongèrent dans le fleuve, la chanteuse sortie nue des bretelles des tenues de soirée

Quelque chose s’alluma dans l’angle des saillies de coude, cette envolée qui n’a nul besoin de s’enfoncer une aiguille de seringue pour rejoindre de quoi se sentir bien

Les danseuses du Moulin-Rouge prêtées par Lautrec à Georges Rouault avec leur tête de Pierrot, donnaient soudain confiance en assurant qu’il est possible de lever haut la jambe sans tomber dans un clandé à lanterne rouge

Un grand cheval de Parade nommé Cocteau poussa Picasso de derrière le rideau de scène d’où Orphée renaquit sans que Néron touche à Rome et tout au long de la ligne des chemins de faire de la Mythologie, les bras des dômes bleus recollés aux torses des statues tenaient des seins en équilibre au sommet des temples. Dans la mer, des îles, le Vésuve pas loin des Cyclades, au départ formait des réunions d’ateliers d’écritures qui laissaient aux murs des frissons d’étreintes poétiquement lubriques, Sous les égoûts une eau claire menait aux thermes pour sortir de cette saleté de fête organiséé. Marie-Laurencin au verger se laissait abricoter par un faune venu tout droit de La Ruche

Un remouleur de porcelaine entra dans la cabane foraine où les repasseuses défroissaient les peines de coeur. On entendit plus hurler Camille

Quand je dénouai le corsage de mon Noël, je tombai en jonglage sous le plus Grand Chapiteau, les deux fruits dans leur coupe avaient pour moi, le billet pour de quoi peindre

Sous la véranda de l’atelier la grisaille est restée dehors

A droite et à gauche, des choses comme des gens meurent. Moi, j’ai de quoi vivre au bout de mon pinceau.

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Niala-Loisobleu.

25 Décembre 2023

LA MAIN ET LE PIED SUR L’ECHELLE DU QUAI


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LA MAIN ET LE PIED

SUR L’ECHELLE DU QUAI

Dans l’extraction du temps passent ces moments où le monde s’engouffre en désordre

C’est Noël et je suis seul

le port lui, n’est allé nulle part ailleurs

il est là cernant de ses quais sa flotille amarrée

les oiseaux se sont tus, les portes se sont refermées sur ce qu’il ne faut pas perdre, les fêtards se sont rassemblés où bon leur a semblé, j’ai juste sorti ma première orange de circonstance de l’album du souvenir d’enfance

Pas de sapin

pas de cheminée et pas de sabots

le bruit est resté loin dehors

Dedans les images éparses de Noëls ayant eu lieu, avec des petits-enfants dedans sont passés en courant, je suis resté tout le temps seul avec Jacqueline

curieusement réunis dans notre dernier voyage plein de cette légende bretonne qui est ancrée à la pierre

A travers les grandes forêts, ce qui est sorti des fontaines ne tirait pas à lui de machines singulières faites pour la guerre

les côtes appuyaient à leur rivage les vieilles coques des chalutiers usés au bord de la Chapelle où s’accroche la mémoire des péris en mer

A travers les monts

nous avons regardé le temps dans ses pierres plantées à même le sol, puis plus loin dans les enclos paroissiaux, sans nous étonner de l’impression ressentie, pris tout entier dans la force du mystère ésotérique que la foi rassemble au bon endroit sans s’inquiéter de croire à la religion qui n’a pu nous convaincre

La vie n’a pas besoin du dogme pour s’établir

il lui faut juste de l’amour à la base

Et là, ma solitude m’a servi ce qui ne pouvait pas me faire douter, dans l’aigreur des plats qui sont passés, le miel des abeilles m’a sauvé de la méprise

De loin d’ici, ou plus près deux messages m’ont assurés qu’il y avait bien du bleu dans ma toile

Je terminerai donc ce jour sans répondre, je vais peindre en merci pour leur dire « Je vous aime… »

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Niala-Loisobleu.

25 Décembre 2023