1er MAI, DEUXIEME JOUR DE TRAVAIL SUR LA TOILE


1er MAI

DEUXIEME JOUR DE TRAVAIL

SUR LA TOILE

Il pleut , j’entre la lune dans mon jardin

par une de mes fenêtres

tout vole réellement dans ma tête

au départ du trapèze de mon coeur

vers l’Autre Soleil

Pégase dans mon feu passe

et sort sain et sauf de mon rêve

Le tableau vole et fleurit

vers la couleur

sans perdre ses jambes

Un Homme et une Femme se promènent sur la plage…

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Niala-Loisobleu.

1er Mai 2024

ET CONTINUER


ET CONTINUER

Clochettes dans l’eau

ce 1er Mai en dehors du soleil va poursuivre l’oeuvre

le tableau en cours laisse sa fenêtre ouverte sur ma vision que j’ai, chaque jour

du tant qui reste à ne pas laisser vide

en puisant la lumière qui transperce l’ombre en défi

Le cheval toilette les espaces, en ne gardant que le galop que les prés d’herbe verte mettent au panorama où le sauvage ignore la limite

J’aime penser que l’homme vole sans idée de prendre.

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Niala-Loisobleu.

1er Mai 2024

NOUVELLE LIGNE DE DEPART


NOUVELLE LIGNE DE DEPART

De bleu vivre

je ne sais faire que ça

Aujourd’hui et deux mains

je peins pour ne rien perdre

un nouveau grand format

de ce en quoi je crois

sans manquement d’hirondelle

de jambes

de saison saline

de muse ronde comme une Vénus

fruitière

herbeuse

pour que le cheval hennisse

sans chercher à quel âge j’arrêterais d’une certaine manière…

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Niala-Loisobleu.

30 Avril 2024

A L’OREILLE A QUI JE M’ADRESSE, JE BRANCHE LA SONO


A L’OREILLE A QUI JE M’ADRESSE,

JE BRANCHE LA SONO

A voir comme je peins

je pense que je cause de plus en plus tout seul

sans plus chercher où iront mes paroles ultimes

qui s’entassent au sortir de la forge de l’atelier

sans entrer dans l’abysse du désespoir de Roncevaux

.

Je converse seul avec mes toiles

en une sorte de débat pour sortir le vide

en repeuplant l’oisif d’oiseaux de ce printemps actif

descendant du train à chaque arrêt

en gare pour voir qui pourrait être à quai.

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Niala-Loisobleu.

29 Avril 2024

« CE BONHEUR A VENIR » – NIALA 28/04/24 – ACRYLIQUE 61X50


« CE BONHEUR A VENIR »

NIALA 28/04/24

ACRYLIQUE 61X50

MAI

qu’en dira-t-on

une fois sorti du bois ?

.

Là d’où je peux voir comme les routes fendillent

à la sortie de paris dangereux

je doute définitivement des discours du Président

Raison pour croire en ceux qui donnent sans rien promettre

.

Aussi un brin sauvage ne peut mentir

je le dépêche donc sur un bois flottant

pour qu’il traverse mon estuaire

pour aller en avance

dans l’univers entrer son symbole

par tous les ô séants

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Niala-Loisobleu.

28 Avril 2024

JUSTE UN PEU DE MON JARDIN


JUSTE UN PEU DE MON JARDIN

Sur le lapidaire des jours les pierres meulent suivant les assauts d’un quotidien en dérive. Ce passage en dehors de la stupidité des manettes, comporte pour moi le miroir de l’année dernière avec son contenu d’images de Jacqueline qui allait au devant du dernier départ. Il fait grand soleil et une chaleur haute aujourd’hui. Mon docteur vient de me dire qu’il me sentait en bonne santé dans ma peinture. C’est vrai que je suis un peintre d’atelier. Heureusement que j’ai toujours refusé de peindre sur le motif. La Montagne Ste-Victoire dans la défaite du présent ça ne pourrait donner un Paul Cézanne. Qui se souvient de la saveur des pommes à présent ?

Ce qui me court dans les battements du coeur, ressemble au bateau pas encore mis à l’eau, qu’on profile non sur l’état de la mer, mais sur la quantité de sel qu’on lui demandera de pouvoir embarquer.

Il me semble qu’à moins d’avoir un coefficient de poésie plus grand que le QI, il y a toujours eu du mal à surmonter la bêtise et ses maux, au cours des siècles.

Ce paysage ne m’importe pas de le signer. Ne pas laisser sécher ma peinture me semble plus nécessaire à mon moral. Aussi un peu de mon jardin, est beaucoup de l’amour qui n’existe pas.

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Niala-Loisobleu.

12 Avril 2024

« LA BONNE CLEF » – NIALA 7 AVRIL 2024 – ACRYLIQUE S/TOILE 100X100


« LA BONNE CLEF »

NIALA 7 AVRIL 2024

ACRYLIQUE S/TOILE 100X100

Comme la clef qui revient s’accrocher au tableau, un autre jour rompt le silence
Des méandres ont retardé à faire le tour
Puis comme le retournement que les seins laissent voir, un grain de beauté sème son chant hors de la cage

Je suis comme je pense cet amoureux fou de la femme que j’attends sans que mon âge n’ai plus cette attirance charnelle qui lui octroie le seul privilège naturel

En Giverny, Claude fit en sorte de franchir le silence sans tabou

Comment satisfaire autrement qu’en bottant le qu’en dira-t-on en touche ?

J’ai toujours élevé l’égalité des droits entre l’Homme et la Femme depuis que je suis au monde et ça n’est pas le décrépis de la façade humaine qui me conduira à m’engager dans toute forme de guerre

Il faut sauver l’Enfant-Soldat en lui redonnant sa boîte de couleur et son sac de billes.

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Niala-Loisobleu.

8 Avril 2024

J’SUIS COMME J’ESSUIES (REPRISE)


J’SUIS COMME J’ESSUIES (REPRISE)

La fenêtre debout sur les volets, gond au milieu des géraniums, et traverse sans qu’un clou ne la retienne. La matière molle, gélatineuse et gluante de tous les moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour lutter le plus petit interstice, la micro-fissure comme l’inquiétante lézarde, sont mis en échec. Il fait de plus en plus noir ici-bas.

C’est pour quoi j’suis jamais été complètement d’ici

Invisible de droite comme de gauche, devant, derrière ou encore par une latérale ruse tentative de boucher, l’art d’aimer quand il s’agit bien de lui, et pas d’autre chose, fac-similé ou contrefaçon, esquive les ténèbres, il en sort d’un bond, impossible à gueuser, jaillissant.

Il est Cri.
Des tomes de papier peint
Pas plume hâtif
Plum plum bidou
Sur par chemins
Bleus ouverts
A la mâche être
Damée à la main

Je n’ai jamais souscrit à une contraception quelconque pour m’engrosser de l’absolu qui fait l’amour mieux que dans les lies de culs d’bouteilles. Refusant tout, Ogino et ses fables, Dia Fragme et ses chambres à air, Myster Ilet l’ilôtier du quartier, la Pie Lule une commère qui oublie toujours de rentrer quand y faut…Tout ça pour un besoin d’état de grossesse constant,.j’sais pas quand j’arrêterais d’enfanter, des fois j’me dis que mon lit de mort doit m’attendre en salle de travail, et qu’au jour dit, j’aurais des quintuplés au minimum…Et c’est totalement en dehors d’un besoin de reconnaissance. Je me fous de l’audience, et elle me le rend bien.
Oh, c’est loin d’être facile, probable que ça explique la désaffection qui se développe.

Ma muse m’écrit des couleurs tout par tout, y en a plein les plats fonds, comme ça, ça relève le goût., ça peint des pisses.Elle coule ses seins dans les fleurs des vergers, qu’elle abeille de robes légères, toujours bien décolletées sur les touches de l’accordéon, jambes en saut de moutons, le pied des verres à portée du carafon, croustillante comme une mie chaude, et elle sent si bon que l’aisselle relève les images de longues traversées aquatiques. Pas besoin de pose, chaque minute est à vivre.

L’exposition est ouverte à tous les dangers, en particulier celui d’être abusé…mais que le premier qui ose me dire que pour vivre on doit tuer l’émotion dans son fœtus me jette la pierre

Heureusement vous savez,

j’suis pas un menteur, le mot d’ailes est bruissant comme un envol de je t’aime.

Niala-Loisobleu
23 Juin 2015

DECOINCEMMENT DES DOIGTS


DECOINCEMENT DES DOIGTS

Le réglage de la jambe, l’huilage de la vertébrale et le plein des aumônières séminales devaient avoir franchi la date, en passant hier par le contrôle, certaines mises au point ont éclairci nettement la voie

Grisaille de retour, mais d’ici quelques jours la machine en panne devrait reprendre

C’est sans goût l’impuissance, malgré l’apparence solaire, un temps de réflexion est nécessaire pour que le doux frisson des peaux s’unisse de nouveau au retour de l’envie reconnue commune

Tant de choses refroidissent dans la façon de comprendre, qu’on entend aujourd’hui des femmes mordre l’entre-jambe de l’homme comme une bête qui se viderait de son genre sous l’emprise d’un désir de domination qui brûle de s’inverser

Que le printemps agisse et régule le mouvement

Aujourd’hui s’ouvre avec Patrice et Cécile, le réunion constitutive des JARDINS DE NIALA, en vue de donner un corps au projet de suite

Voilà de quoi augurer le retour normal de la libido.

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Niala-Loisobleu.

24 Mars 2024

« MON HERBIER 5 » – NIALA 13/03/24 – ACRYLIQUE S/CARTON BOIS 50X70 – ENCADRE S/VERRE


« MON HERBIER 5 »

NIALA 13/03/24

ACRYLIQUE S/CARTON BOIS

ENCADRE S/VERRE

L’hiver se termine

que de choses vont enfin prendre le même chemin

on arrête pas l’espoir face à la déprimante situation débordante

de promesses mensongères

les crues et les grandes marées ravagent

l’instrument politique va-t-en- guerre

comme pensant se sortir de son propre piège

Mais halte-là

voici l’équinoxe de printemps qui va dégager les narines

c’est le nouvel an astrologique

celui qui se dispense de voeux hypocrites

Bonsoir les châteaux en Espagne

pour ta suite mon vieux Niala

ne compte que sur toi pour tenir le plus longtemps possible

pugnace comme jamais pour mener tes projets à terme

sans te mentir ou te promettre l’éternité

La vie c’est pendant que t’es debout

avec ou sans jambes

avec une personne qui te ressemble pour y pallier en partageant

les peints

Merci Carole

promis on s’exposera ensemble, trempés dans le même bord de mer !..

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Niala-Loisobleu.

13 Mars 2024