La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Cet étage est resté fermé et a dû attendre que meure la triste saison. Les larmes de la rivière ont dit oui en marquant leur joie. La fourche en se déverrouillant s’est laissé charger les chenets. Il me semble que dans un bleu blanchâtre, la lune marque d’un don solaire, que d’aucuns nomment hyménée. Les fleurs qui viendront éclore par la suite, seront parentes de l’anémone, parce que sel de la mer.
Resté au dehors, le froid me rapproche d’un intérieur dans lequel je me confonds. En se soulevant, le drap, laisse apparaître la prochaine embellie. Tes yeux s’ouvrent, le chien gratte à la porte.
Le soleil inonde ce jour dominical. Dans un coin que la rivière tient caché, la barque est là sans y être. A quelques pas, le chapiteau relâche. C’est repos même pour les clowns à part pour les branches qui laissent repousser les odeurs de ménagerie. On écarte quoi, dans un mouvement perpétuel ? Dans tout ce qui passe, les palettes ne nettoient que les mots prononcés, gardant des paroles, une sonorité malentendante, comme on entend des oiseaux sans les voir.
La page se laisse tourner. Un oiseau sort son chant de la jarre comme l’hiver cède sa place. Du coin où je dors, yeux ouverts, je garde le bruit du moulin quand l’eau finissait par entrer tourner la meule. Le lit blanc au milieu d’un film tient les séquences d’une vieille histoire sans se souvenir du nom de l’auteur. Le soleil tient entre ses doigts l’alignement de quelque chose qui ne se réchauffe pas. Pourtant, beaucoup se déverse de la fontaine orbitale.
Passé sur les nuages, franchir la montagne et de la corniche, plonger dans la mer. L’épisode se tourne. A nouveau nu, comme on s’identifie à l’inconnu, pour peindre en corps plus loin, l’aventure. A l’écart de toute croisade. Juste de la racine, au faîte, par la sève. Luminaires séminaux allant au-devant l’un de l’autre. Pieds sur la corde et mains tenues au balancier. Je me refuse à sombrer de l’Esprit, le Corps lui trouve toujours moyen d’agiter les jambes.
Adelphe
Midi ; je sonne comme un vent d’hiver. Des harmoniques sifflantes, mal accordées, soufflent entre mes bronches. Puis elles meurent, laissant autour de moi un silence de neige. Dans cette bulle sans son, des lilas fleurissent. Certaines pierres ressemblent à des tombeaux, mais sur leur surface lisse les doigts n’accrochent aucun nom. La température va se rafraîchissant alors que se raréfie l’air, poudroyant de clarté. Je ne saurais te décrire la solitude et la paix. Elles prennent des proportions de Titans, comme de lents torrents inondant la fertilité des terres à perte de vue. Quel besoin avons-nous des mystères ? Ils nous prient de vouer nos vies à les débroussailler ! Et ils se moquent de nous quand nous y parvenons, autant que lorsque nous échouons sur nos rives d’impuissance. Adelphe ! Cultivons l’inconnu, l’innocence et l’encens, sans plus chercher le trop simple dans l’ordre secret du chaos.
Harmony Flavigny – Extrait de l’Alphabet des Songes
Alors du bâton du pinceau et de la main-gauche, j’attrape la barre de rappel d’un voyage qui n’a fait qu’un arrêt en gare. Et repart…
Mon chemin court la route des ateliers ouverts durant ma vie. Ce soleil d’aujourd’hui n’avait pas eu pareil éclat depuis toutes ces choses qui trompent la lumière
L’enseigne de celui du Duodénaire de la place Jean Monnet, en bas à droite de la photo, avait épongé Jarnouzeau, pour venir s’accoler à La Chaume à Boutiers-St-Trojan. Jusqu’à la perte de mes jambes, l’été 2023
Le besoin d’aimer n’a pas accepter le veuvage. Ma contre-nature, Alors l’atelier a pris résidence dans la petite véranda à gauche de la maison. Bout d’allée. On sort toujours de son mouvement, jamais de son concept
Et je sens LA DEMANDE EN MARIAGE, comme on ferme sa valise, prêt à partir, pleine. Ce tableau refuse intrinsèquement de finir, à peine signé je le reprends. Ballade des aiguilles de la pendule qui tricotent la maille.
En repoussant les volets pour que La Chaume se réchauffe, j’ai vu tout le trésor qu’un corps de femme recèle dans la caverne qui n’a pas éteint la course des bisons, ni enlevé de ses mains tout de l’échine du cheval. La pierre tremble. Le ciel se met de niveau à la terre. L’arbre se dresse. Ma main-gauche ne dénie pas son alliance. Je me tourne à dessein, une matrice en rond-de-bosse ceignant le piédestal des colonnes. Et au milieu des cris de la grande bataille, des enfants, prennent le flambeau du soleil, sans rien demander à personne.
De la source à l’estuaire, les récoltes sont variées. On passe aux pieds d’un château-fort moyenâgeux qui a laissé son donjon sur le méandre, sans empêcher ses fantômes de jeter un oeil du haut des remparts. Un chien lève la patte contre la herse que les gardes surveillent. Au loin roule un chariot de comédiens, Tréteaux dressés au bas du rempart, les mots lierres font rire et pourtant il s’agit de fourberies. Seul le dernier pendu s’en balance au gibet. L’amour courtois s’évertue à tromper l’absence du templier parti aux croisades. Un troubadour sait toujours comment ouvrir les serrures pour ne pas faire ceinture. À l’embarcadère, on monte à bord d’un bateau-mouche, écouter le guide , raconter l’odyssée. Tout se répète comme s’il était une foi. Nous voilà de nouveau arrivés en Mars.
Dans les alvéoles du passage voûté, les Reines sont passées tour à tour diriger la fabrique de miel. Du pétale au coeur , la marguerite s’est montrée la plus bavarde et la moins chatouilleuse sur le partage. Plus le lit est large, plus l’entre deux-rives étale une gourmandise qui tend son assiette au rab. Vînt la première crise pétrolière, l’extinction des hauts-fourneaux, que Marthe Richard, repentie, mis à l’index avant que l’Abbé Pierre aima us, et qu’on enseigne à Bétharam. Les miroirs que les flaques de pluie laissent sur les trottoirs adorent glisser sous les jupes. Madame Claude en a été confondue à l’époque avec Madame Soleil. Puritain en voiture. Des culottes fendues des grandes dames de la Cour à la ficelle d’un string mise à jour, le fond de l’air aime les Jeux d’Eau. En voiture pour vers saille. Ne pas succomber, Jeannot (lapin-chasseur), reste toujours un modèle de recette de séminaire. Il était une foi. Honnêtement, quoi qu’on en dise, ya que ça qui sauve.
Les bras raccourcis, l’ange joue de ses zeles. Que reste-t-il des bals où les bancs tenaient des cavalières à l’étale des estrans ? Avant que les chanteurs de rues deviennent corporatifs, le crochet des entractes valait son pesant d’hors.
Exquis mot.
Menthe à l’eau.
Les Folles-Bergères ça ravigote mieux les ouvreuses qu’un spectacle en relâche. Je sors mes mains de l’atmosphère délétère pour un smatch à la Nadal !
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