CHABADABADA


CHABADABADA

La rue où je traîne mon mystère vient de la sortir de son stationnement

Anouk

une élégance

cette grande et belle discrétion

un autre temps

ont pris le volant rejoindre Trintignant

Lelouch avait vu clair

Demy me tremble tout au fond de la voix

C’est en corps plein de ces valeurs, Aimée, que le chemin demeure.

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Niala-Loisobleu.

18 Juin 2024

CHEMIN DES DOUANIERS


CHEMIN DES DOUANIERS

La mer va plus loin qu’une coalition dans l’esprit de rassemblement autour d’un changement.

Quand le granit affiche en rose ses rochers, couché sur le dos, je ferme les yeux sur la lande sur toutes ses têtes que les nuages présentent

La divine comédie répète avant la générale – avant que je remange de l’oignon, je crois en l’insuline pour me rendre la force perdue dans les eaux qui débordent…

Niala-Loisobleu.

17 Juin 2024

« D’UNE M’AIME BOUCHE » – NIALA 15 JUIN 24 – ACRYLIQUE S/PANNEAU 40X50


« D’UNE M’AIME BOUCHE »

NIALA 15 JUIN 24

ACRYLIQUE S/PANNEAU 40X50

La mer sortie de la plage à la dernière marée

le marais à perte de vue dormait dans l’herbe genre Brouage

il a fallu refaire la conquête du Saint-Laurent pour dépêcher la baleine

et courir à l’échauguette retrouver l’âme de son histoire d’amour victime de ragots

Comme les oliveraies, les orangeraies, les palmeraies, catapultons des portails de contrebande aux seins des montagnes

Le puisatier à deux langues va forer jusqu’à l’éternelle nappe

je me sens debout comme la saillie d’une noria brettelée à l’âne.

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Niala-Loisobleu.

15 Juin 2024

POUSSE SON


POUSSE SON

Le passage s’obstrue

la gueule s’ouvre

Sortent du silence ces fleurs du refus

Ma main en cueille assez pour franchir le cap

que l’insuline demande en dehors des caprices météorologiques.

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Niala-Loisobleu.

14 Juin 2024

AVANT QUE MIDI SONNE


AVANT QUE MIDI SONNE

Ce qi me sort du bleu n’a jamais su se ranger catégorie menstrue

c’est cet enfant de plus

qui défie le point de vue de toute stérilité

Me voici reparti

pour trouver le bon génie au bord de mon chemin

J’aboie

quand on tente de me faire croire au faux sans savoir faire autre chose…

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Niala-Loisobleu.

13 Juin 2024

S’EN TENIR A LA RACINE


S’EN TENIR A LA RACINE

Ne regarde que la forêt primitive

celle qui finissait par aboutir au cerisier-clairière de ton jardin

autant de mers mises pour baigner les sècheresses favorites du pouvoir

Retire l’enseignement donné par l’hôpital hier

les peurs de s’engager ne sont bonnes qu’à rien

Repeins comme on donne son choix de vote pour se sentir en accord avec soi.

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Niala-Loisobleu.

12 Juin 2024

DEBLAYER LA ROUTE


DEBLAYER LA ROUTE

L’arbre qui barre la route

a été scié tant d’années avant la congestion qui sévit aujourd’hui

que le moindre interstice de libre-passage désengage bêtement du déblaiement

Entre moi et la mère manipulatrice c’est aux fils, pas à moi, de faire le complet nettoyage

si ça ne m’exclut pas de souffrir au moins ça change la raison de croire

sans dégâts collatéraux telle l’incitation à cesser de peindre pour limiter la casse

Me voici au seuil du point de non-retour alors que depuis le départ de Jacqueline, l’envie de vivre en bleu de peinture s’est déclarée utile à démasquer tous les mensonges posés sur mon dos

Le diabète s’est allié à l’ennemi dans une union maléfique

Mon corps se déséquilibre dans une partie en fonctionnant de travers

Je crois au-delà de tout diagnostic têtu, que résister et continuer à peindre devrait, aussi dur que cela soit, me guérir de cette privation instaurée par la femme qui tire les ficelles d’un mannequin qui n’existe pas

Mon intelligence n’étant absolument pas artificielle, je dois lui laisser faire aboutir les choses à son choix afin que LE JARDIN RESTE SAUF.

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Niala-Loisobleu.

11 Juin 2024

ETAT DES LIEUX


ETAT DES LIEUX

Revenu à la base du tracé on se demande comment il sera possible de sortir des Hommes autre chose que de la Malbouffe

La leçon est pourtant simple, depuis le temps qu’on les met en garde

Mais non, il faut encore entendre pérorer les vaincus qui ne peuvent pas s’en tenir à reconnaître leurs torts

Mais nous ne sommes pas totalement idiots, la preuve la fessée cette fois est méritée

tant va la cruche à l’eau qu’elle finit par car casser

La vie c’est tout amour

si y’en pas, la mort est seule au coin du carrefour.

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Niala-Loisobleu.

10 Juin 2024

« LE JARDIN SAUF » – NIALA 9/6/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« LE JARDIN SAUF »

NIALA 9/6/24

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

D’un bond de la douelle

ce vieux goût de pierre-à-fusil resurgit des pampres

ce jour ne refera pas le monde

mais il me garde en ce jardin que je dois à mon père

alors qu’en ce qui concerne ma descendance il a tendance à m’en extraire

Gardant la pose alliée aux déjeuners sur l’herbe

je trempe à la ficelle le blanc de bouteille à rafraîchir

et verse toutes mes pensées aux petits chemins détournés

Des vaches aux gros pis jouant au train électrique

avec des mômes que l’Ecole Publique n’a pu pourrir

les croix du cimetière militaire ne demandant pas une nouvelle guerre

Laissez-moi ce regard innocent

pour quitter ce monde à l’heure dite

sans idée de revanche

dans la juste couleur de mon coeur.

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Niala-Loisobleu.

9 Juin 2024

COMME A L’HEURE DITE


COMME A L’HEURE DITE

Marc Chagall soulève le doute

sans que la question qu’on garde de côté n’influence personne

le temps certes, n’est en apparence guère propice à croire qu’il pourrait refaire beau

les marguerites n’ont plus le nombre de pétales qui finissaient bien

et les terriers ont changé la saison d’où on sortait se gargariser la langue de l’hivernage

Sous la ronce où le carrefour n’a toujours pas fait de choix pour le prochain changement

les corniches cernent le vide

de fausses-couches possibles

Le goût des fruits d’été est plus désespérant qu’un embarquement dans le train-fantôme, où est donc passé le charnu qui bordait la lisière de l’herbe au pli de l’aine ?

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Niala-Loisobleu.

9 Juin 2024