PAR DEVANT ET DERRIERE


PAR DEVANT ET DERRIERE

Un peu de vent, ma pensée se trempe dans le mouvement de la mer

partie

ça fait juste un an aujourd’hui

il n’y a d’arbres qu’à partir de la racine et de ponton que pour tes seins tant ils s’en balancent

on m’a dit qu’à l’époque

j’avais la main baladeuse

la cabane plantée dans le Moëze-Oléron

tempérament naturiste

tout le contraire de l’écologiste habillé comme un moulin à prières

que je me rappelle avoir tout essayé comme tu m’as dit ce matin après qu’on t’ait proposé un plan à trois chez les poêliers

Il a du genre à femmes, disait l’aînée une jouisseuse de jalousie

héritière frigide d’un père inconditionnel de partouzes

La dernière baleine que j’ai approchée remonte des profondeurs, évaporée

nous stagnons en lieu et place de marcher

le 14 Juillet ça défile

Je me plais à peindre ce que je veux sans couleurs de fausses-promesses, assurément sensible.

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Niala-Loisobleu.

12 Juillet 2024

RETROUSSE-CHEMIN


A DEUX JOURS DU DEPART DE JACQUELINE…

RETROUSSE-CHEMIN

Pointe d’Oc

la grande conche étale orgueilleusement la baïne en ouvrant sa gueule

décousant la lande des bruyères en se déchaussant du rail populaire

Où sommes-nous murmure Paul

à part des reptiles qui sifflent et se faufilent, on ne voit plus qu’un rempart sans qu’on sache où est passée Anne ?

Qui sommes-nous, ajoute-t-il ?

Cette dérision qui, soi-disant abroge, redonne au Président un aplomb qui donne à la Divine Comédie les sempiternelles mêmes ficelles

De toute ton âme , tu es là

Jacqueline

ta voix traversant le jardin en criant Alain

me transperce

tu es avec moi

l’artiste que tu as élu

ce grand tableau ne peut pas rester muet

il lui faut chanter l’alleluia authentique en se défaisant du mauvais rap

qui vous kidnappe vos enfants !

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Niala-Loisobleu.

11 Juillet 2024

L’AIRAIN MARQUE UNE PAUSE


L’AIRAIN MARQUE UNE PAUSE

Les côtes partagées entre un temps couvert et une lueur sur l’écume journalière, le symbole des outils marque l’intention sans détours, au contraire des têtes d’épouvantails que l’élection a eu front de placer en tête

Les visages ne peuvent mentir à la différence des sophistes de l’aigreur

C’est on ne peut plus con fût, une salade décomposée

La cage ouverte je donne à mes reins un temps de reprendre haleine, la pelle et le plantoir à portée de mains.

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Niala-Loisobleu.

10 Juillet 2024

A LA JOINTURE DE L’OS


A LA JOINTURE DE L’OS

J’ai mes eauxl

le ciel est couvert

quelque chose

mais quoi attend

les baleines remontent

notre pays descend

la douleur de mon squelette

vient de la bêche de mon jardin

du plus profond de la végétation

le bleu approche poussé par la faim

il n’est que 17 heures quarante trois…

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Niala-Loisobleu.

9 Juillet 2024

SANS LA RETRAITE


SANS LA RETRAITE

(LUNDI 8 JUILLET 0 13H)

C’est les grandes vacances

pourtant le tant se brouille

les marins d’eau-douce à la mer

roulent leur caisse

en se coiffant le melon

genre Capitaine à la St-Tropez

ras la casquette

En blanc les affaires s’allument

dans mon île on laisse les vapeurs

mon entrain est électrique

un Homme et une Femme se mettent à table

et passent aux ah voeux !

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Niala-Loisobleu.

8 Juillet 2024

L’ETREINTE DES HEURES QUI RESTENT


L’ETREINTE DES HEURES QUI RESTENT

C’est très frais ce matin

du soleil, mais la chaleur en no man land

Quelques minutes après l’ouverture des bureaux des valises se bouclent, au bout du jardin le portail montre qu’il est prêt

Une grande maison en construction accroche le bouquet à sa charpente, les compagnons ont mis les rubans à leur canne avant de quitter la Cayenne

La Mère sourit sur le seuil devant la route qui pousse loin sa perspective sur les collines…

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Niala-Loisobleu.

7 Juillet 2024

AU-DELA DE MOI


AU-DELA DE MOI

( 2èmeETAPE )

Sorti de la pression présente, deux instruments – mon coeur et mon ventre – jouent en moi, de haut en bas, de gauche à droite, unanimement. La scène se plante comme sortie du sol. Minéral gisement végétal. Pigment indien, crottin de cheval, ossements débarrassés de la table d’un grand fauve. Les serpents ont été rendus à Noé. Il reste tout des temples dans les ruines du temps, sauf les dieux. Ne mettre de confluents qu’en mer. Arrosoir, un homme et une femme restent les fruits originels. Tant d’oiseaux pour des villages blancs nichent leurs couleurs. Sans marchand, des fleurs à la bordure des trottoirs. Pas de vitrines, mais des tréteaux pour des comédiens releveurs d’injustice…

C’est mon rêve

ça n’existe pas dans les propositions de n’importe quel marchand de sommeil

Les seins de Jacqueline sont pas raplatis, ils passent au-dessus des tailles

Quand ça me tire dans le dos de cette façon là, pareil format, je sens une force surhumaine connectée aux fibres de l’amour, m’envahir. Je suis accroché à l’onirisme de mes Maîtres et forgé à un ésotérisme libertaire qui me propulse au sommet de jardins suspendus.

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Niala-Loisobleu.

5 Juillet 2024

LES FOUILLES


LES FOUILLES

Sous la pierre

vivent mes traces

longue vie

ma propre civilisation

pays parcourus

rencontres du 3ème type

colocs avec les Muses

réussites

croisades

défaites

métamorphoses

Rien que du grain à moudre

j’ouvre les fouilles de ma Cité Mystérieuse.

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Niala-Loisobleu.

5 Juillet 2024

ESTRAN ?


ESTRAN ?

Rythme du moment

la grande horloge trotte

Des écailles traversent à la nage la barre de corail

Drapeau vert

là où le sable montrera par où la marée est venue

des cailloux sont encore entre deux étages

Moi je me tais pour écouter la meule moudre à la ligne

Il devrait y avoir des fleurs comme sur une chemise de jardin

pour le moment présent la gestation traverse

à l’ombre dans l’alambic

Sous le tablier

le plantoir grimpe à l’échelle comme Jacob ramasser les oeufs…

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Niala-Loisobleu.

4 Juillet 2024

C’EST QUAND L’ETE ?


C’EST QUAND L’ETE ?

A l’abri d’une lanterne, un soleil-légionnaire chante qu’il sent bon le sable chaud en enfilant son petit-crocodile pour se réchauffer avant d’aller se faire un film où les îles sans tractations politiques ni appels téléphoniques pour démarcher lâchent les baskets pour rendre le pied. Mon dieu, quel temps, sur le Front de Mer qui se plisse, un violon abandonné sur le sable fait ses comptes pour faire un tour de manège avant la criée.

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Niala-Loisobleu.

4 Juillet 2024