GARE DE L’EST


GARE DE L’EST

J’ai rendu ma place en salle d’attente pour un billet en partance

mon acte de naissance ne pouvant différer une place même debout dans le couloir

pour voir les vaches et le paysage se choisir une chambre sur la bonne façade

Partir à la première marée, c’est pas avoir à négocier avec le principe d’Archimède, mon corps plongé dans l’ô remontant à la surface pour sortir de l’impasse de l’isolement

rien comme bagage en consigne et les pas perdus laissés à celles qui préfèrent le prêt-à-porter aux subtilités du tricotage

Vivre c’est aimer

comme son genre en a décidé

mon billet est destiné à cette gare

où le soleil se lève…

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Niala-Loisobleu.

23 Août 2024

DISTORSION


DISTORSION

Torticolis du socle

qu’un vent emphysème des voies aériennes

cloue au sol

Sans seins

par les hanches, quel contenu pourrait avoir cette forme d’amphore

plus vouée au vain, qu’au plaisir d’une bacchanale

Au-delà d’une tentation de fresque, les moyens présentement à disposition

n’esquissent que les brouillons

d’une relation de papier froissé

qui périt dès sa mise à l’eau

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Niala-Loisobleu.

22 Août 2024

« EMERGENCE BLEUE 4 » LAURIER A LA MUSE- NIALA 20/08/24 – ACRYLIQUE S/TOILE 116X89


« EMERGENCE BLEUE 4« 

LAURIER A LA MUSE

NIALA 20/08/24

ACRYLIQUE S/TOILE 116X89

Une réalité enfantée par le rêve atteint sa majorité

les mois vides finissent par rendre souffle

Eluard mon initiateur à la Muse

ton poème « Au coeur de mon amour » (Recueil Capitale de la douleur) dépose verdict

devoir payer que d’injustice quand on a eu que de l’amour a versé dépasse l’erreur judiciaire

la vérité avant de mourir, m’importe seule

Je peins ma Muse sans abus de confiance

mon rêve d’enfance depuis 91 ans

Bleu si émergent qu’il exile ce monde dans son mensonge pour me laisser peindre tel que je suis


AU COEUR DE MON AMOUR

Un bel oiseau me montre la lumière
Elle est dans ses yeux, bien en vue.
Il chante sur une boule de gui
Au milieu du soleil.

Les yeux des animaux chanteurs
Et leurs chants de colère ou d’ennui
M’ont interdit de sortir de ce lit.
J’y passerai ma vie.

L’aube dans des pays sans grâce
Prend l’apparence de l’oubli.
Et qu’une femme émue s’endorme, à l’aube,
La tête la première, sa chute l’illumine.

Constellations,

Vous connaissez la forme de sa tête
Ici, tout s’obscurcit :
Le paysage se complète, sang aux joues,
Les masses diminuent et coulent dans mon coeur
Avec le sommeil.
Et qui donc veut me prendre le coeur ?


Je n’ai jamais rêvé d’une si belle nuit
.
Les femmes du jardin cherchent à m’embrasser —
Soutiens du ciel, les arbres immobiles
Embrassent bien l’ombre qui les soutient.

Une femme au coeur pâle

Met la nuit dans ses habits.
L’amour a découvert la nuit
Sur ses seins impalpables.

Comment prendre plaisir à tout ?
Plutôt tout effacer.
L’homme de tous les mouvements,
De tous les sacrifices et de toutes les conquêtes
Dort. Il dort, il dort, il dort.
Il raye de ses soupirs la nuit minuscule, invisible.

Il n’a ni froid, ni chaud.
Son prisonnier s’est évadé — pour dormir.
Il n’est pas mort, il dort. Quand il s’est endormi
Tout l’étonnait,
Il jouait avec ardeur,
Il regardait,
Il entendait.
Sa dernière parole :
« Si c’était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher. »

Il dort, il dort, il dort.
L’aube a eu beau lever la tête,
Il dort.

Paul Eluard

D’ici, je retourne aux Tuileries
rêver d’amour au Théâtre en plein air
sans me laver aux bains Deligny
ma Seine n’est pas polluée
partout où je nage l’estuaire ouvre sur l’idéal.
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Niala-Loisobleu.
21 Août 2024

JE VIENS DE SIGNER L’EMERGENCE BLEUE 4


JE VIENS DE SIGNER

L’EMERGENCE BLEUE 4

Assise à cheval, elle fait face

trop de dilemmes, d’embrouilles, de propositions

à ne plus dormir même debout

font présentement le quotidien

Elle sèche la toile

mais pas d’attendre qu’on lui présente l’Arlésienne

Elle sortira demain

chassant fatigue et déceptions

je savoure les mots-peints de cette dernière œuvre

C’est plus un tableau, c’est un état-d’esprit

Ce que je voulais atteindre se réalise floralement comme cette anémone-bleue

mon souhait :

dire avec de grandes toiles ma dernière volonté

plus vivante qu’un départ pour la traversée du Styx…

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Niala-Loisobleu.

20 Août 2024

LES DERNIERES FEUILLES


LES DERNIERES FEUILLES

Il faut admettre que les arbres s’ils n’ont pas de feuille à dessin

n’arrivent plus à imaginer, ne serait-ce qu’un crayonné de bosquet

Qu’ont-ils bien pu faire de Merlin ?

Le silence des plus gros rochers de la forêt

dénonce une capitulation inavouée

Là où sautillait l’eau d’une fontaine, la Cie des Eaux a coupé le conteur

Il faut inscrire son compte

s’immatriculer d’un tatouage

qui rappelle une chambre à gaz

tout se paye sans nécessité d’être potable

Tout se dissout, ne reste que des mauvais rôles dans un navet

qui faute d’eau ne peut pas faire de soupe.

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Niala-Loisobleu.

20 Août 2024

« EMERGENCE BLEUE 4 » EN CE DIMANCHE A 16H45


« EMERGENCE BLEUE 4 »

EN CE DIMANCHE A 16H45

On sort si peu la tête du seau aujourd’hui, qu’il me plait de publier ma peinture dans ses divers états d’avancement

J’éprouve ainsi le sentiment de vaincre l’effacement dans son ensemble

en remplissant ma solitude d’une part de vivant contre l’adversité du deuil environnemental

La main qui peint caresse une rondeur de jours, obtenue par le rabotage des douleurs collatérales

Les anémones et le bleu accrochés à mon cheval, remontent, trace à trace, pour débusquer le passage devenu discret qui écarte du piège embusqué

J’ai l’âge de croire comme l’enfant qui ne m’a pas lâché

la mort viendra, la célébrité n’en épargne pas, je prends Delon comme exemple

mais je ne suis pas pauvre d’amour

le soleil jaune de chrome qui rayonne sur mon compte me protège par une montagne les pieds dans la mer, d’être dans le rouge

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Niala-Loisobleu.

18 Août 2024

CE QU’IL RESTE DE CETTE EPOQUE


CE QU’IL RESTE DE CETTE EPOQUE

LOVE MARINE A BARBARA (REPRISE)

Merde à Vauban
Bourcefranc
Passe de l’Aiguillon
A ô l’héron !

Ainsi chantait l’impertinent oiso en sautillant d’une cabane verte à un sourire rose, salant beurre et sardine en trempette dans le bol d’air

– J’ai le jaune à cale et hop sous marine étale

T’aurais vu la tronche de la balise qui l’avait bosselé la veille que tu aurais dit avec lui, bien mal à qui profite de la marée pleine pour miner le chenal. Un vieux proverbe qu’on se dit encore dans les cabanes retirées des marais de légendes.

Les genêts sont demeurés aux landes, ouais, je sais ça fait dame de campagnie.

Bof à chacun son moulin, comme disait Cervantès de la Mancha qui aurait aimé visiter l’Iroise en bateau plutôt qu’en Rossinante. Moi j’dis plutôt comme un chien pote ami, à chacun son destin. Si tu te le prends pas à deux mains, compte pas sur ce qui a filé hier. C’est la stase que j’préfère comme chantait Thermophile un hydro qui carbure toujours mal en temps de crise

Le  vert canal, m-doux mi-sel, vanne la bourriche en panneau de brandes. J’ai du tamaris à côté de mes vases, pour que l’essaim n’allergique pas (aujourd’hui le virus est partout, mieux vaut de l’hors que du faire blanc).

Le vent s’est levé tôt, allons cueillir les dernières figues à la Tour de Broue. Aussi loin que mon coeur voit le ciel et l’eau se confondre, si tu tombes ça fait moins terre à terre. Alors rien dire aux rapporteurs, resté taiseux à leurs paniers. L’amour qui couve fait les plus beaux oiseaux. M’aime que les prédateurs y enraye le fusil. Le vrai c’est pas celui qui passe, c’est le grand teint, le pigment pur qui défie le temps.

Jaune, vert, rouge ma trémière grimpe à la verticale, le front déjà dans le bleu de la prochaine toile. Peins, peins, peins c’est soleil !

Souviens-t’en Barbara, c’est à Brest qu’est la rue de Siam…

Niala-Loisobleu – 17/12/17

D’EAU ET DE BLEU


D’EAU ET DE BLEU

La pluie en s’arrêtant

laisse dans l’oeil la coquille St-Jacques partir

il faudra traverser l’ombre qui plane

comme un tournesol à tête chercheuse

les maisons se tenant loin des mouches pour se reposer

Au matin quand l’émergence poussera la porte de la grange

cette forme féminine en attente fleurira comme l’île à rejoindre

la source bleue, un lavis du désert

à travers la parole tenue en palmeraie.

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Niala-Loisobleu.

17 Août 2024

LATITUDE DESINVOLTE


LATITUDE DESINVOLTE

Emporté par le courant, le bouchon suit la file qui rentre par l’autoroute, en ramenant des vacances la couleur d’illusions géographiques

Dans le coffre à jouets de la plage, ces formes suggestives auront navigué la continence aux abords du désir sans franchir le tropique

On remonte les valises sur l’étagère où s’entassent les bobines du film

où le goût d’un plat régional va remiser dans l’enclos paroissial de ses fantasmes, sans la gymnastique matinale orchestrée par les animateurs à la piscine.

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Niala-Loisobleu.

17 Août 2024

QUAND LE QUATRIEME POINTE


QUAND LE QUATRIEME POINT

Respire ce changement d’aire

les mangues trouveront bien un passage pour le tigre

toi, là où ta peinture médite ton voyage, est ton propre éléphant rose

il te reste de la mer une calanque avec laquelle tu composes le chant de la première grotte

qu’importe les années derrière

même si les jambes reculent avance devant ce qui est

garde plus d’amour pour la vie que pour les additions négatives

l’en vie compte plus que la reconnaissance

ton bleu émerge autrement qu’une rencontre qui dépend du hasard

c’est réfléchi du coeur

sourd au choix politique qui a perdu l’éclat de l’idéal

continues, tu es resté puceau de l’embrouille.

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Niala-Loisobleu.

16 Août 2024