La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Dans l’intervalle où la lagune pose un espace pour combler le manque, une barque glisse, juste des cris d’oiseaux pour la tracter. Impression en tâches de couleurs pointillées. Le poussin a grandi. Le renard transporte sa faim. Sur la voie initiale demeurée pure, l’oeuf va éclore prématurément. Il faut un certain temps pour sortir la Merveille de son plan. La buée des étoiles l’aide à constituer sa nappe.
En se penchant sur l’actualité on voit que la commémoration d’armistice n’est pas à jour, tanpis dit un poilu zombie: ils sont tous morts même ceux qui en sont sortis vivants, alors ça aide à préparer d’autres guerres en cours
Passant devant la glace, je m’arrête un instant pour remonter mes chaussettes et découvre la pilosité de ton sexe en lieu et place des mollets chauves du temps, ça me booste comme si j’apprenais que toi et moi, on a l’âge de ne plus vieillir. On partira sans qu’on s’aperçoive que tu avais mis tes seins au creux de mes mains, afin de ne pas dire de mots devenus obsolètes. La mémoire ce n’est pas ce qui reste dans un Livre d’Histoire, c’est ce qui ne tourne jamais la page de notre herbier…
Son atelier réouvert, NIALA regagne la Chaume, en se confondant à l’herbe verte étonnamment présente pour le mois de Novembre
Trente ans qu’il a fait de ce lieu un urbain peuplé d’oiseaux, de cabanes à huîtres, un marais à sel ne manquant en rien aux devoirs de l’artiste en dénudant le corps de la vie, fesses et ventre rond avec des seins à l’appui, touffe à l’erre
Du soleil vagabond où l’on voit l’espoir de céder ce qui donne raison de vivre à la jeunesse d’aujourd’hui perdue dans le dysfonctionnement des prétendus adultes, sentir que l’envie amoureuse est omniprésente rassure
Je laisse tous les sous-marins se balader entre les cuisses de la mer, avoir le plus gros porte-avion pour martyriser la paix est contraire à la plongée naturelle dans les abysses, avec une pensée vibrante pour le massacre militaire de toutes les guerres
Quand elle aura fini le nettoyage, la terre retrouvera plus d’années à tourner qu’elle en a déjà fait…
La lame granitique ouverte au flanc de l’à-pic, s’est offerte quelques arbustes rabougris sur lesquels ce dimanche flemmardise
Quand un oiseau viendra s’y poser on verra peut-être une information tomber de ton visage, en disant plus sur le temps qui pourrait changer
aucun bateau n’étant revenu à la criée, plus bas, comme une musique d’ascenseur, la mer se frotte en boucle à la falaise. Ton sein gauche est descendu de ta chemise pour sortir au bon étage à l’instant où ton ventre a reconnu le parfum des roses du matin
De la corniche de tes épaules, on aperçoit cette terre d’en face où l’on avait rêvé de dépasser le week-end.
En montant sur le toit des tubercules quand des pigeons sont venus becqueter
tu as retourné la couverture et tu l’as mis à l’eau en te gardant de lancer la bouteille au bout de sa ficelle
les baptêmes noient plus d’idées qu’ils aident à prendre le large
Mécréant je n’aime que les constructeurs de l’ART ROMAN, j’y trouve l’aulne sans devoir perdre ses vertus auprès des vierges apparues au cours d’un ramassage de betteraves à sucre
j’ai gardé de ma maison la pression des premiers tubes de gouache comme un ombilic qu’on ne coupe pas malgré ce qu’on a dit que je me faisais entretenir
ne rien verser de la calomnie évite de se diriger vers le désastre financier des mots-peints
mes garrigues n’ont pas perdu leur petits-lapins, sous le serpolet elles ont désinfecté les pierres des vipères et blanchi ma mauvaise réputation
l’herbe des vignes se garde de la destruction des labours comme un aromate totalement étranger au robot de l’I.A.
Ne te laisse surtout pas coudre, Ma
ce que tu refuses de joindre à la soupe d’un élevage de poulets en batterie, n’a pas d’oeuf à jeter dans les herbes de Pâques.
L’irrégularité sève un coût à la nature et la submerge de boue à la coucher
ce couillon d’homme ayant démoli tous les rouages de l’horloge circadienne
Je m’éclaire l’atelier à la Muse
trouvant là l’équilibre du trapèze
L’irrégularité sève un coût à la nature et la submerge de boue à la coucher
volant au fil des jours en tenant compte des chutes possibles
Sous l’angle de la rondeur le triangle pointe sur une bonne largeur d’assise
que tu cites le volume de tes seins sortis de la nourriture scolaire imposée, touche ma faculté auditive à m’approcher en corps plus de notre enfance où nous avons décidé de ne grandir qu’au sens figuré.
Baiser à la fenêtre (1892), représentation antérieure du motif du baiser
Edvard Munch (1863-1944) a dû faire face à la maladie physique, à la maladie mentale, à un décès dans la famille, ainsi qu’à un père strict et très religieux. Il a connu la déception en amour et une faible santé, ce qui lui a causé des crises de mélancolie. Il est aussi devenu alcoolique5. Il ne s’est jamais marié6. Cette situation a influencé sa production artistique et les états émotionnels peints. « La plupart des personnages de Munch ne sont pas fous, mais paralysés par des sentiments immenses de chagrin, de jalousie, de désir ou de désespoir que bien des gens ont trouvés choquants en raison de leur érotisme, de leur style cru ou des signes d’instabilité mentale »5.
Munch a traité le thème du baiser d’un couple, tant en peinture qu’en gravure sur bois, dès 1888-1889. Dans ses nombreux traitements de ce thème, il y a un contraste entre l’intérieur et l’extérieur de la salle où se trouve le couple. Le monde extérieur paraît animé, alors que la salle est intemporelle, le couple figé dans son étreinte. Dans la présente peinture, la forme abstraite du couple, dont les visages paraissent avoir fusionné, indique son sentiment d’appartenance et d’intimité1 Dans les versions postérieures du thème, non seulement les visages sont fusionnés, mais aussi les corps7. Ce thème fait partie du cycle de Munch appelé La Frise de la vie, à laquelle il consacra plus de trente ans de carrière. Ce cycle représente les stades d’une relation entre un homme et une femme et fait partie de ce que Munch appelait « la bataille entre l’homme et la femme que l’on appelle l’amour »8 ; il comprend la représentation d’attractions, de réalisations et de déceptions.
Sur le milieu des nuits, je me réveille les deux mains sur la poignée des portes de ton corps
le mollet aussi raide que mon bas de ventre
Je pense aux roseaux de l’étang qui borde mon rivage, ils ne plient pas dans les vents d’orage, alors que l’eau en rage dévale en emportant tout sur son passage
et accroché au radeau de tes seins-papyrus j’écris en mot- peints que l’histoire est autrement plus réelle que la venue prochaine du Messie
Ton aisne dénouée de ces hernies du quotidien me livre alors les secousses du grand 8 de tes reins dans la lumière jaillissante de ton refus de mourir par abstinence
L’orgasme d’un certain silence confond l’harangue du bonimenteur en le châtrant d’un coup de dents.
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