DES MONTÉES DE TON DOS


DES MONTÉES DE TON DOS

Du ciel amassant le plomb

la couleur de base à laquelle on doit le bleu

mouille dans la providence d’une grève sablonneuse

Le phare du bout du monde cherche les replis à atteindre

en pêchant à la main les restes de lumière blottis sous les pierres

Jusqu’à l’estran qui s’apprête à recouvrir le château-fort de tes seins

je suis à ton bord  prêt à maitriser le gouvernail

dès que la calanche à marée sera mise en inversion

la Rance et son moulin sont décidés à sortir du rail d’Ouessant

Paimpol, relayé par Bréhat, lance des appels pour enrôler du morutier

A travers la lande, les bruyères montrent de l’ardeur dans l’escalade rocheuse

Sortant l’haveneau de la cabane,j’ai caboté de La Rochelle à Dieppe en me disant que faute de rose la grise a davantage de bouquet

Le galet m’a stoppé quand le sable a cessé

Lapidaire, j’ai cherché

Des fois que Loti aurait sorti un zouave du placard avec masseur dans sa culotte

Qui parle de printemps me fait penser à cette mode qui, ne me trouvant pas preneur, conduit à penser qu’un col roulé m’irait mieux qu’une cravate gouvernementale.

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Niala-Loisobleu.

15 Décembre 2024

A TABLE DANS LE MUR


HENRI MATISSE

A TABLE DANS LE MUR

Si le froid qui règne

dehors fait la manche sur le trottoir

notre quotidien lui

trouve des paroles pour nos lèvres réunies

L’arbre qui se détache du désenchanté reste déboutonné

prêt pour le chantier naval

que ton ventre abrite en haut de sa rade

Tu vois, la désolation chronique

n’a pas éteint le fond de notre âme

l’image que montre l’âne au premier chardon

ignore l’attente d’un vert sapin

pour trouver la crèche où engranger la paille

Le buste sur la table remplit son assiette au jardin du mur

Emoi j’embroche l’idée peinte

au déjeuner

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Niala-Loisobleu.

14 Décembre 2024

BLANC PUBLIC


B LANC PUBLIC

Un taxi maraude dans les rues vides

pendant qu’au dernier étage, une fausse vierge part en voyage

Au dernier méandre avant la ligne droite du fleuve

la marie-salope drague en prenant garde de ne pas toucher le fond

les réverbères en sautant du pont n’ont pas empêché le viol de se faire

on a juste abaissé le voile sur la serrure quand l’aube a sorti sa clef

La menace du coup de griffe a fait virer le Nautonnier de bord

balle au Centre, en faisant l’omerta sur la virginité de l’auto-candidat…

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Niala-Loisobleu.

14 Décembre2024

LUMIÈRES VAGABONDES


LUMIÈRES VAGABONDES

A l’abri des regards, un concile taupe en silence, pendant que les annonces se précipitent par le premier interstice

Au départ était le verbe

l’humain comme superflu est à l’arrivée

Les terres cuites distribuaient des oranges en dehors de Noël

il n’y a plus de palmeraies aux pieds des marches qui mènent au désert

Alexandrie devait renflouer son phare, comme notre représentant de commerce au pouvoir, promettait de changer de méthode, sa décision est son dernier contredit

Depuis le noir qui gagne, je frotte un reste de garrigue contre mon né, mais du lapin ne vient que le rendez-vous manqué

Pour ne pas perdre l’espoir que vante le fado dans le drame qu’il chante, je lui enlève les paroles pour ne pas couper la lumière

Mais je trouve que Coué mobilise avec peine dans l’avancée qui a un ton totalitaire…

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Niala-Loisobleu.
13 Décembre 2024

AU BRIN DU JOUR


AU BRIN DU JOUR

La force de ce soleil que les omoplates de La Chaume montrent de face

tire à elle les derniers brins d’herbe au carré de Noël

Et dans la lumière interne où l’oiseau nidifie sur les lieux dans lesquels les mots-peints paraphent la volonté de demeurer

Ici m’aime et plus que nue, tu as monté le cheval d’un seul désir d’aimer et de l’être sans limite

alors que le coq roulait son caisson dans une odeur de frites garée sur le parking

toujours aussi simple qu’un sein topless à la plage qui rentre dans l’ô.

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Niala-Loisobleu.

12 Décembre 2012

POUR QUI, POUR QUOI ?


POUR QUI, POUR QUOI ?

La porte coince, sortie des gonds

Un caillou bloque la colline

À mentir l’échelon vermoule

l’échelle se replie en vieille rengaine

le temps veut être seul à décider

du porteur d’eau

Alors le bois perd ses cheveux

L’orée ne fait plus la raie

Le souffle de l’air est gominé d’un gel

Éternité des stases aux lignes de vie

Il n’y pas d’entrain pour les grandes lignes

Aujourd’hui rien n’est payant

en dehors des émoluments d’élus

Demain on rase gratis

Les gorgones tapinent topless

Saute à la corde du string énième reprise

Aux maies, les révolutions pendulaires s’accordent été comme hiver

Tu es pétri en pâte à modeler

Le marais enlève son sel

L’étier fermé pour travaux

Et roussit sous sa rouille le chant ne sait que se répéter

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Niala-Loisobleu.

12 Décembre 2024

« POINT DU JOUR » – NIALA 2024 – ACRYLIQUE S/PANNEAU 65X54


« POINT DU JOUR »

NIALA 2024

ACRYLIQUE S/PANNEAU 65X54

La mer roule à croire que c’est une sorte d’euphémisme, tant d’un endroit à un autre, l’immobilisme règne. Et ce mercredi, de penser que cet éléphant de Pau, pourrait revenir au gouvernement, ne me fait pas croire que ça permettrait de franchir le col.

La pierre qui a roulé comment aurait-elle pu faire mousse en étant partie d’un détournement d’argent ?

J’ai blanchi sous le harnais de labours dans une vie où le calcaire se faisait fort de couper l’eau

Aussi penser que Notre-Dame pourrait être le levier qui ferait rouler le pavé d’asphyxie , me paraît à côté de la plaque tectonique. Ce matin, en changeant la paille du cheval, j’ai séparé les bouses du crottin en retenant ce que le géranium préfère dans cette grande évasion

Le jardin est tellement suspendu, que si t’encorde pas les pots sur le balcon, la défenestration menace

C’est la raison pour laquelle, après avoir bu ma tasse, j’ai gratté les miettes pour retenir la lumière à portée de fenêtre

Sage précaution pour tenir debout quoi qu’il arrive

je n’ai pas besoin faute d’espoir naturel, de me masturber pour compenser le désamour actuel, tes seins sont de nature à repousser le tigre quand ils se mettent en garde, tout comme ton déni des petites-culottes est un bonnet phrygien plus efficace contre une nouvelle pandémie, qu’une nouvelle méthode de bonimenteur

Je reste demandeur d’aube.

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Niala-Loisobleu.

11 Décembre 2024

HIER EST LA


HIER EST LA

L’horizon monte pour satisfaire la faim de ses yeux

l’herpès n’est pas encore entré dans mon oeil droit

Du premier plan, l’oiseau, s’envole loin sans détacher le chien

de ce creux de la main-gauche, plus bref qu’une rencontre de comptoir

Quand la ligne passe par les petites gares, il pose assez de jours pour déblanchir les pages, sans abaisser le niveau des passages

C’est à Paris, tout contre la rive-gauche que tout a commencé

corsage ouvert dans la chaleur des repasseuses,quatre-saisons, leurs fleurs et leurs légumes au bord du trottoir

le cochon des Halles, Balthazar, le grand bassin des Tuileries initiant un goût de la Femme, sans perdre un seul poil

De la rue de Verneuil, bras tendu, vers la Beauté sans fard, à saute-mouton sur le monde pour faire résidence, ça finira dans les deux Charentes, sur une plage naturiste qui ne perd pas de temps à trouver le genre. cet estuaire écluse la lumière de la Seudre aux bambouseraies d’Asie du Sud-Est.

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Niala-Loisobleu.

10 Décembre 2024