FOUILLES AU JARDIN


FOUILLES AU JARDIN

Les branches tuteurées

je relève des yeux jusqu’au noyau

Le sol se confond à force d’être malmené

faire passer les cendres pour de l’herbe

l’oiseau refoule la demande depuis une haute branche

La communion entre le corps qui se déplace dans les airs

et les doigts qui viennent de le lâcher sur la toile

dénonce le procès d’intention qui veut séparer le vrai du faux

Trop d’archipels ont vu disparaître l’essence de leur dépassement

comme on renie la nature du rapport des genres en les incarcérant derrière les barreaux d’une cage

je sortirai ton corps de taire

pour gagner pore à pore la remise à flots

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Niala-Loisobleu.

20 Décembre 2024

DU LIVRE D’IMAGES


DU LIVRE D’IMAGES

Défiant le champ vide, la page a retrouvé l’ormeau dans la table des matières à quelque chose. L’étonnement fut grand, quand on vit qu’il avait encore des feuilles. Il se déplaçait même sur ses jambes, venant border une route qui ne figure que dans un concept d’ATLAS ORIGINEL

La beauté de ses fesses, a fait que vu de dos, j’eus conscience d’être toujours là, face à la réalité

Les tours génoises que j’ai aperçues en dernier, remontent vers un point de vue, maintenant seulement dépassé de leur usage

Qu’importe l’anatomie garde toujours sa distribution habitat ive en résidence

Et je vais aller chercher de quoi nourrir mon envie, puisque qu’aujoud’hui c’est jour des courses.

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Niala-Loisobleu.

20 Décembre 2024

UN TOUR SUR LE PERRON


UN TOUR SUR LE PERRON

C’est aux circonstances que l’on ajuste les clefs de sa demeure

je me rends compte que j’ai dû revoir le mode d’emploi à partir du jour où je me suis retrouvé seul dans toutes les pièces

et ça bouleverse la façon dont on vit en société

La pensée d’aller revoir le passé ailleurs se revêt de sensations contradictoires

surtout dans l’état dans lequel le monde se trouve, qui ajoute à la sensation déroutante

le temps a fait revoir les choses sans les faire disparaître, je sais que certaines d’entre elles vont revenir au devant de la scène

On aménage son coin comme on rend un chemin carrossable, sans pour autant le sortir des lieux par lequel il passe

A partir de l’évolution, le moyen adapte son action

mais ce qui manque garde son visage

C’est fou comme la vie s’attache à certaines choses alors que d’innombrables parties du vécu passent sans s’arrêter.

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Niala-Loisobleu.

19 Décembre 2024

D’ÉPOUSAILLES EN COURONNE


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D’ÉPOUSAILLES EN COURONNE

Dans la chambre, tout de suite après le pillage

le globe et sa couronne sont restés sur la console

du réchauffement venu de si loin, que la poussière est toujours en suspens

Dans le bois, on dit que la biche a vu le loup

et que de l’écluse se demande où trouver la rivière

Dans ce barrage d’étroncs, la forêt envoie les motos ramasse-merde sur les orées

il est si faible l’orifice qui navigue dans l’épaisse couche de nuages, que d’aucuns avancent le terme de cyclone

Lundi je sauterai en parachute dans le Gers, j’espère avoir assez de mémoire du temps où je peignais sans confinement. Mais je monterai en altitude, oser reste mon seul espoir

Les noces d’où la couronne provient ne prédisent rien qui puisse être opposable

je me laisserai transporter, en pensant que la mariée est un cerf-volant imprimé des couleurs du tant..

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Niala-Loisobleu.

19 Décembre 2024

LE VOEU D’ADRET


LE VOEU D’ADRET

Une lèpre au bout des doigts

rongerait la lumière

s’avance l’ubac en coup de force

désordre de l’état de faiblesse

Revoyant mes dernières feuilles

je ne veux rien raturer

Vers le mas l’oiseau ne descendra pas

ses pierres ne sont que le cri du langage humain

elles doivent rester hôtes

Bien sûr, la terre perd la boule

mais le naufrage ne craint rien de là

c’est la déraison d’une ambition insane qui demande la purge

Voilà quelques jours que le bleu ne pouvait plus s’exprimer

je le hisse dans le flux aquarelle

de ma dernière fontaine

comme la goutte salvatrice

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Niala-Loisobleu.

18 Décembre 2024

ET TAS DES LIEUX


ET TAS DES LIEUX

Ce qu’il reste aujourd’hui, montre de quoi méditer sur l’HOMME autrement qu’un avenir géré par des individus ineptes à tous égards

L’ART sent comme un animal tout ce qui met la vie en danger

Alberto GIACOMETTI avec cette œuvre magistrale, a devancé l’histoire actuelle dans laquelle nous nous complaisons, en autorisant des choix politiques ne pouvant mener qu’à la disparition de tout sens humaniste

« L’Homme au Doigt », l’œuvre qui pointe vers l’éternité

Parmi les trésors de l’art moderne, une œuvre se dresse comme un symbole intemporel de l’expression humaine et de la quête de sens. « L’Homme au Doigt », créé par le célèbre artiste suisse Alberto Giacometti, incarne à la fois la fragilité de l’existence humaine et l’aspiration à l’infini. Cette sculpture emblématique continue d’intriguer et d’inspirer des générations d’amateurs d’art du monde entier.


« L’Homme au Doigt », créé en 1947, est une sculpture en bronze de 1,82 mètre de hauteur. L’œuvre représente une figure humaine maigre, réduite à l’essentiel. La silhouette est élancée, presque squelettique, avec une tête minuscule et un corps allongé. La caractéristique la plus frappante est le bras gauche de la figure, dont la main et le doigt pointent vers le ciel.

Cette posture singulière du doigt levé évoque une multitude d’interprétations. Certains voient un geste d’accusation ou de désespoir, d’autres y perçoivent une tentative de transcender les limites de la condition humaine. Giacometti lui-même a décrit l’œuvre comme une représentation de l’angoisse existentielle et de l’isolement, des thèmes qui préoccupaient beaucoup d’artistes de l’époque après la Seconde Guerre mondiale.


L’approche de Giacometti envers la sculpture est tout à fait distinctive. Il préférait travailler sur des œuvres de grande taille avec des détails fins, ce qui créait une tension entre l’ampleur de l’œuvre et sa forme effilée.

Chaque sculpture était le résultat d’un processus méticuleux de modelage, de réduction et de réaffirmation, reflétant l’obsession de l’artiste pour la quête de la vérité intérieure.

« L’Homme au Doigt » a été acquis par la Fondation Maeght en 1959 et est devenu une pièce maîtresse de sa collection. Depuis lors, cette sculpture a été exposée dans des musées et des galeries du monde entier, captivant les spectateurs par son pouvoir émotionnel et son humanité universelle.

En 2015, « L’Homme au Doigt » a établi un nouveau record en devenant l’œuvre d’art la plus chère jamais vendue aux enchères à l’époque, atteignant la somme impressionnante de 141,3 millions de dollars. Cette vente exceptionnelle témoigne de la fascination continue qu’exerce cette sculpture sur le monde de l’art et de la culture.

« L’Homme au Doigt » de Alberto Giacometti demeure une œuvre d’art extraordinaire qui transcende le temps et les frontières culturelles. Avec son esthétique minimaliste, sa posture énigmatique et son pouvoir émotionnel, cette sculpture continue d’inspirer et de questionner notre compréhension de la condition humaine.

Kagni Kebe


X

Heather Dohollau, La Terre âgée


Quelques heures de lecture sur un banc 
De jardin public en bordure de route 
La poussière et le bruit ratissent de près 
Mais les arbres sont hauts et au soleil 
Les passants portant couleurs de l’été 
Se meuvent en transparence sur les eaux des yeux 
 
○ 
 
Les jardins d’Été sont des lits de feuilles 
Tombées au travers d’heures qui furent uniques 
Une musique jouée ici sous les arbres 
Un dimanche matin seul de toute une vie 
 
○ 
 
Les petites choses : une boîte de laque rouge 
Avec un héron ou peut-être une grue 
Porté en signe léger entre ciel et terre 
Notre immortalité en brindilles d’or 
Sur une nappe de sang 
 
Des livres de la taille d’une main 
Aux doigts serrés où un oiseau bleu 
Se pose parmi les fleurs 
Et change de place 
Suivant la coupe du sort 
 
Deux toiles de Monet d’une grande taille 
Où la gardienne de la salle me montre 
Dans l’une, une datcha dans une clairière 
À peine visible, dans l’autre 
Une ronde de statues comme une bague de fée 
 
Ces images glissées parmi les valises 
Chargées des livres des autres – les grandes aimées 
Les voix qui portent une terre et toutes ses heures – 
De la menue monnaie pour un proche cerbère 
 
 
Heather Dohollau*, La Terre âgée, Folle Avoine, 1996, pp. 61-63. 

https://www.youtube.com/watch?v=3lz3px4dTU8
 

SEVRAGE EN VIE A VIS


SEVRAGE EN VIE A VIS

A l’angle rendu, où la tournure des choses arrive à bout de souffle, le tourbillon qui aspire dans un vide auquel on a jamais participé, mais qui enferme sans issue la nature créative, monte son rempart au point que l’échelle se montre trop courte

Les joues pâles et les doigts gourds, passent sans pouvoir s’arrêter au chevalet, comme séparés d’air, sans force, éteints, l’ombre d’un convoi funèbre coincée dans le regard. Qui a pu anesthésier une énergie que rien n’avait pu faire fléchir jusqu’ici ?

Oh, c’est plus simple qu’on le dit

Il s’agit juste d’un sevrage de racines

La communication souterraine a rencontré un éboulement cyclonique à même de faire douter de la poésie

Tout ce qui venait de la centrale de l’espoir s’est trouvé mis hors du pont aérien, derrière de fausses promesses, le gouffre qui s’ouvre, avale tout ce qui ne pouvait qu’être amour d’aimer, peindre, écrire, échanger et cherche les mains en vain

La cruche est allée trop à l’ô

se servir de Noël comme un symbole

dépasse aujourd’hui les limites autorisées, à tel point que le Pape bifurque de Notre-Dame

Prendre chaque jour comme absent devient la reconnaissance du néant, ce qui m’est incompatible

Je tends l’oreille à l’angle de ces deux tableaux, pour tenter une foi en corps, de rejoindre l’impossible étoile et le feu sacré, afin de chasser la sensation de nager pour rien

Sortir de l’énergie, un bout de planche, je ne pense qu’à ça, mais il ne faudrait pas que ça soit celle d’un cercueil qui se montre

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Niala-Loisobleu.

17 Décembre 2024

BRASSE COULEE


BRASSE COULÉE

Laisse tes doigts s’humecter à la salive de la vitre

sans le vent qui pousse les combines à faire baisser les paupières

ne regarde pas le sens du clocher, qu’aurions-nous à faire d’une procession qui baptise juste un mouvement diabolique

dois te dire que le nid ne se construit pas avec les coucous

Où est l’oeuf ?

Absent à Notre-Dame, le Pape corse de sa présence un désir d’indépendance qui porte à croire que la chasse force Macron à atterrir dans le sens des thermes

le pont sur lequel nous traversons notre vie a besoin d’être imperméable, pas la voie des sirènes….

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Niala-Loisobleu.

16 Décembre 2024

ART TERRE


ART TERRE


Quai aux fleurs

une marchande désabonnée de l’eau

retient ses larmes à l’anneau

une péniche est sortie par la rue du Cherche-Midi

des fois qu’à Montparnasse elle trouverait un train de marchandises

à qui resterait des paroles a poser sur la note

C’est ça le blues

trop de fleurs sans aucune odeur

une nourrice au synthétique berce un lardon

dans un élevage de porcs

en croisant de temps en temps un soupçon de mascaret

au milieu du lisier sous le Pont des Arrhes

Au front de mer, un tamaris penche

la tête dans le seau

sans trouver de raison au dernier tatouage en vogue

qui fait penser que voter ça ne sert que le candidat embusqué

dans le plan à Troie d’Achille , le Zavatta d’Hélène

un béarnais, qui est un pro de l’adultère abonné au Centre

Je gratte des rues portées en bandoulière

pour pisser plus loin du jardin …

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Niala-Loisobleu.

15 Décembre 2024