A LA POURSUITE DU DIT AMANT VERT


A LA POURSUITE DU DIT AMANT VERT

Revenu sur la piste, le cheval tire à lui, ce qu’il faisait pour de vrai, sans rire. D’abord redonner la couleur de l’amour aux froidures des rapports du temps, d’une heure à l’autre au cours du même jour

Un arbre peut vivre nu de feuilles, sans pour autant laisser tomber la germination de ses fruits. Le brise-glace, lui, continue bien à voguer sans se faire prendre pour le Titanic. Sa figure à la proue d’une chanson

Dans les larmes du clown, les enfants mettent leurs rires en galipette, sans perdre une de leurs billes

Et puis quand en ballerine, tu te mettais en pointe sur l’aurore, ce qui nettoyait devant la porte, c’était la taille de ta poitrine. Une double montgolfière pour parvenir jusqu’à la bonne aire

J’aimais suivre la crotte des petit-lapins à la sortie du terrier, sans que mon gazon soit démoli par d’aveugles taupes, pour me rincer la bouche à la fontaine du patio qui chantait au travers des hibiscus en escalade sur les murs

L’huile peinte me retourne

du bas des pieds au haut des cuisses

Je passe tous les matins te voir sortie à ta fenêtre, en train d’arroser tes géraniums-lierre avant de repartir peindre l’émoi que ce spectacle éclaire d’une foi qui se fout des problèmes de l’âge qu’il est.

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Niala-Loisobleu.

11 Février 2025