
SELON L’ÉTIAGE
» Tu te lèves, l’eau se déplie
Tu te couches, l’eau s’épanouit «
Paul Eluard
A son stade, mon long fleuve montre le gros de son dos de face
tous confluents parsemés en nuitées ici et là
Reggiani
chante le Temps qui reste en laissant les mouettes
aller et venir dans le sens du courant
depuis les arbrisseaux d’un verger
aux vieux chênes enracinés à Brocéliande
les maisons blanches n’ont pas cessé de s’étreindre
C’est toujours une fenêtre allumée dans la transhumance du vide
qui sert d’embarcadère pour exécuter l’échange de l’étiage de la bouteille
m’a instruit Grindel, à la porte de l’école communale de la rue des Saints-Pères
Grand-Mère Marthe faisait les cuivres de la rampe d’escalier de la rue de Verneuil, mon père les formait de ses marteaux en sculptures solides
Et me voilà, en bout de piste du Jeu de l’Oie Universel, plus de gain en boucles d’oreilles que de pertes en cours du chemin des Cerises, sans la moindre envie de volte-face.
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Niala-Loisobleu.
27 Janvier 2025
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