écailles


ÉCAILLES

L’oreille collée au bleu qui crisse

j’ai marché d’avant en arrière pour ressouder

mais l’écart trop grand entre hier et aujourd’hui

refuse d’unir le saute-ruisseau au handicapé du présent

Les coquilles rejoindront la cour des poules pour tenir l’oeuf

sans briser la part de rêve du vieil enfant fou

incompatible réglementairement parlant…

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Niala-Loisobleu.

14 Janvier 2025

« Marchant je dévoile le paysage feuilletant ses contours comme une esquisse cent fois revisitée cent fois on le parcourt cent fois on entrevoit des replis inconnus surgissant au détour d’un regard inédit ébahi par tableau qui nous invite à ralentir / ralentir pour contempler fragments interdits miettes de décor dans débris de regards esquilles que l’on traverse encore en étranger quand soudain on s’arrête odorat bout au vent élu par un chemin fragile un chemin immobile qui nous confie qu’enfin le paysage est prêt / prêt pour être livré révélé et pour nous accueillir alors tous flancs dehors naseaux ardents un silence assourdissant nous autorise enfin à lui appartenir. »

Camille Dautremer

QUAND L’AURORE PARLE


QUAND L’AURORE PARLE

La nuit est à cette heure, toujours autour

pourtant, ça n’est pas une rêverie

ces couleurs qui viennent me dire bonjour

Le sentiment d’armer cette Énième Période, pousse à passer à l’acte

Comme des seins dépourvus de chirurgie

je sens entre mes mains venir une force que le naturel exhorte à dire

L’oiso qui chante

n’a besoin que de rondeurs charnelles pour envoler de nouveau sa vie, inutile d’accrocher des boules de graisse aux branches

Aller, Petit-Peintre, va au bout de ton idée

l’intuition qui se présente n’est pas dépourvue de corps…

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Niala-Loisobleu.

14 Janvier 2025