
EMPRISE DU CHAMBRANLE
L’environnement sombre s’est coupé d’une ouverture interne, un cheval a du passer par là, l’odeur équine rassure au point qu’on arrête de tirer la courte-paille pour connaître le prochain qui satisfera l’addiction cannibale galopante
Quelle est donc cette côte qui aligne ses hanches sur la ligne de flottaison d’un ancien ô céant ?
Approchons à coups de rames pour débarquer, peut-être que nous trouverons cette pulpe qui nous remettrait d’aplomb, on dirait qu’un collier de fleurs danse entre deux seins balanciers de pirogue
Et ce bruit qui sort du fond de colline, plus on approche plus il rappelle celui d’une cascade ancienne, là où les femmes venaient se baigner sans rien qu’une couleur hibicus dans la coulure des cheveux
Plus j’avance et plus j’ai le coeur qui penche, jusqu’à la montée d’un grand perron onirique où un jardin suspendu joue à saule-pleureur. A ce moment là Paul Gauguin sort de sa case en disant: Cette fois je crois que nous y sommes
Des oiseaux blancs s’envolent pour franchir ce qui pourrait retenir l’envie d’écrire les mots d’une peinture de franchissement…
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Niala-Loisobleu.
4 Janvier 2025
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