LA LEÇON DE CHOSES


LA LEÇON DE CHOSES

Des années durant, à chercher les disparitions non résolues, ramènent toujours sur les lieux de la dernière trace laissée

je me souviens de cette chanson qui passait par le Triangle des Bermudes sans qu’on la voit ressortir

et creusant les abysses, on écope le fond de l’épave à la recherche de vestiges propres à expliquer le naufrage

La voix haute je lis et relis

puis notifie l’impression ressentie d’un commentaire avant de passer à table

Seuls les glaciers fondent, car en enfonçant le piolet, je ne trouve rien de mon écrit, les mots ont fondu de neige au soleil imaginé

Les remontées de plongée pour renflouer l’Époque boivent tant de tasses que les Ponts-et-Chaussées suppriment le pont comme le Mont-St-Michel coupe l’accès quand la marée haute arrive aussi vite qu’un cheval emballé

L’homme revient en pèlerinage sur la jetée, non comme on vient mettre des fleurs à la Toussaint, pour calmer ses remords

Juste pour réchauffer son coeur, tel un ex-voto suspendu aux poutres de la Chapelle des disparus en mer

Il repart à cheval vers l’énergie qui tient sans mourir, non-coupable d’avoir cru à l’impossible étoile…

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Niala-Loisobleu.

3 Décembre 2024