FENÊTRE SUR VUE


FENÊTRE SUR VUE

Passé le crépuscule, l’aube pousse la porte du vestiaire

je ne mesure pas l’amer, mais j’en connais les effets de tangage

Lancé dans ce nouveau chenal, je tiens le phare côtier à l’aplomb des balises

cale pleine du vivre à manger et de l’ô à boire pour combattre le scorbut

Bertin me chante du plus loin, ta présence offerte, parfumée

voiles larguées à la proue de tes seins, algues marines au bombé de l’aine

Un point d’île marqué à la pointe du pinceau encarte l’amerrissage prochain

Vieille demande en mariage que le mareyage tient sur le banc de la grande pêche, dans cette chanson que les marins sortent de l’accordéon en direction des baleines

Ici, le temps s’entoure de pores qui exhalent la couleur vive des coques pour la formation des mousses

dans cette odeur de saumure amoureusement nichée aux points stratégiques de l’anatomie féminine

Dépassé la barre, l’anémone fixe le corail au doigt, c’est l’heur d’embrasser la mariée…

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Niala-Loisobleu.

26 Novembre 2024