NOUVELLE LUNE
La tempe au bord de l’Occident
j’hisse la voile de cette pensée qui bat au temporal
La mèche d’un toupet défie les moulinets du fléau pourchassant le grain
d’un reste de braise insolent narguant le fondu artistique du plomb tenant la lumière du vitrail
à grands gestes par une copie de Millet en embuscade sur le parvis d’un Angélus
Que sont devenus les manèges d’antan où les petits chevaux embrochés sur une torsade de rire
mettaient en ascenseurs la nacre des perles dans l’écrin de bouches aux joues roses
Rubans et costumes marins
meules de paille des chapeaux
carreaux des tabliers
Tandis que le pavé disjoint tremblait d’émotion
acérée par le rémouleur
le vitrier perçait l’idée crasse d’un cri des reins
qui retombait en potager sur l’étal ambulant
d’une quatre-saisons amarrée au trottoir
devant la porte d’un bougnat étranger à la mendicité organisée
du selfie du pique
Je n’ai pas conté hein par hein les nuages
j’ai partagé avec d’autres les maux de tête qui trépanent d’ô bue
l’ouverture des intestins sans anesthésie d’une région espagnole
au vif de l’héroïsme de légions d’inconnus lâchées au combat qui n’est pas le leur
Et alors… raconte…
Qu’en reste-t-îles de tes vingt-ans ?
La m’aime stupidité affirmée par les-moi-je-sais-tout
Une croyance absolue en l’Amour
Intégrale de tous les mouvements de salope que ça
engendre
inspire
initie
inutilement vu que l’en faire est bien l’opposé du pas radié
J’ai jamais eu la croix
mais j’ai rien raté des javelles
Que t’aies 5 ans où que t’aies pu pousser jusqu’aux 91 balais
c’est du pas raye au m’aime
La vie c’est plus noir que noir
Soulages en témoigne
mais à moins que tu te fasses pas repeigneur
Parce que quitte à traverser
mieux on s’épargne les genoux à gémir
plus on a la plante des pieds qui pousse et nourrit
J’ai du pot âgé dans ma cressonnière
qui rajeunit au fur et à mesure qu’arrive l’autre bord
Ma pensée se fout des sculptures des tombes orgueilleuses du 1er Novembre
elle est agapanthe
plus bleue que l’amer des sarcasmes séniles
folle herbe pucelle
et renoncule mature
cédant humblement le passage sans prétendre à la gloire.
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Niala-Loisobleu.
4 Novembre 2024
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