
A FLEUR D’ÉCUME
Le carreau de givre de mon marais comme celui tout sale de la cabane, comment pourraient-ils attraper le moindre son dans l’instant d’oubli du monde ? L’un et l’autre ne pouvaient que devenir sourds au bruit de présence comme à l’image d’existence dans un rapport qui ignore l’humain. Toi, je t’ai dans le caillou, Blanche, il est vrai comme l’esprit d’escalier qui se faufile dans tous les terrains plats. Mais mieux vaut se faire fantôme de ce que l’on est, que d’être lambda de ce qui n’offre que de l’inexistant. Ouais, je sais, je vois les épaules des fardiers versant dès la première ornière. Est-ce ma faute à moi, s’ils sont creux au point de ne toujours tomber qu’au fond d’eux-mêmes ? Les morsures de la séparation, je sais le mal que ça fait. Les dents rouillées c’est un piège à ours, mortel. Raison pour laquelle, je nidifie, toujours dans l’Arbre à Médecine. Le ruisseau laisse toujours son clavier ouvert pour que les doigts du courant appellent aussi l’archet pour jouer ses sonates.
Je me tiens accroché à l’inspiration amoureuse de ton ventre par l’oyat d’un désir plus pugnace qui ne fait pas défaut à la nature. Le Petit-Peintre aux étriers de ta monture passe au travers du plancher du grenier pour sortir tes seins du coffre à jouets. Cette croupe qui s’arrête en gare est prise au lasso du butoir. La mer est montée par-dessus bord, plus haut que le phare, au-dessus des genoux de cet estuaire d’où tout part se laisser aller aux balanciers d’un praho confié à la marée.
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Niala-Loisobleu.
10 Octobre 2024









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