
MON REFUS
Cette marinade de l’aigri dans lequel la vie trempe
où qu’on se tourne aujourd’hui
est le plat sans relief qui gagne au fil des jours
en asphyxiant tout appétit de passer à table
Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
Peut-être mais en dehors d’émoi
n’avoir que la guerre pour vivre est un crime contre l’humanité
en jouir comme son pain quotidien est d’une pauvreté digne des plus riches
La mort sans le sens du blues où la vie se défend plus forte que tout
quelle névrose hérétique d’une santé en fin de parcours
gardez vos gémissements littéraires pour davantage de foi sans diplôme
ce n’est pas à vous entendre gémir que votre dernière pollution va guérir
Comment en pleurnichant sans agir aurait-on pu ne pas perdre l’amour ?
De ce qui me reste, je suis contre cet état de règlement judiciaire, c’est plus dur de peindre aujourd’hui mais ça n’est pas une raison pour encenser les pleureuses.
Ma Pierre d’Âtre n’est pas le bûcher de mes enfants.
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Niala-Loisobleu.
8 Octobre 2024
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