« EMERGENCE BLEUE 4 » EN CE DIMANCHE A 16H45


« EMERGENCE BLEUE 4 »

EN CE DIMANCHE A 16H45

On sort si peu la tête du seau aujourd’hui, qu’il me plait de publier ma peinture dans ses divers états d’avancement

J’éprouve ainsi le sentiment de vaincre l’effacement dans son ensemble

en remplissant ma solitude d’une part de vivant contre l’adversité du deuil environnemental

La main qui peint caresse une rondeur de jours, obtenue par le rabotage des douleurs collatérales

Les anémones et le bleu accrochés à mon cheval, remontent, trace à trace, pour débusquer le passage devenu discret qui écarte du piège embusqué

J’ai l’âge de croire comme l’enfant qui ne m’a pas lâché

la mort viendra, la célébrité n’en épargne pas, je prends Delon comme exemple

mais je ne suis pas pauvre d’amour

le soleil jaune de chrome qui rayonne sur mon compte me protège par une montagne les pieds dans la mer, d’être dans le rouge

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Niala-Loisobleu.

18 Août 2024

CE QU’IL RESTE DE CETTE EPOQUE


CE QU’IL RESTE DE CETTE EPOQUE

LOVE MARINE A BARBARA (REPRISE)

Merde à Vauban
Bourcefranc
Passe de l’Aiguillon
A ô l’héron !

Ainsi chantait l’impertinent oiso en sautillant d’une cabane verte à un sourire rose, salant beurre et sardine en trempette dans le bol d’air

– J’ai le jaune à cale et hop sous marine étale

T’aurais vu la tronche de la balise qui l’avait bosselé la veille que tu aurais dit avec lui, bien mal à qui profite de la marée pleine pour miner le chenal. Un vieux proverbe qu’on se dit encore dans les cabanes retirées des marais de légendes.

Les genêts sont demeurés aux landes, ouais, je sais ça fait dame de campagnie.

Bof à chacun son moulin, comme disait Cervantès de la Mancha qui aurait aimé visiter l’Iroise en bateau plutôt qu’en Rossinante. Moi j’dis plutôt comme un chien pote ami, à chacun son destin. Si tu te le prends pas à deux mains, compte pas sur ce qui a filé hier. C’est la stase que j’préfère comme chantait Thermophile un hydro qui carbure toujours mal en temps de crise

Le  vert canal, m-doux mi-sel, vanne la bourriche en panneau de brandes. J’ai du tamaris à côté de mes vases, pour que l’essaim n’allergique pas (aujourd’hui le virus est partout, mieux vaut de l’hors que du faire blanc).

Le vent s’est levé tôt, allons cueillir les dernières figues à la Tour de Broue. Aussi loin que mon coeur voit le ciel et l’eau se confondre, si tu tombes ça fait moins terre à terre. Alors rien dire aux rapporteurs, resté taiseux à leurs paniers. L’amour qui couve fait les plus beaux oiseaux. M’aime que les prédateurs y enraye le fusil. Le vrai c’est pas celui qui passe, c’est le grand teint, le pigment pur qui défie le temps.

Jaune, vert, rouge ma trémière grimpe à la verticale, le front déjà dans le bleu de la prochaine toile. Peins, peins, peins c’est soleil !

Souviens-t’en Barbara, c’est à Brest qu’est la rue de Siam…

Niala-Loisobleu – 17/12/17