
EVASION
Ta nuisette prise dans les branches du cerisier, la fenêtre reste ouverte
pour laisser une chance à ta robe de chambre de quitter le dossier de la chaise
Nos voisins les castors ont bossé toute la nuit comme des lapins
au coin de la Côte-Sauvage, derrière les dunes, la vague s’aplatit sur ta poitrine durcie
On aurait entendu bramer un cerf si le vent n’avait pas tourné le dos au jour renaissant
à voir comme les petits-pots de pin sont remplis, on imagine que les gemmeurs n’ont pas boudé cette union entre l’homme et la nature
Quand repartira le premier train des cocus
les baigneuses de toute taille s’attèleront au chant du coq
puis en plongée dans l’épave qui barre le chenal, elles chercheront Jojo le mérou , avec qui elles dévérouillent leur jardin secret
un regain d’air frais lave les brumes cervicales jusqu’au point de départ de la colonne vertébrale
si tu es là, dis-moi où la chouette te débusquera comme l’association rosée-soleil fait sortir le champignon.
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Niala-Loisobleu.
13 Août 2024
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