
AUTAN OCCITAN 2
POÈME DE BARBARA AUZOU
PEINTURE DE NIALA
C’est seulement maintenant que l’heure sanguine abdique
entraînant sous sa jupe humide l’odeur lourde
des menthes écrasées d’insectes
que le vent sournois balayait encore tout à l’heure
et la terre qui s’était rêvée sable redevient terre
pour le marcheur emprunté rêvant de garrigues
sous les sarcasmes de la pierre froide statue
chimère de son invariable désir de s’ancrer là
C’est dans un fracas de mots perdus
que l’heure sanguine se disloque
étalant un baume de silence inquiétant
sur les morsures du sel et du vent
promesse rauque d’un lendemain de chaleur
où la vipère attend.
Barbara Auzou
❤
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Il y a l’heure du matin qui s’étend renforcée par celle du soir où l’étreinte a dépassé le ressenti ordinaire pour trouver sa sphère. Atomisant toute forme d distance dans sa relativité intégrale
Aujourd’hui c’est six ans où l’oeil voit plus loin que les limites d’hier pour s’approcher de cette idée d’union toujours refusée.
Il y a promesse entre deux
Tes mots, Barbara, prémices de la reconnaissance qui t’es due éteint la matrice.
Je t’embrasse leur couleur aux lèvres.
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