EBOURIFFEE


EBOURIFFEE

Au coeur des grandes marées

la lande les mèches dans les yeux

prend appui au rocher

Quand la vague éclate contre la ligne de flottaison

le nombril sur l’herbe brassée dépasse à peine du maillot

Coques sur le sable sans qu’une voile ne puisse hisser un départ

les bouées à l’entrée du chenal s’agrippent de toute leur force aux corps morts

le fleuv e n’arrive plus à se jeter dans la mer

Saintes ce jour

maudit le mascaret qui déborde sur ses quais

on s’accroche sans y croire aux poutres de façade d’un printemps proche

le changement d’heur devenu désormais paix qui foire dans une idée d’entrée en guerre…

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Niala-Loisobleu.

9 Mars 2024

PROMENADES DANS MES TIROIRS 4


PROMENADES DANS MES TIROIRS 4

NORIA

Qui tient la main de l’outil du chemin sans s’en faire, au centre de tri ? L’humidité qui ronge l’air d’un temps lourd coule le long des tempes forestières en parallèle à l’asphyxie animale du grand singe. Dans la salle obscure du fond, la forme racole pour un transport à l’air libre avec sa patinette à la mode. Que la corde libère cette douleur qui retient.

Le violoncelle ventre ses étages, descend palier par palier

les cinq étages de la chambre que tu as sous toi 

jusqu’au buffle qui tire l’eau à la rizière.

Les murs gémissent sous l’archet des portes cochères menant au frémissement des pores dans la levée de chaîne des marées. Avant le cri des mouettes l’enfant pose la quille à l’eau comme la douve qui protège son château lèche le rempart sec. 

Niala-Loisobleu – 10 Juin 2019