PALIMPSESTE : LES PREMIERS PAS


PALIMPSESTE : LES PREMIERS PAS

Le V luxe de ma couverture coulisse

trou lala

La tête baissée les bien-pensants se cachent surtout du soleil, la lumière les bronze à cuire

pour de bon

Dans ma montagne la mer est à niveau

je ne planque pas ma bulle

Le jour aime se foutre à poil

j’ai été baptisé comme tous ceux qui ont droit à la revanche

ah les p’tites-femmes de pari

c’est à flanc que j’accroche comme une maison-blanche mon arène

à l’ouest du labyrinthe pour me tailler des fusains

Minotaure

aies pas peur

ton érection fait des vaches pour que la vue des trains reste un voyage à faire

je m’amarre dans l’espalier des villages de la baie du couloir

un légitime besoin de changer l’heure de ce monde en avance sur le malheur.

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Niala-Loisobleu.

28 Février 2024

AVANT LA DERNIERE BAIGNADE


AVANT LA DERNIERE BAIGNADE

Je creuse la mer, écartant les galets qui te cachent

pour que de tes cheveux décoiffés arrive l’abri des grands saules

ceux-là que seule l’émotion fait pleurer

Puis à battre le mouvement des vagues aux récifs, de l’embrun nous sortirons l’écume du désir d’unir nos ventres, à la cadence rotative du phare

dans l’alternance du temps de chaque jour, marées comprises

Le goémon ramassé nous le remonterons aux jardins à entretenir

laissant en chemin les mues dont nous avons dû nous déshabiller définitivement

L’heure n’est plus de faire un enfant, mais nos ménopauses au pied du lit n’ont pas interdit aux chiens de garde de les guider dans le brouillard des fumigènes allumés dans les écoles

cette nage sur le dos dirige nos regards vers l’Île, le Nord pour voile..

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Niala-Loisobleu.

28 Février 2024