
DE RETOUR A LA RIVIERE
D’un oeil-de-boeuf, le grenier fouille le jardin à la manière du chat qui désire satisfaire sa faim. Les autobus ont glané avec le premier métro, les rêves inassouvis des levés-tôt. Par la bouche d’aération l’haleine se cogne au saucisson et à l’à quoi bon vagabond du transfert d’ici à là qui se cherche. Sur le comptoir, du café passe.
Le soleil d’hier laissé par les enfants est resté au lit. Il n’y a pas d’école le Samedi, quelque soit la zone. La pluie a repris son squat. Des formes nues me parviennent, tendre métaphore, il va falloir se mettre au tri. Le cheval hoche de la tête pour montrer qu’il a compris le sens du courant et passe sous le pont pour s’atteler à l’arche. Aquarelle, la figure de proue du voilier à quai a des seins tendus vers la découverte d’une Amérique. Des mouettes encadrent le cortège sans s’opposer. Dans les vergues on déhale les nuages sortis des coups de coeur des « j’aime » mis sans lire et le Capitaine lève l’encre sur le Livre de Bord en mettant son commentaire.
C’est un temps à repeindre Badinter
pour ne plus couper la tête aux idées claires.
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Niala-Loisobleu.
10 Février 2024
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