
LA BATAILLE DE NOËL
Autour des reins cette serinette qui secoue ses boules sans parvenir à faire naître, dans l’invention d’une étable-utérus où l’haleine dans sa jazz-session pousse un boeuf pour enfanter le mythe, bat son plein
Face à face, flanc contre flanc, les vaisseaux de l’armada du business enrôle la family, les sabords ouverts des tiroirs-caisses
Un temps de cartes de voeux prétend mettre du soleil sur les plaines inondées
Remplissant trains et routes comme pour un rencart à la Mecque
Mais putain, moi peintre, jure n’avoir jamais vu de rouge aussi gris, M. le Président
D’un fond de caverne, une horde joyeuse bouscule et renverse le fauteuil où on vient se faire prendre en photo avec le profiteur
Je repeins, une grande-toile (100×73) pour renouer avec le bon motif. Voilà quelques jours que j’étais tenu en dehors de l’atelier pour cause d’emballage. Mais le papier-cadeau me gonfle à souhait pour me ramener sur mes bases et servir la cause. Les gens sont devenus fous, on risque de se faire piétiner pour s’approcher d’une gondole n’ayant rien de Venise, à part le masque qui la caractérise
Il faut que je purifie l’embrouille
Peindre le dernier qui lui rendra hommage, à Jacqueline, l’âme droite, debout, pas à genoux en pensant comme l’a écris Grindel à Joë, qu’on ne doit pas enfariner les enfants pour les racoler dans un système de piratage…
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Niala-Loisobleu.
23 Décembre 2023
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