LA RETIRADA


LA RETIRADA

Quatre vins et une citronnade

l’ argent des oliviers frissonne de la rougeur des terres

Andalousie

jalousies tirées

un bario longe les murs blancs

descendus des collines

d’hier me résonnent le détournement des olés

cinco de la tarde

Asturies

Castille

Catalogne

mosaïque des ramblas

un bateau fratricide attend les caisses de grenades

au poteau le caudillo aligne le peloton

Federico caresse la loge d’un théâtre

corde de guitare autour du cou

le chien andalou erre

libertad

des oiseaux de proie piquent sur Guernica

les toros grattent le sang des arènes

Aragon

Pays Basco

des colonnes humaines mordent à la gerçure de la haine

cols ouverts par l’arme blanche

Pyrénées portes ouvertes vive la France

Ils étaient vivants

ce matin une musique militaire me reparle de la guerre

quelle guerre

pour quoi

pour qui

pour défiler des idées à la chemise noire

pour des primates hurleurs

pour des idées aux corrompus

Espagne

ma dernière volonté subversive internationale

Roberto Juarroz

restons-nous, entiers à la verticale

une salope est en corps prête à se coucher

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Niala-Loisobleu.

14 Juillet 2011/13Décembre2023