
PIERRE BONNARD
ÔTE TON CUL DE LA CHAISE
A la vue du tas d’habits traînant au sol, la mesure de l’attente impressionne
ces heures à n’entendre que l’eau couler pour rien ont embué la salle de bains au point de ne même plus voir le lavoir
Hier soir au moment de pousser la porte des années le bateau s’est mis à quai
Les têtes connues qui sont descendues tiraient trop à elles de choses en cours qui rêvaient de la rencontre dans le lit faite pour continuer à laisser la chaise à l’entrée
Même l’aquarelle au plus fort de son eau finit par sécher
Vos regrets mes fils n’ont pas lieu d’être, vous en êtes devenus complices de votre mère voleuse d’enfants, le premier instant où vous avez franchi les culottes courtes
Les pierres des constructions savent toutes ça. Il faut écouter craquer les charpentes et les parquets les nuits où les Maîtres de Guerre s’en prennent aux sommeils pacifiques
Ce matin je traîne dans mon futur en oubliant de me faire prendre par le linge qui jonche le sol du passé.
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Niala-Loisobleu.
25 Novembre 2023
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