
SORTIES
DE
MON PORTE-FEUILLES
On revoit la côte là où la pluie ne faisait plus qu’un avec la nappe
Les yeux clignotent
(reprendre l’habitude n’a rien d’évident)
d’autant que nous sommes en automne. morte-saison pour les feuilles
Retroussant mon pantalon je tends la jambe au soleil qui rentre
et me laisse gagner par l’afflux de souvenirs
je vois même des oiseaux traverser, d’une manche à l’autre, le piquant de telle scène que ça fouette ce qui sommeille et ramène tout sur le devant de l’écran. Donnant au besoin d’aimer cette prépondérance qui pose problème dans certains séminaires exceptés ceux de ma religion
A peindre jusqu’à changer la couleur de la façon de ressentir, on s’étonnerait du contraire
La vie pour de vrai
La vie pas pour faire semblant
disait l’inspiration qui donnait à la toile la certitude de comprendre clairement le dessein de ma main au moment où le brame se faisait entendre à la place du ronflement des moteurs
Ajoute à ça la proximité des quatre-vingts-dix-ans et tu te fous d’avoir ou pas dans le porte-feuille de quoi payer, tu suis les yeux fermés la sensation que celle à qui tu penses va finir par entrer pour rester….
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Niala-Loisobleu.
22 Novembre 2023
El estilo de los cuadros me encanta…. Y los escritos!
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