La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
quand soûle de silence elle plonge dans l’ô refroidie
ce réservoir du deuil où les vieux chevaux refusent de se faire bouffer leur foi
l’Angélus tourne à coucher le regain des blés à l’extrémité des îles du Pônant
Nous sommes là au point tragique de la traversée, les montres ont les aiguilles parallèles à Dali, elles se projetent des étendues de plages où des crabes-dormeurs pincent leurs pierres pour ne pas succomber au coma du vieil hyponcondriaque fabulateur
La blancheur de la côte peut-elle encore brunir au frottement d’un château de sable qui aurait survécu aux invasions contre la vie
je me pose en peintre qui s’interroge plus qu’un fournisseur funèbre pour mener ces dernières toiles éjaculer jusqu’à l’utérus du bac à sable océanique…
Le sens de la traversée se fait submarine en se chaussant de nageoires, d’ailerons voire d’aubes si des fleures cherchent laissent le sel le mettre à quai
J’ai vu un ru défier l’aridité d’une sécheresse en se sentant devenir amoureusement épris parce la voie n’était pas libre
L’Olivier face à la tour ancienne du temps qu’on y commerçait le sel jusqu’à l’embouchure du St-Laurent donne encore des fruits que je garde le chant des mouettes comme la chanson de cet amour
Au point que rien n’a pu parvenir à mener son mal a bien
Je suis chaque matin sous sa fenêtre comme en sortant de La Chaume entré dans l’ô au dessus de la ceinture
D’un mouvement d’enlacement total l’eau épouse les formes à la perfection
Les lèvres ont la force du désir qui vient se jeter à la bouche de l’autre
Il en fallu des chocs à la digue pou faire surface
Laisser aux seins le droit de choisir le chemin que les convenances prétendaient contraires comme la cuisse de Carmen s’ouvre en entrant dans l’arène par le résolu de son choix
Pour mordre sans déchirure l’aventure de vivre sans regret d’avoir satisfait à son désir de se montrer homme avant que le feu n’en laisse que de la cendre…
Il tient sa présence de Marthe, Sagittaire tout comme moi
Opiniâtre constante et généreuse au possible qui a lutté contre l’injustice, la méchanceté et la mauvaise foi de ceux qui s’obstinent à regarder de côté
Plus je m’approche de toi mieux je vois l’horreur du temps gâché à imaginer ce qui n’a jamais été comme n’avoir jamais aimé femme et enfants
Trotte ce jour en peinture comme pour rester toi loyal et aimant loin de médisance
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