La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Aux portes de Novembre mon cheval hennie d’aise Le Sagittaire que je suis la sent venir en grand chambardement d’ici le 24 Que les feuilles qui tombent, la pluie en emporte les misères Elles ont souvent jaunies cette année, apportant de mauvais fruits La peinture a lutté pour franchir les intempéries Reste à combler le vide dans sa totalité Amour, enfants, exposition, retrouvés Aménagement de plain-pied de l’habitat Fondation créée Pour demeurer l’artiste qui a besoin d’amour !
Novembre terre d’accueil arrive tenu par la bride d’un changement total
Adieu les soirs au centre du noir solitaire
Allume le feu pour la vitalité de l’esprit du corps
Laisse cette mue sur le chemin pour prendre la route avec la canne qui mène à ton quelque part voulu
L’aventure des promesses colporteuses oublie sa stérilité
Il reste la force de ta nature au ventre pour réunir et accomplir
Ne laisse pas traîner aux quatre vents tes éléments , rassembles-les, bien emboîtés sur le chantier qui construit sur ton passé en réponse à ton genre…
je m’assieds face à tout ce que mon moi-intime vît
et me retrouve dans l’image développée du vieux toro
J’entends la trompette qui ouvre l’arène
il pleut, mais le soleil de ma tête est brillant comme un costume de torero
J’ai fait pas mal de choses dans mon existence
mais au bord d’en sortir
de voir le programme qui m’attend
je pourrais halluciner
Carole a vidé la petite véranda ce matin pour tout me faire vivre de plain-pied
quelle présence pour moi m’apporte cette femme généreuse
puis mon peintre Anthony changera la grande véranda en chambre et salle-d’eau
c’est du rêve qu’on touche à pleines mains des êtres comme ça
Marylène elle
elle me réserve les 3 salles de Chateaubernard du 15 Janvier au 15 Février 2024 pour l’expo retraçante qui annoncera la création de la FONDATION NIALA (Jacqueline et Alain Denèfle)
Tu vois plus la mesquinerie apparaître
la sorcière décroche le pendu
on est tout entier dans l’humanité vraie
de penser que tu es seul n’est plus possible
Merci Cécile, merci Patrice
S’y ajoutent les deux autres
plus des petits-enfants
je marche alors avec mes jambes
ça fait si longtemps que j’ai perdu le granit rose que je revois le sentier des Douaniers promener ses têtes dans le grondement des vagues
Pablo ça t’explique pourquoi je me sens Mousquetaire avec la Femme
Là, contre toute sorte de mur, frappe la mer depuis des millions d’années
Les animaux qui sont passés ont vu les hommes changer en tenant la même idée directrice en relais
Le Bien et le Mal demeurant intouchables
Tant à détruire pour savoir faire
La vie se mord l’aqueux
Rien à changé depuis que la première croisade d’une religion a fanatisé la conquête du pouvoir
On veut la lune depuis toujours
Construire en détruisant reste le mot-d’ordre des bâtisseurs de chaque époque
J’ai suivi les défaites des grandes batailles dans leurs retraites, sans descendre de mon cheval, car c’est de sa montée à cru qu’on va sans s’écarter de sa victoire
Du regard se posant sur ce qu’il conviendrait mieux de faire, je me gratte le fondement en espèrant adoucir la douleur de ma dernière chute
Le choix entre faire et s’abstenir tient à l’inconnu qui m’entoure de toute son ironie et son mystère
Les projets tournent comme ces norias qui grâce à l’âne donnent intelligemment de quoi pas s’en faire
La Ville serait ravie d’être de la FONDATION et souscrirait à l’idée d’exposition agrandie
Mes jambes, elles, sont partisanes d’un transfert d’étage et pour ce faire doivent sauter dans l’inconnu des délais administratifs, autrement dit accepter de durer sans être sûr de pouvoir
Il y a quand même un moment où ça change de manière de vivre
je garde des idées que j’ai eu au début quand les limites de temps sont pas prioritaires, mais c’est un vrai saut d’obstacles qui demande un réglage permanent…
D’un soleil à l’autre la vie me donne en même temps qu’elle m’ôte
Je bouleverse l’ordre de la maison à cause des marches d’étage en raison de jambes que je ne trouve plus. Heureusement que je peins avec la main
Et puis Jacqueline est partie me ramenant l’espoir du retour des fils accro à un projet de Fondation qui change l’ordre des choses dans le projet municipal de Cognac
Pourvu que j’aime sans rien changer de ce que j’ai toujours été
Au loin la forme de ce village dégagea son clocher d’entre le brouillard
l’odeur de cheval collait au crottin laissé comme du bon petit caillou à l’entrée côté demain
Fraîchement taillés les raisins nous avaient désembourbés des mauvaises années
Garde-Epée, Le Dolmen, et l’Abbaye de Châtres en remontant la pente encordés, dans leur érection tissaient l’odyssée bien calée au calcaire de la douce rivière qui sillonne la Charente, dans l’approbation d’une Mélusine
L’Amour Courtois dans sa croisade en Saintonge, architecture le tympan de son Roman…
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