
FOUILLES MANUELLES
Mes ongles pénètrent plus que la mémoire
à la recherche du renvoi sonore
cet écho que lance la main créatrice
quand soûle de silence elle plonge dans l’ô refroidie
ce réservoir du deuil où les vieux chevaux refusent de se faire bouffer leur foi
l’Angélus tourne à coucher le regain des blés à l’extrémité des îles du Pônant
Nous sommes là au point tragique de la traversée, les montres ont les aiguilles parallèles à Dali, elles se projetent des étendues de plages où des crabes-dormeurs pincent leurs pierres pour ne pas succomber au coma du vieil hyponcondriaque fabulateur
La blancheur de la côte peut-elle encore brunir au frottement d’un château de sable qui aurait survécu aux invasions contre la vie
je me pose en peintre qui s’interroge plus qu’un fournisseur funèbre pour mener ces dernières toiles éjaculer jusqu’à l’utérus du bac à sable océanique…
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Niala-Loisobleu.
5 Ooctobre 2023

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