
DES CÔTES PENCHANTS A MAREE
C’est un bout des peints qui laisse ses aiguilles courir sur le sol
Un oiseau posé là sans que le hasard ait choisi la branche mange du ciel entre les feuilles
Après la dernière barque amarrée le long du quai, un train tire ses couloirs sur la corde
Dans l’haleine la langue où le dernier baiser s’est roulée n’a pas reboutonné le corps qu’elle a tiré à elle
Ces choses de la vie qui restent collées aux murs sont libres d’écriture et parlent comme les secousses qui suivent les rails à saute-mouton sur les traverses. Les paysages qui sont restés grand-teint c’est des campagnes de ses guerres à soi. Ceux qui les ont déshabités n’en ont pas pour autant défaits les gares, ni les étapes. Ils roulent toujours attelés au convoi
J’aime plus que tout aimer
c’est dans ces pertes blanches que le tant traverse, ils comblent les manques à tous les degrés
A l’appui du cerisier , au coeur de son noyau, le degré de l’échelle respire des nuits pleines, surtout le soir quand les voix se mangent
Il faut que j’apprenne à comprendre des césures qui ont arraché les pages en les tapant sur le clavier du coeur. Personne n’apporte de réponse
La mort est la plus incorrecte des choses
Et c’est incompatible avec mon côté que je penche…
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Niala-Loisobleu.
25 Août 2023


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