UNE SONNERIE AUX MORS


UNE SONNERIE AUX MORS

Le vent d’orages venu d’un changement d’heur butte au chant du coq
Croche-pied de l’amour paisible profondment amarré

ah un plongeur est allé pêcher l’éponge

pour mettre au piquet le meneur qui placarde les murs des orées de fausses ouvelles

Sorti de sa boîte de couleurs le Peintre se réemboîte la vertébrale en calant la colonne du seul jardin qui feurit sur les quais de la source

on peut se tromper quand dans le désordre on tâtonne pour trouver la rampe

Celui qui attelle le cheval laboureur au corbillard est un venimeux qui se faufile entre les hautes-herbes en oubliant la mangouste

Cette réaction de littoral maritime au coeur d’un craquelé de terre inculte montre que la source bleue souterraine n’évaporre que les détournements

il va sortir une confiance naturelle d’une attente stérile quand pour conclure, l’envie de vivre finira par sortir du tiroir pour venir respirer à la fenêtre

la barque venue de l’Arbre de Vie est la seule pirogue que taillent les communautés sauvages où les femmes laissent leurs seins visibles aux enfants que les hommes ont peint pour qu’ils sachent reconnaître.

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Niala-Loisobleu.

19 Juin 2023