(Je ne peux pas obtenir non) Satisfaction – Alice Phoebe Lou


(Je ne peux pas obtenir non) Satisfaction – Alice Phoebe Lou

Je ne peux pas obtenir de satisfaction Je ne peux pas obtenir de satisfaction Parce que j’essaie et j’essaie et j’essaie et j’essaie Je ne peux pas obtenir non, je ne peux pas obtenir non Quand je conduis dans ma voiture Et que cet homme passe à la radio Et qu’il m’en dit de plus en plus A propos d’informations inutiles Censées enflammer mon imagination Je n’arrive pas à comprendre non, oh non, non, non ! Hé, hé, hé ! C’est ce que je vais dire !

[Refrain]Je ne peux pas obtenir de satisfaction Je ne peux pas obtenir de satisfaction Parce que j’essaie, et j’essaie, et j’essaie, et j’essaie ,je ne peux pas obtenir non, je ne peux pas obtenir non

Quand je regarde ma télé Et qu’un homme arrive et me dit À quel point mes chemises peuvent être blanches Eh bien, il ne peut pas être un homme parce qu’il ne fume pas Les mêmes cigarettes que moi Je ne peux pas avoir non, oh non, non, non Hé ,hé, hé, c’est ce que je dis Je n’ai pas, je ne peux pas avoir Quand je fais le tour du monde et que je Je fais ceci et je signe cela Et j’essaie de faire en sorte qu’une fille me dise bébé, tu ferais mieux de revenir, peut-être la semaine prochaine hé! C’est ce que je vais dire !Je ne peux pas obtenir non (x3)Je ne peux pas obtenir aucune satisfaction Aucune satisfaction Je ne peux pas obtenir non

Alice Phoebe Lou

AH CASSEZ LES MURAILLES, SACRE NOM DE D’YEUX !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Niala-Loisobleu – 24 Août 2022

« LE PASSE-MURAILLE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 61X50


NIALA

« LE PASSE-MURAILLE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 61X50

Mes mots-peints pour la poésie

pour que rien n’arrête sa joie de vivre

malgré la pauvreté, la tristesse du langage vulgaire

Aimer jusqu’au bout comme le dernier chien sans laisse !!!

Niala-Loisobleu.

24 Août 2022

ART POÉTIQUE

PAR

ROBERT DESNOS

Par le travers de la gueule

Ramassée dans la boue et la gadoue

Crachée, vomie, rejetée —

Je suis le vers témoin du souffle de mon maître —

Déchet, rebut, ordures

Comme le diamant, la flamme et le bleu de ciel

Pas pure, pas vierge

Mais baisée dans tous les coins

baisée enfilée sucée enculée violée

Je suis le vers témoin du souffle de mon maître

Baiseuse et violatrice

Pas pucelle

Rien de plus sale qu’un pucelage

Ouf! ça y est on en sort

Bonne terre boueuse où je mets le pied

Je suis pour le vent le grand vent et la mer

Je suis le vers témoin du souffle de mon maître

Ça craque ça pète ça chante ça ronfle

Grand vent tempête cœur du monde

Il n’y a plus de sale temps

J’aime tous les temps j’aime le temps

J’aime le grand vent

Le grand vent la pluie les cris la neige le soleil le feu et

tout ce qui est de la terre boueuse ou sèche

Et que ça croule!

Et que ça pourrisse

Pourrissez vieille chair vieux os

Par le travers de la gueule

Et que ça casse les dents et que ça fasse saigner les gencives

Je suis le vers témoin du souffle de mon maître

L’eau coule avec son absurde chant de colibris

de rossignol et d’alcool brûlant dans une casserole

coule le long de mon corps

Un champignon pourrit au coin de la forêt ténébreuse

dans laquelle s’égare et patauge pieds nus une femme

du tonnerre de dieu Ça pourrit dur au pied des chênes
Une médaille d’or n’y résiste pas
C’est mou
C’est profond Ça cède

Ça pourrit dur au pied des chênes
Une lune d’il y a pas mal de temps
Se reflète dans cette pourriture
Odeur de mort odeur de vie odeur d’étreinte
De cocasses créatures d’ombre doivent se rouler et se combattre et s’embrasser ici Ça pourrit dur au pied des chênes
Et ça souffle encore plus dur au sommet
Nids secoués et les fameux colibris de tout à l’heure
Précipités

Rossignols époumonés
Feuillage des forêts immenses et palpitantes

Souillé et froissé comme du papier à chiottes

Marées tumultueuses et montantes du sommet

des forêts vos vagues attirent vers le ciel

les collines dodues dans une écume

de clairières et de pâturages veinée de

fleuves et de minerais

Enfin le voilà qui sort de sa bauge

L’écorché sanglant qui chante avec sa gorge à vif

Pas d’ongles au bout de ses doigts

Orphée qu’on l’appelle

Baiseur à froid confident des
Sibylles

Bacchus châtré délirant et clairvoyant

Jadis homme de bonne terre issu de bonne graine par

bon vent
Parle saigne et crève
Dents brisées reins fêles, artères nouées
Cœur de rien

Tandis que le fleuve coule roule et saoule de grotesques épaves de péniches d’où coule du charbon
Gagne la plaine et gagne la mer Écume roule et s’use
Sur le sable le sel et le corail
J’entrerai dans tes vagues
A la suite du fleuve épuisé
Gare à tes flottes!

Gare à tes coraux, à ton sable, à ton sel à tes festins
Sorti des murailles à mots de passe
Par le travers des gueules
Par le travers des dents
Beau temps

Pour les hommes dignes de ce nom
Beau temps pour les fleuves et les arbres
Beau temps pour la mer

Restent l’écume et la boue

Et la joie de vivre

Et une main dans la mienne

Et la joie de vivre

Je suis le vers témoin du souffle de mon maître.

Robert Desnos

AUBE FREMISSANTE


SUZANNE VALADON

AUBE FREMISSANTE

Le silence amplifie le miaulement du chat dans l’aube frémissante de l’itinéraire de la première pensée.

Un bouquet prêt à ouvrir laisse venir son désir

Des fenêtres que le raccourcissement du jour allume la façade prend pied avec la vie que le laitier a déjà franchi

C’est l’instant où rien de ce qui distance arrive à prendre pied. Voilà pourquoi l’oeuvre voulue m’a pris e tôt par la main pour le dire depuis l’atelier.

Niala-Loisobleu – 24 Août 2022