LE TEMPS DE VIVRE – HENRI GOUGAUD


LE TEMPS DE VIVRE – HENRI GOUGAUD

l

Texte de H. GOUGAUD- Musique de J. BERTOLA



A peine a-t-on le temps de vivre

On se retrouve cendre et givre

Adieu

Et pourtant j’aurais tant à faire
Avant que les mains de la terre
Me ferment à jamais les yeux

Je voudrais faire un jour de gloire
D’une femme et d’une guitare
D’un arbre et d’un soleil d’été
Je voudrais faire une aube claire
Pour voir jusqu’au bout de la terre
Des hommes vivre en liberté
Assis entre deux équilibres
Dans ce monde qui se croit libre
Et qui bâtit des miradors
Je voudrais bien que nul ne meure
Avant d’avoir un jour une heure
Aimé toutes voiles dehors

A peine a-t-on le temps de vivre
On se retrouve cendre et givre
Adieu
Et pourtant j’aurais tant à faire
Avant que les mains de la terre
Me ferment à jamais les yeux

De mes deux mains couleur d’argile
Je voudrais bâtir une ville
Blanche jusqu’au dessus des toits
Elle serait belle comme une
Chanson du temps de la Commune
Pétrie d’un bonheur hors la loi
Et puis que le printemps revienne
Pour revoir à Paris-sur-peine
Des enfants riant aux éclats
Lorca errant dans Barcelone
Tandis que l’abeille bourdonne
Dans le frais parfum des lilas

A peine a-t-on le temps de vivre
On se retrouve cendre et givre
Adieu
Et pourtant j’aurais tant à faire
Avant que les mains de la terre
Me ferment à jamais les yeux

Au puits allé (Reprise)


990a4e33eb42fb7194509214fd7e150a

Au puits allé (Reprise)

Alors que tremblant d’un baiser fortement sorti de mon âme, je regarde le bruit du vol d’un couple d’amoureux n’en faisant en corps qu’un seul.

L’arc d’un ciel se partage entre plusieurs hésitations, décidé j’ouvre côté jardin

Un bond de bras de tiges roides dans leurs bottes me saute

je suis pris

ah

de par tout

j’exulte

secoué

comme à la gaule quand on va au noyer porter secours

L’Atelier rit à gorge déployé, coiffé de la petite-culotte que le vent en la décrochant de l’accorde à linge, lui a bonneté jusque sous les oreilles

quelle traversée

les cathares m’ont ensorcellés

j’ai des visions de feu intérieur

il fallait bien qu’on me brûle, avec des idées pareilles, je subversive les limites du politiquement correct

A-t-on jamais vu un oiseau oser se montrer sans plumes pour prouver qu’il est bien androgyne ?

Niala-Loisobleu – 30 Avril 2018

D’AIRAIN


D’AIRAIN

Sonore retour où le coq accueille la poule au clocher sans inégalité

Peindre ça comme l’image du pouls sain, en prenant le tant et ne presser que la quintessence du symbole au sein des mots-peints, afin de confondre l’œuf et la poule en m’aime acte de naissance

La couleur fleurît à la volée des pierres ressuscitées

Une vibration à quatre mains monte du choeur….

Niala-Loisobleu – 17 Avril 2022

Pouls aux peaux


Pouls aux peaux

Sous sa couvée le ciel brise la coque qui libère la naissance désirée

Cet enfant voulu que les adultes cloches ramènent au libre choix

Les anémones se sont embrassées aux marguerites comme la vague s’est offerte à l’écume de vérité

Quel soleil tintinnabule aujourd’hui !!!

Niala-Loisobleu – 17 Avril 2022