ENTRE TIEN EMOI 132


ENTRE TIEN EMOI 132

Au gris du ciel l’ocre des tuiles tend son feu

où la clarté du phénix tire la chevillette de la clef zygomatique

goût de peau que la bretelle laisse monter à la chute élastique de raideurs défaites

l’aine en son pli ourlé d’herbe et de soie que la rosée fait frissonner se teinte du bleu des matins où qu’il pleuve, neige ou vente la mer est navigable

et le tapis de l’atelier bourdonnant comme ruche

Le vert mit au fruit en gestation cligne de l’oeil au soleil

c’est à peindre show.

Niala-Loisobleu – 6 Avril 2022

PAR LA PORTE DU FOND


PAR LA PORTE DU FOND

Entre la force des arbres séculaires et le menu du jour je m’assied à table en prenant la porte du fond

Un petit gris traverse le ciel, cagouillard ce nuage d’Avril

La lanterne compensera la couleur hésitante du drapeau de la plage

En passant sous tes fenêtres j’ai vu de la lumière et pas n’importe laquelle. Ce qui m’a été confirmé en voyant la façon comme le chien que tu avais sorti, levait la patte

Voilà un jour à sortir les tons chauds

En grattant l’écorce du cerisier je trouverais de ta sève en droite ligne de ton ventre qui salive les mots d’un littoral corse

Ce qui me séparera plus encore de l’outre-noir pour presser le chant du rossignol de mon en vie.

Niala-Loisobleu – 6 Avril 2022

LIN DIT (REPRISE)


LIN DIT (REPRISE)

A l’échappée de ta hanche, la contrescarpe de maisons blanches borde à flanc le parapet à l’aire panoramique où ta nudité libère la clarté de ton intention.

Ce qui n’était que poussière est retombé dans la gueule d’un vent voyeur d’à venir.

Tremblement qui fend le jet de la branche au claquement de coque. Le noyau visiblement charnu bave de la couleur du suc. Pulpeuse déclaration faite, les abeilles rapporteront le présent à leur reine

Déjà un verger avance sa promesse à la coupe des paumes tendue. Le soleil dissout l’ombre qui borde le chemin.

Niala-Loisobleu – 30/04/18