CES CAILLOUX DE LA POCHE


CES CAILLOUX DE LA POCHE

Du bord que l’étalement éloigne

un vélo avec quille et safran

fait cogiter Léonard de Vinci dans sa Renaissance

en soleil au bord de loir

L’oiseau dit c’est Dimanche, je sors mon costume canard du placard

chemise col-vert

et palmes pour spartiates

Rêver un déjeuner sur l’herbe immergée en amicale pensée dédiée à ceux de Saintes, marris de l’amer

Du rempart où le chevalet veille

je guette la première oie-sauvage, symbole d’espoir, en tête du vol migratoire

pour mettre mon impression de lin sans l’autre en chantant pour un renouveau comme savent le faire les sauveteurs en mer appelés à la dernière pêche des cailloux sortis de la poche en ex-voto

Le campanile et la fontaine, tintinnabulant autour de la manade des crins blancs en tenant l’enfant par l’aqueux

Du jaune, du violet et du bleu dans les iris de Vincent

en permanence au soleil d’Eygalières,

tambourins et mentilles

promenant la seule Vierge dont le noir porte bonheur

panière de figues, ananas, pommes et cerises sur la tête

A la vie à l’amor !!!

Niala-Loisobleu – 7 Février 2021