BORDERIES


BORDERIES

Zone verte accrochée en frise à la tenture

le vent me dépose entre les trumeaux de tes jambes

on peut voir les instruments aratoires descendre à coeur de pensée

leurs mouvements disent clairement la promesse qui s’est faite entre eux

Puis c’est le balancement du percheron se dirigeant aux fosses du lavoir dans lesquelles la lavandière plonge largement son décolleté

tandis que la brouette à l’arrêt n’a pas effacé ce grincement qui lui est chair, tu t’étales pour prendre le soleil au séchage des draps

un échassier dépasse des iris d’où les grenouilles sautent sur les nénuphars. Ton lotus m’étonne dans l’extase alangui où il se laisse flotter. Plus gros qu’une chanson sans paroles il montre un souffle de ioule qui rameute le rossignol

Tu dénoues le large rayon de soleil de tes cheveux pour l’étaler dans la paille, queue-de-vache en regain nous en gardons l’existence hors de la tonte.

Niala-Loisobleu – 30 Septembre 2020

2 réflexions sur “BORDERIES

Les commentaires sont fermés.