A TOUCHER L’ARBRE


La montée se renfrogne sous quelques mauvaises herbes

tout est à peau nue dans mes mains quand je viens, un printemps dans l’esprit, goûter au charme du cerisier

splendeur végétale qui me verticale la colonne vertébrale

Pur

c’était vert le moi de mes

que nos

J’ai vu la mésange faire chanter les tendres fleurs du fruit

Au bas de ses jambes la culotte des pâquerettes laissait toute aisance au ventre de l’arbre pour tenir sa promesse

Passé son ravage incendiaire l’été se retire, le râteau d’automne est à la ramasse de la calvitie de ses feuilles

les noisettes chantent le temps des cerises sans mendier

Accroche ta balançoire à ma branche que la saison d’amour puisse se dispenser de répondre à un rendez-vous fixe

fête la vie tous jours al dente…

Niala-Loisobleu – 5 Septembre 2020

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