TU TOURNOIES
Et vague au rocher éclabousse
la pointe de la Costa
seins citrons
melon d’eau
margarita
la rose que ton oreille tient montre l’autre chemin
que l’évent dévoile
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020

Et vague au rocher éclabousse
la pointe de la Costa
seins citrons
melon d’eau
margarita
la rose que ton oreille tient montre l’autre chemin
que l’évent dévoile
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020

Dans l’étouffoir n’arrivent plus à faire trois p’tits tours
pourquoi sans fantaisie
ce Samedi reste-t-il collé aux autres jours de la s’maine ?
LA DAME PAVOT NOUVELLE ÉPOUSÉE
Quelle est l’année?
Quel est le mois?
Quelle est la semaine?
Quel est le jour?
Quelle est l’heure?
Et son mari a répondu
—
Nous sommes en l’an
nous sommes au mois de
Juillobre
semaine des quatre jeudis _
jour de gloire
midi sonné
Belle année, agréable mois,
charmante semaine, jour merveilleux
Heure délicieuse
Robert Desnos
Oh oui
Vivre ensemble
tout a une figure de survie
te répondis-je en empruntant tes paroles…
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020

La mer tenue comme tête de lit
les flammèches de la nuit restent au rivage
pendant que l’odeur des murs accroche dans la friture d’olive
l’oeil noir des taureaux
Eucalyptus droits à percer le ciel
pour tendre le fil à linge du chant ibérique
Le cheval qui sort à portée de l’âne
va boire aux femmes andalouses le courant de la calèche
Tiens aux poutres le cochon noir mangeur de glands
on descendra à la cave s’asseoir sur le banc du mur pour boire le vin des jarres
la peinture et ses ocres en tapas
en suivant le récit de la voix de la guitare….
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020

J’ai vu la nuit couler sur les vitres de mes yeux ouverts
elle fondait, avec en elle,un reste d’étoiles résistant dans les prunelles
Ce pays n’est plus du monde de mon enfance
il y avait toujours une chanson douce dans son existence
les bûchers abolis ne cramaient plus les tapis
Je boirais à tes seins mon amour
jusqu’à la dernière goutte d’existence
reste en corps
Niala-Loisobleu – 8 Août 2020
Après les Époques 2018 et 2019, voici le trente-quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : GAÏA . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

L’EPOQUE 2020/34″Gaïa »NialaAcrylique s/toile 73×60
J’ai des mains pour te tenir Gaïa
et les mots ne distraient pas le monde
ou si peu pas même le pain chaud
odorant de tes cuisses moites ne leur fera
les yeux clairvoyants ni dans leurs arbres un mieux d’oiseaux
j’ai un pan de mur et d’infini assez haut
pour accueillir tes battoirs à retaper l’esseulement des choses rondes
les calendes du vivre perdues dans un ciel qui fleurit incontinent
viens je te fais un lieu visible se creusant s’évasant
le heurt d’une épaule qui excède le désir
écoute rire
les anémones
les coquelicots
les anémones
les coquelicots
Barbara Auzou.

Hache mal aspirée d’un alliage en coupe
fond de ris amer
Autour du totem
sacrifie le bon du soleil au creuset
Rendre la mer porteuse
dans son cri que le vent élève
Niala-Loisobleu – 7 Août 2020

Devant moi cette main qui défait les orages
Qui défrise et qui fait fleurir les plantes grimpantes
Avec sûreté est-ce la tienne est-ce un signal
Quand le silence pèse encore sur les mares au fond des puits tout au fond du matin.
Jamais décontenancée jamais surprise est-ce ta main
Qui jure sur chaque feuille la paume au soleil
Le prenant à témoin est-ce ta main qui jure
De recevoir la moindre ondée et d’en accepter le
déluge
Sans l’ombre d’un éclair passé
Est-ce ta main ce souvenir foudroyant au soleil.
Prends garde la place du trésor est perdue
Les oiseaux de nuit sans mouvement dans leur parure
Ne fixent rien que l’insomnie aux nerfs assassins
Dénouée est-ce ta main qui est ainsi indifférente
Au crépuscule qui laisse tout échapper.
Toutes les rivières trouvent des charmes à leur enfance
Toutes les rivières reviennent du bain
Les voitures affolées parent de leurs roues le sein des
places
Est-ce ta main qui fait la roue
Sur les places qui ne tournent plus
Ta main dédaigneuse de l’eau des caresses
Ta main dédaigneuse de ma confiance de mon insouciance
Ta main qui ne saura jamais me détourner de toi.
Paul Eluard

Pour faire un poème dadaïste
Prenez un journal.
Prenez des ciseaux.
Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.
Découpez l’article.
Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez-les dans un sac.
Agitez doucement.
Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre.
Copiez les consciencieusement dans l’ordre où elles ont quitté le sac.
Le poème vous ressemblera.
Et vous voilà un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.

En agonie d’herbe la fente défenestre
au matin glas-glas
La crémation est prévue au zénith
Sur son tertre en légo
Christ’In se monte à Rio
ce n’est qu’une grenouille de carnaval pilotée par un Judas
qui se gonfle comme un boeuf
Les saules en séchant leurs cheveux pour la préservation des larmes montrent humblement leur mépris pour l’étalage portant insulte
Le blé
Le pain
Le soleil
Le houblon
La bière
Le raisin
Le vin
La vie
Mais la sécheresse
La sable partout
Et l’eau nulle part
La guerre aussi
L’avion
Et la bombe
La mort
C’est finit
7 Aout 2019
Livre a venir
Bekaert Jacques
mon saut tient des flammes d’une légende, cheval ne saurait mentir. Dans la sécheresse d’une existence, peindre à l’allo utopique me garde seul en ligne – mais assez humide – pour ne me prendre que pour ce que je ne peux qu’être : le pauvre type, comme disait ma mère, qui fait tout comme ce qui lui vient de son père.
Abandonne le dressage, l’animal ô tari est le clown triste d’une fonte de banquise. Se tenir vivant jusqu’à s’amor vaut plus qu’une messe.
Niala-Loisobleu – 5 Août 2020
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