
SAUDADE
Moment le plus pire
tu me fais rire
saudade
saudade
le bateau saute au vague
au moins quelque chose de sûr
Niala-Loisobleu – 18 Août 2020

Moment le plus pire
tu me fais rire
saudade
saudade
le bateau saute au vague
au moins quelque chose de sûr
Niala-Loisobleu – 18 Août 2020

L’éclusier du soleil entre par la porte des Artistes
la ruelle tenant la joue des façades accolée
l’abeille aux jardinières butine
entre les souches c’est toit
Et main tenir la lumière au niveau de la limite
fait l’oeil moins douloureux qu’un mot racoleur
Attention si on vous dit
« Vous êtes entre bonnes mains »
ça peut vous coûter la vue
Niala-Loisobleu – 18 Août 2020
Danse-moi à ta beauté avec un violon en flammes,
Danse-moi dans la panique jusqu’au repos de mon âme,
Lève-moi comme un olivier, sois ma colombe de retour,
Danse-moi vers la fin de l’amour,
Danse-moi vers la fin de l’amour.
Laisse-moi voir ta beauté quand les témoins sont partis,
Laisse-moi te sentir bouger comme un Babylone jadis,
Révèle-ce dont je vois les limites et le doute,
Danse-moi vers la fin de l’amour,
Danse-moi vers la fin de l’amour.
Danse-moi à la noce, oh danse-moi tout le temps,
Danse-moi tellement tendrement, danse-moi très longtemps,
Tous les deux, nous sommes en dessous, au dessus de notre
amour,
Danse-moi vers la fin de l’amour,
Danse-moi vers la fin de l’amour.
Danse-moi vers les enfants demandant à naître en paix,
A travers les rideaux que nos baisers ont usés,
Lève une tente pour s’abriter, les fils déchirés
toujours,
Danse-moi vers la fin de l’amour,
Danse-moi vers la fin de l’amour.
Danse-moi à ta beauté avec un violon en flammes,
Danse-moi dans la panique jusqu’au repos de mon âme,
Touche-moi avec ta main nue, ou gantée de velours,
Danse-moi vers la fin de l’amour,
Danse-moi vers la fin de l’amour.
Danse-moi vers la fin de l’amour

Le 7-04-2020
SOYONS LIBRES AVEC LE BEL OISEAU QUI PAVOISE
Que de nos révoltes et leurs raisons
Le bel oiseau enivré de silence
Fasse vivre au boisseau : toute distance
Au faisceau de toutes fausses chansons
Son arbre au savoir de sa liberté
Au bruissement avide de ses trilles
Nous renvoie à un beau rêve qui brille
Dont nous trouvons la sève en sa beauté
Nous arborons le drapeau du réel
Dans nos séparations qui nous saisissent
Là – flagellé par le vent – il attise
La nouveau que nous attelons au ciel
Où – comme en partance sillonne Oiseau
Celui du grand air des livres et lyres
Qui résonne en terre comme désir
D’arraisonner guerre avec les ciseaux
De la justice et de la vérité
Pour pactiser avec Savoir qui sonne
Dans tous les pavois de la liberté
Qui – à voir en lice – pour nous rayonne
Minod Alain

Écorce du poème à naître
Le galop d’un cheval nombreux,
Les formes du jour à ta fenêtre
Rageusement foudroie le bleu
De ta robe corps de lettres
Parfumées au ciel de tes yeux
Fiévreusement rougeoie la pierre
Fendue comme par un feu violent
Sur les murs de ma prison de lierre
Déploie comme par un cri dolent
Sur le vélin diapré du soleil
Choit le rêve sans fin des vacances
Au cœur qui vibre, la cordelette
De ta robe sur l’escarpolette.
Résilences
Gilbert Pommier
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